Les réunions du mardi soir au Casa Blanca

Le bar « La Casa Blanca » est le lieu choisi pour les réunions de bénévoles du mardi soir. J´avais trouvé la 1ère réunion inutile.  Elle est à chaque fois menée par 2 bénévoles d´une certaine école qui annoncent la vente de vetements du samedi, le quizz du lendemain, bref, les nouvelles. Les nouveaux arrivants se présentent et ceux qui partent disent un mot. Tout cela est très bien mais personne ne parle de ses difficultés à l´école, ou ne suggère d´autres idées. Nous ne savons pas comment les autres travaillent à moins d´en parler entre nous. Je m´attendais à ce que la réunion serve à ca. Mais il y a eu un peu de renouveau lors des réunions précédentes. Lorsque ca a été au tour de la Nueva Esperanza d´animer la réunion, Léo a raconté un sketch hilarant sur ses aventures malheureuses avec les chiens, et j´ai parlé un peu de ce que je trouvais facile et difficile avec les enfants. La réunion suivante a également été plus interessante puisque nous avons vu qqs dessins réalisés en atelier d´art par les enfants et les bénévoles ont parlé de leur travail à l´ école El Escudo.  Lors de la prochaine réunion, ce sera au tour de Pauline qui nous parlera du travail de la oficina. J´ai l´impression que ca devient plus intéressant.

                                                      Les réunions du mardi soir au Casa Blanca dans L'école et le travail de volontaire


Archive pour octobre, 2011

La laguna de Apoyo

Enfin un lieu ou nous pouvons nous baigner!!! L´eau est chaude et claire.

Pour s´y rendre: taxi ou prendre un bus qui va a Managua (10 cordobas) puis un autre qui se rend a la laguna (10 cordobas). Environ 1h. Nous avons mis plus de temps car nous avons marché pour descendre, d´ou la vue sur la laguna et le volcan Mombacho:

                                                   La laguna de Apoyo dans Ballades en Nicaragua

Arrivées en bas (Léo et moi), pas de plage en vue, mais des bars assez modestes tout le long de la laguna. Nous longeons la laguna par la gauche pour nous arreter dans un bar qui passe du Bob Marley, désert car nous sommes en pleine semaine. Des nicaraguayens bien emméchés se baignent pas loin. Ils viennent a notre rencontre. Pas méchants. Mais une des premieres choses qu´ils nous demandent est si l´on veut aller nager un peu plus loin avec eux. Pendant que d´autres resteraient pas loin de nos affaires pas exemple. Non merci. Et puis j´ai peur des requins…

  dans Ballades en Nicaragua  

Apres avoir bu notre jus d´orange a 15 cordobas, puis s´etre baigné, nous décidons de longer la laguna. C´est un endroit plutot touristique mais qui reste encore assez naturel, nous avions l´impression de nous promener dans une foret tranquille, au bord de l´eau.

     

Retour a Granada. Nous rencontrons 2 nicaraguayennes témoins de Jeovah a l´arret du bus, et le voisin de siège de Léo lui demande si elle a bu de la bière parce-que ca sent un peu l´alcool. Un regard en arriere suffit pour apercevoir nos copains de baignade…

El volcan Mombacho

Par un dimanche tres incertain, nous décidons de monter au volcan Mombacho. Léo, Maria, Berta, Ignaki et Amélie ne restent qu’un mois, il faut donc se bouger les fesses quelque soit le temps. Léo et moi n’avons dormi qu’1 heure mais je nous trouve assez fraiches.

Pour les intéressés: prendre le bus direction Nandaime et s’arreter au Mombacho (7 cordobas). Marcher les quelques 2km qui vous séparent du poste d’entrée ou payer un mini taxi. Ensuite prendre un camion a 15 $ qui vous emmene en haut ou monter par le meme chemin a pieds en ne payant que l’entrée (3 $), soit 1h45 de marche environ.

                               El volcan Mombacho dans Ballades en Nicaragua  dans Ballades en Nicaragua 

Puis choisir un des chemins de rando qui passent dans la foret tropicale du cratere et ont chacun au moins un mirador sur Granada, les iles, ou la lagune, etc. Berta se sentant mal, Maria est resté avec elle (gentille) et Linda, Amélie (allemande, ne vous y trompez pas) et moi avons fait la ballade de 2h pour 10$ le groupe.

Le Mombacho est un des 10 volcans encore actifs, bien que son activité soit tres faible. Il abrite de nombreuses especes de fleurs et d’animaux (singes, salamanques, écureuils, serpents, 8 pumas…). Son altitude atteind 1345 m. C’est l’éruption du Mombacho qui a permis la formation des isletas. 

Voila ce que nous  avons vu au cours de notre ballade:

La 1ere photo représente un des crateres inactifs du volcan Mombacho. La 2eme un ficus. C’est un arbre qui abrite d’autres especes, dont le bromelia (voir plus bas) ou l’orchidée, nichée a son sommet.

          

La 4eme photo représente une graine de Copel, la 5eme la fleur de Copel et la 6eme le Copel a son état le plus mature. Il est utilisé pour fabriquer des boucles d’oreilles.

      

La 7eme photo repésente un Pacaya. Ces graines sont utilisées pour fabriquer des bijoux et pour remplir les maracas. La 9eme photo représente un des plus grandfs arbres de la foret. Les lianes sont des parasites qui au bout d’environ 70 ans, entourent l’arbre comme le ferait un boa et l’étouffe. La 10 eme photo montre une Bromelia, une plante de la famille de l’ananas qui puise de l’eau en son centre pour garder l’humidité dans la foret et abreuver les singes. Elles sont le plus souvent perchées au sommet des arbres car se nourrissent de l’air pour vivre.

                    

La 11eme photo nous montre une plante toxique. La toucher peut provoquer des allergies, et la manger peut rendre muet ou stérile. Les serpents puisent en elles leur venin. La 12eme photo représente les Fumadoras qui sont les preuves d’activités du volcan. Par les trous des fumadoras est expulsée de la vapeur d’eau mélangée a du souffre en faible quantité, et non en abondance comme au volcan Masaya. La chaleur dégagée par les fumadoras provoque des différences de végétation. La 13eme photo présente el Chile, autrement dit le piment.

     

 L’objet de la 14eme photo m’est inconnu, quand a la 15eme, ce sont des conchitas! La derniere enfin vous montre le panorama magnifique que nous avons eu en haut…

     

Il m’est impossible de présenter les photos de la longue ballade de l’apres-midi, ni de la magnifique tenue de Inaki, les trombes d’eau qui nous sont tombées sur la tete pendant 2 heures ayant momentanément mis hors d’usage mon appareil photo. Peut-etre un jour pourrais-je également vous montrer des photos de la vue que l’on entrevoit la-haut!!!!!

Tout ce travail de biologiste n’aurait pas été possible sans la participation de mon carnet « Toulouse » from Bel Zahi (Emma soit pas jalouse, le tien a fait son temps). Il a malheureusement pris tres cher pendant l’averse.           

                                                 

Le cimetière de Granada

Cet après-midi nous avions rdv à 12h15 pour aller à l´école « El Escudo » pour une vente de vetements d´occasion à bas prix. Ces vetements sont des dons de volontaires ou d´autres personnes qui rapportent un peu d´argent à l´association et de quoi s´habiller pour les enfants et parents de l´école. Je les rejoins à l´école en bus, car étant arrivée 5 minutes en retard, ils ne m´avaient pas attendus… Arrivée là-bas, je retrouve les volontaires assis sur les chaises d´écoliers. Très peu de monde est venu acheter ce jour là. On m´avait pourtant décrit les ventes de vetements comme une cohue ou les mamans se massent à l´entrée et se battent presque pour les vetements, digne des jours de soldes dans les magasins de haute couture… Rien de tel aujourdh´hui. J´ai quand meme acquéri un magnifique maillot de bain alerte à malibu pour seulement 2 cordobas (10 cts d´euro).

 Le cimetière de Granada dans Granada    dans Granada  

Vous allez me dire: « mais quel rapport avec le cimetière de Granada? ». Aucun, c´était juste une parenthèse. Au retour je décide de rentrer À pieds pour visiter… le cimetière de Granada. Nous y voila! Et ben franchement… Le Pere Lachaise n´à qu´à se rhabiller…

    

Le cimetière pourrait etre réservé à des personnages illustres comme un des anciens Présidents du Nicaragua Fruto  Chamorro Perez (1804-1855).

   

Mais non, tous les morts sont les bienvenus! Cependant les plus modestes ont des tombes … plus modestes.

  

Alors il est pas mignon ce cimetière?

   

Los pueblos blancos

Los pueblos blancos est un groupement de plusieurs villages: Diriomo, Nindiri,Niquinohomo, Nandasmo, Masatepe, San Juan de Oriente, Catarina, Nandaime et j´en passe.

Nindiri: 

Apres la visite du volcan Masaya, nous décidons d´aller a Nindiri qui se trouve pas trop loin pour manger un bout et se ballader. Le village est en effet sympatique et les maisons tres colorées…. On se demande alors pourquoi on appelle ces villages « los Pueblos Blancos ». La seconde hypothese est qu´ils sont habités par des blancs. Mmmm.. non, pas de traces de visages pales par la (a part nous). La 3eme hypothese la plus plausible est que ces villages sont a l´inverse des villages restés purs car préservés de l´invasion coloniale. J ´apprendrai plus tard tout a fait par hasard a mon cours de mosaïque (oui, je prend des cours de mosaïque je vous montrerai mon oeuvre a l´occasion), j´apprend donc que ces villages étaient originellement recouvert de chaux, d´ou la couleur blanche. Mais la mode a bien changé depuis. La 1ere hypothese était donc finalement la bonne.

 Voila donc quelques photos de Nindiri et du bon repas pas cher que nous y avons mangé (15 cordobas, soit meme pas un euro pour mon enchillada de riz).  

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La visite de l´Eglise nous fait découvrir un Jésus plus « in » et gay que jamais. Qu´il soit disco ou en jupe de marié, Jésus nous a bien fait rigoler.  Nous avons également eu la chance de tomber sur un mariage de 2 jeunes nicaraguayens, ils avaient peut-etre 17 ans, et les petites se balladaient en jupe rose meringuée et petits talons. Il nous arrive également de tomber sur des messes improvisées chez les particuliers.

    

Nandaime 

Le lendemain, nous décidons de continuer dans la lancée de los Pueblos Blanco. Cette fois-ci c´est au tour de Nandaime . Il fait toujours aussi mauvais, et je n´ai toujours pas pensé a prendre qqchose de plus chaud. Oui maman, je sais… Direction l´Eglise et une autre question existencielle sur « pourquoi ne peignent-ils pas leur Eglise? On s´attendrait a ce qu´ils en prennent bien soin puisquíls sont tres croyants ». Sur quoi Berta me répond qu´ici Dieu est considéré comme un ami, plus que comme qqn que l´on craint et a qui on fait de belles églises, ce n´est pas ca l´important. Enfin personnellement, si dieu était mon ami, je l´aiderais a repeindre sa maison…

  

Comme le guide de Berta mentionne les ruines d´un ancien village, nous partons a leur recherche. Apparemment, personne n´en a eu connaissance, pas plus que de la raison de la dénomination des « los pueblos blancos », et pas plus d´idée non plus sur « la laguna blanca ». Je commence a me demander si on ne s´est pas trompé de village. Les autres commencent plutot a douter du guide. Comme j´ai faim et que si je ne mange pas je suis de mauvaise humeur, nous allons dans un petit resto, ou nous attendons également que la pluie se calme en jouant aux cartes. A coté du resto, on observe des chaussures surspendues aux fils électriques. Les filles m´aprennent que c´est le signe de la présence d´un gang dans la rue, et/ou de drogue.Quand la pluie se calme, nous prenons un taxi pour aller visiter la plantation de cacao Meunier qui apparait dans le guide de Berta. Le taxi s´embarque sur un chemin de terre. Autour de nous une plantation de « teca » (pour la construction de meubles), des jeunes qui passent a 3 sur un vélo ( c normal ici, alors notre exploit d´un soir les lyonnais c presque de la nioniotte), des vaches (si elles n´avaient pas que la peau sur les os elles seraient splendides, mais en zone rurale, il y a plus d´herbe et elles sont plus dodues, ca fait plaisir).

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Apres qqs questionnements sur la fabrique de cacao, on nous dit qu´elle n´existe plus, qu´il n´y a que la plantation de teca. Merci pour la ballade! Et on range le guide… Juste le temps pour les filles d´aller manger un natacamal, un genre de pate de mais enrhubané autour de viande de porc et de tomate, servi dans une feuille de babanier. Puis on reprend le bus, le dernier bus de la journée, a 17h. OUf!

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Catarina:

Catarina est un autre de los pueblos blancos ou l´on va surtout pour admirer la vue sur la laguna de Apoyo. M´y voila donc partie en ce samedi apres midi tres clair. Pour s´ y rendre, prendre l´autobus GRANADA-NIQUINOHOMO, ou bien nimporte quel autobus qui passe par l´entrée du Mombacho, descendre et traverser la route pour prendre nimporte quel autobus qui passe par Catarina.

http://maps.google.com.ni/maps?hl=es&q=catarina+nicaragua&gs_sm=s&gs_upl=1766l1766l1l3297l1l1l0l0l0l0l1046l1046l7-1l1l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&biw=1366&bih=571&wrapid=tlif132053937201510&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl

J´ai de la chance le bus pour Niquinohomo part des que j´arrive. Pas de place assise. Le chauffeur de bus débarasse le tableau de bord a sa gauche pour me faire une place juste a coté de lui. Puis il me propose le journal « Hoy » pour que je puisse lire. Puis je me sens un peu honteuse en voyant tous les gens debout car je réalise qu´il n´aurait pas débarassé cette place pour une nicaraguayenne. Selon les dires les nicaraguayens peuvent etre tres avenants avec les « blancs » mais beaucoup moins entre eux. Mais je reste bien a ma place. L´occasion d´apprendre que les chauffeurs de bus travaillent de lundi a dimanche de 5h du matin a 17h-18h. A la question (naive), « combien de semaines de vacances  avez-vous par an? », il me répond « le jour de la fete des meres, la fete des peres, les elections… ». Il y a beaucoup de jours fériés ici, mais pas de congés. « D´ou viennent les bus? », « Ce sont des anciens bus scolaires des Etats-Unis. Ils sont tous jaunes quand ils arrivent, puis on les peint. Ils fonctionnent bien. Celui-la est au Nicaragua depuis 11 ans. »Tout un tas de boutons sur le tableau de bord, la plupart fonctionnent, y compris celui de la clim, qu´ils ne mettent pas en marche pour faire des économies d´essence (j´approuve). Puis il me dit que le dernier bus du retour en direction de Granada passe a 17h (avec lui au volant). Je descend puis marche en direction du mirador. Quasiment tous les murs sont peint de publicités pour le FLSN. Sur le trajet, petit arret pour voir un match de foot, et pour demander mon chemin a un monsieur qui me salue, et qui en profite pour venir avec moi. Apparemment il a envie de parler…. « Je suis de Niquinohomo, mais j´aime venir me promener ici. Je ne suis pas nicaraguayen mais ici tout le monde me connait. Je suis cubain. Ma passion c´est le sport. J´ai été boxeur professionnel, joueur de baseball professionnel… Ces jeunes la -on observe des jeunes qui jouent au baseball- ce sont des amateurs, moi j´ai joué au Canada, Vénézuela, Espagne… Ici les jeunes me connaissent, la police aussi, ils me saluent. Je suis divorcé mais une canadienne a voulu m´épouser.  Je parle anglais, espagnol, japonais, chinois.. 5 langues. Ah tu es francaise, « Moussier » – il veut surement dire « monsieur »- J´ai 65 ans mais j´aime les femmes, bla bla bla. » Je vous épargne mes interventions casi monosyllabiques qui ne changent rien a son monologue. « J´aime me promener seul », « oui moi aussi »  (apparemment le message n´a pas été compris). Il me suit jusqu´au mirador, je décide de ne pas parler, peut etre qu´il comprendra qu´il dérange. Non, non. cela dit, la vue du mirador sur la laguna est splendide. J´ai juste omis un détail: recharger la batterie de mon appareil photo. Il décide de m´amener au bus, c´est sur le chemin de sa maison. Je crois le semer a un stand de bijoux, mais il me retrouve.  Lui: « Quand est-ce que tu reviens? », Moi:  »Je ne sais pas, dans longtemps ». Lui: « Ici les gens sont joyeux, ils dansent, j´aime beaucoup danser, parfois jusqu´a 10h le soir », Moi: « Vous savez vous pouvez rester danser jusqu a 10h, je connais le chemin jusqu au bus » (toujours pas compris). Arrivés a l´arret, je prie pour qu il continue son chemin. Il me dit « moussier moussier », cette fois, pas envie de le corriger, je répond seulement exaspéré « non, non ». Puis il s´en va sans rien dire. Grrr, il m´aura au moins appris qu´avant le train passait au Nicaragua et qu ´il y a notamment un ancien chemin de fer entre le mirador de Catarina et la laguna.

J´attend impatiemment le bus de 17h qui ne passe pas. (le chauffeur m´aurait menti?).

En plus nous avons des puces sur le canapé, ca gratte. J´ai passé une bonne journée  :-(

El volcan Masaya (+experiencia de autobus)

                                             El volcan Masaya (+experiencia de autobus) dans Ballades en Nicaragua masaya 

Samedi 15 octobre, nous partons tot le matin en direction du volcan Masaya a quelques 20 minutes de bus de Granada. Ce qui est l occasion pour moi de prendre le bus! Et c´est une sacré expérience! Vus de l´extérieur, ce sont de vieux bus jaunes colorés et sympatiques, mais les gens ont l´air écrasés comme des sardines. Mais finalement, quand on prend le bus depuis son point de départ et qu´on a une place assise, c´est plutot pas mal.  Le cocasse, c´est que pendant que le bus est a l´arret, tout un tas de vendeuse ambulantes passent parmi les sieges pour nous proposer leurs produits d´une voix nazillarde (pardon de le dire, mes les nicaraguayennes n´ont pas une voix tres sexy): des bonbons, des gateaux, des jus de fruits frais servis dans une poche plastique fermée autour d´une paille, des genres de bouchées salées a la pate de maïs, des pommes de terres au fromage… de quoi combler le trou du petit déjeuner oublié (pas pour moi, mon estomac doit manger des le réveil, mais ou sont les croissants au beurre pour tremper dans mon nescafé??!!!! (2eme parenthese: le café nicaraguayen est tres bon)).

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Donc direction le volcan Masaya, un des 7 volcans encore actifs au Nicaragua. Du calme, la derniere eruption date du 18 eme siecle. On risque juste de s´asfixier avec les gaz ou de subir quelques projections de roches. Mais je ne sais pas ce qui est pire: les gaz qui nous font mal a la gorge, ou la pluie et le vent. On aurait quand meme pu me dire qu au Nicaragua il ne fait pas toujours 30 degrés et grand soleil!  Heureusement Berta me prete un tee-shirt manches longues, et j´avais eu la présence d´esprit de prendre un parapluie (merci Maud), avec le vent c tres utile… Apres s´etre balladées autour du cratere et avoir observé les roches volcaniques, qui ressemblent etrangement a des pierres ponces (malheureusement il est interdit d´en rapporter a la maison).  Le paysage laisse une impression étrange, sombre a cause des roches noires, un peu apocalyptique (et la pluie ne fait qu´en rajouter). Je pioche dans le blog de Maria et Berta quelques détails historiques: les civilisations anciennes sacrifiaient des vierges et des enfants parce-qu´ils croyaient que leurs dieux leurs montreraient le futur et les guideraient a l´aide de signaux de fumée. Quand les espagnols sont arrivés, ils ont  planté une croix en haut du cratere pour empecher Satan de remonter a la surface de la terre (par le volcan bien sur). A croire que ca a été efficace, personnellement je n´ai jamais rencontré Satan.

   
A part le cratere actif nous pouvons faire d´autres ballades avec un guide, nous choisissons celle de la grotte aux chauves souris, une des grottes creusée par la lave du volcan. Estella trouve que c´est vachement plus fun de se ballader avec un casque bleu sur la tete. Ce qui me parait le plus impressionnant dans cette grotte, ce n´est ni la grotte ni les chauves souris, mais plutot la racine d´un arbre qui rentre dans le grotte sur au moins 15 m. Le guide nous explique 2-3 trucs parmi lesquels je retiens que des nicaraguayens ont établi des plantations autour du parc naturel protégé du volcan, car le souffre apporte des éléments riche pour les cultures. Et Maria me rappelle a juste titre, que les gaz du volcan provoquent aussi des pluies acides qui sont nocives pour les cultures.  Débrouillez-vous avec ca!

      

Apres la visite nous redescendons (gratos) avec le guide. Petit passage au musée qui est tres interessants puisqu´il explique a renfort de schémas et photos la formation des volcans et les différentes sortes d´éruption (ne comptez pas sur moi pour vous expliquer tout ca), ainsi que les différentes especes présentes dans le parc naturel. Nous observons les papillons et insectes sous-verre pendant que 2 d´entre nous sont affalées sur les bancs et se font un « petit cluc » comme on dit chez nous. Je me retiens de donner des noms et de publier des photos…

Il nous reste un peu de temps pour aller visiter Nindiri, un des « Pueblos Blancos » mentionnés dans le guide de Berta (cf l´article sur les Pueblos Blancos), ce qui nous donne l´occasion de reprendre le bus. Bien mieux qu´un taxi car moins cher et tout aussi efficace. Il suffit de se placer sur le bord de la route et de lever le bras. Le bus apparait alors dans les minutes qui suivent et le monsieur qui travaille avec le chauffeur crie tres rapidement « Granada! Granada! Granada! » (qui est en l´occurence la destination finale de ce bus), ce qui veut aussi en qq sorte dire « dépéchez-vous!dépéchez-vous!dépéchez-vous! ». Ce n´était donc pas qu´une légende, le bus ne prend pas le temps de s´arreter pour que l´on puisse monter. Mais c´est assez fun en fait, on monte quand on veut et on ne perd pas de temps. A l´interieur il faut juste bien s´accrocher, ce qui est aussi assez fun pour les touristes que nous sommes. Et le mec du bus passe récupérer l´argent parmi nous. Pendant le trajet, un homme au fond crie au chauffeur de s´arreter de temps en temps, il ouvre alors la porte et balance des sacs de graines. Puis il siffle pour qu´un autre homme vienne récupérer les sacs laissés sur le bord de la route. Vive le Nicaragua!

 ps: mes colocs sont partis dormir dans une maison dans les arbres. Et moi je reste la pour rédiger mon blog… Je ne sais pas si je mérite des félicitations ou des remontrances…

Las isletas

Ce que nous appelons ici « las isletas » est le groupement d iles situees sur le lac du Nicaragua a Granada. Nous attendions tous un peu cette visite organisé par l´ONG avec impatience car contrairement a nos esperances, l´eau ici n´est pas turquoise et impossible de se baigner dans le lac sur la cote de Granada. Nous avons pourtant essayé. Plantées devant le lac en maillot de bain, l´odeur nous a finalement découragée. La pluie ramene tout un tas de déchets sur la cote. Esperons que l´eau sera un peu plus propre en été…  

Donc nous voila partis un dimanche pour les isletas ou nous devrions pouvoir nous baigner. Sur le trajet, une vue imprenable sur le volcan Mombacho, une ile de singes, des hotels, certains se sont meme payés le luxe de s´acheter une ile! D´ailleurs, une autre ile est a vendre. On y pense…

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Le programme est inconnu. Apres, une petite ballade de 20 minutes en bateau parmi les iles, on met pied a terre au niveau d un restaurant. une grande table nous attend et Pauline, la directrice de la Esperanza balance sur le table des jeux de société: backgammon, scrabble… ok, j´ai compris, on est parti pour passer l´apres midi sur cette ile a jouer manger et se baigner. Boh, pourquoi pas… Certains commandent a manger et a boire, ce sera une noix de coco pour Maria et Berta (mes copines espagnoles, pardon, catalanes). Ca fait envie, si seulement j´aimais ca…  D´autres commandent a manger, dont un poisson qui a l´air tres apétissant (cf photo). Comme ils sont gentils j´ai le droit de gouter. Comment vous dire… ce poisson est délicatement aromatisé parfum du lac… mais eux ont l´air de trouver ca tres bon… tant mieux.

Puis Mark, Mickael Pauline et moi nous lancons dans une partie endiablée de scrabble. Grande défaite pour Mickael et moi qui ne placons pas des mots de plus de 2 lettres…

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Il est temps d´aller se baigner!!! Bien qu´il ne fasse pas tres chaud, je ne vais pas louper l´occasion. L´eau est aussi foncée que sur la cote mais sent un peu moins fort. Allez hop! Elle est trop bonne!!! On traverse a la nage jusqu a une autre ile ou on peut jouer a tarzan et jane avec une liane. On fait un combat d araignée qui consiste a souffler chacun son tour sur une araignée qui marchait sur l´eau (oui oui, comme Moise). Un petit poisson me rentre dans le maillot. Tout va bien.

Premiere journée

Ca y est, en ce 12 octobre 2011, soit une semaine tout pile apres mon arrivée, j’ai commencé le travail dans l’école « la Nueva Esperanza ». Le 12 octobre est aussi le jour de le vierge du Pilar a Saragosse, certes, mais aussi « el dia de la hispanidad’ en Espagne ou comme ils l’appellent ici « el dia de la raza », qui est en fait le jour ou Christophe Colomb a posé le pied en Amérique latine en 1492. Les nicaraguayens étaient donc aujourd’hui en train de feter le jour de leur colonisation par les espagnols. Euh… il y a qqchose que je ne comprend pas la dedans… Enfin ceci fera peut-etre l’objet d’un autre article!

Donc, premier jour de « travail »: une trentaine de minutes a pieds jusqu’a l’école. Quelques photos du chemin:

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Notre travail est un travail de tutoriat en face a face avec les éleves de 1er et 2eme grade qui éprouvent des difficultés. Le 1er grade correspondant a l’apprentissage de la lecture, de l’addition et des numéros, voire de l’addition et de la soustraction. Et le 2eme grade a la multiplication ou division (mas o menos). Voila l’endroit ou nous, les 6 volontaires nous travaillons (1ere photo) et d’ autres photos de l’ecole:

  

  

Ce premier jour devait en théorie consister en une journée d’observation dans les classes. Mais nous avons finalement rencontrés directement les enfants qui nous été assignés. J’étais vraiment prise au dépurvu car je comptais sur cette journée pour me familiariser avec leur facon d’enseigner et le niveau, puis me pencher sur quelques jeux ludiques ou exercices. Et puis nous recevons normalement un matériel spécifique pour chaque volontaire: une fiche d’évolution de l’éleve avant notre arrivée, un cahier et une fiche d’évaluation pour notre son évolution, une ardoise, des stylos, crayons, pate a modeler, cartes pour apprendre les sons, etc. Mais en pratique ce n’était pas le cas. Enfin le plus déstabilisant était surtout de se retrouver face a un enfant qui a des difficultés, de savoir comment capter son attention et lui proposer des exercices ou jeux pour évaluer ses difficultés et tenter de le faire progresser. Bon, bien sur , ca ne se fait pas en une fois…
Comme il n y avait pas classe hier a cause de la pluie (un sacré déluge), ils manquaient également beaucoup d’éleves aujourd’hui. Pendant notre temps libre nous avons donc assisté a un cours de 1er grado. Comme prévu, la classe ici n’a rien a voir avec la classe en France. J’ai beaucoup pensé a mes amis professeurs des écoles aujourd’hui. Quelques éleves sont attentifs et font l’exercice, pendant que les autres sortent et rentrent, passent le balai, mangent. Et la maitresse ne cherche pas a les tempérer et ne leur pretent pas plus d attention. MAis c’est apparemment chose commune ici. Les maitres ont un programme a respecter chaque mois et avancent sans vraiment se soucier que tout le monde ait complété l’exercice. MAis c’est pour ca que nous sommes la!

Sur les 3 éleves que j’ai eu, le premier regardait autour de lui, jouait avec les cartes des lettres comme il voulait, et je n’avais de toute facon pas grand chose a lui proposer pour capter son attention. La 2eme écoutait un peu plus mais pretait plus attention aux images qu aux lettres qu elles représentaient, elle savait par contre tres bien compter. Le 3eme m’a redonné un peu courage. Il ne connait pas ses tables de multiplication mais avait vraiment envie d’apprendre et était tres content que je lui apprenne la table de 10. Il m’a meme demandé un exercice pour le faire a la maison et montrer a sa maman ce qu’il avait appris. Bon, la table de 10 c’est facile mais je me demande quelle est la bonne pédagogie pour apprendre les autres. Avis aux profs, si vous avez des conseils, n’hésitez surtout pas!

La journée s’est terminé par un spectacle de danse folklorique en l’honneur du ‘ »dia de la raza », dont le fameux « Palo de Mayo »  aux mouvements tres évocateurs (cf 3eme photo), sans oublier bien sur l’hymne nicaraguayen et l’hymne sandiniste.

       

Puis, avec une autre bénévole, nous sommes allés danser avec quelques filles qui nous l’avaient demandé. Mais pas n’importe quelle danse: du raggaeton! POur nous c’est une danse a connotation plutot sexuelle, que nous évitons de danser collé serré avec des inconnus, mais pour elles c’est tout a fait naturel, c’est tout simplement une danse, qu’elle dansent entre copines en ondulant et remuant les fesses comme il se doit, mais sans aucune arriere pensée. Nous avons essayé de nous preter au jeu, avec une petite gene malgre tout.

 Quelques photos des enfants pour finir (dont moi et mon déja chouchou)

    

J’espere que cet article servira aux volontaires tentés par la Esperanza qui auront trouvé ce blog si google veut bien le faire apparaitre dans les premieres pages un jour!

Allez, je vais tenter d’avoir plus d’idées pour demain.

Casa El Martirio

Me voila bien arrivée dans une des 4 maisons de volontaires mises à disposition par la Esperanza Granada. Elles sont toutes situées au centre ville, donc pres des commerces, du bureau de la Esperanza, des bus, de l Eglise et du Parque grande. La mienne s appelle El Martirio dans la calle del Martirio. Il y a de la place pour 10 volontaires: 2 dortoirs de 3 lits, 2 chambres simples et une chambre double, faites le compte, ca fait 10. Ayant besoin de mon intimité, j ai bien sur préféré une chambre simple. Bien que sans fenetre, et donnant sur la cuisine, elle me convient assez bien ( en plus comme elle est plutot petite je la loue a un tarif preferentiel de 33$ la semaine).

Mes colocataires sont, pour l instant Mark, un australien d une quarantaine d annee, tres sympa, qui m a prepare une omelette quand je suis arrivee et m a aide a installer ma moustiquaire (dailleurs conseil pratique: un casse noix peut aisement remplacer un marteau). Donc apres Mark, 5 jeunes allemands de 19 ans qui viennent faire du volontariat pendant leur « annee sabatique » post bac (ce serait vraiment bien d avoir ca en france aussi), et Sara, une espagnole de 25 ans. L ambiance a l air assez calme, et ce n est pas pour me deplaire. Tout le monde fait la vaisselle (avec du produit solide qui resemble a un savon, oui oui), et c est dailleurs preferable puisqu autrement, les fourmis, cafards et autres insectes risquent de se pointer. Je n en ai encore pas vu pour l instant. Contre toute attente j ai egalement eu du mal a apercevoir des moustiques!! Le risque de paludisme est plutot faible ici, certains ne prennent pas de traitement et ne mettent pas de moustiquaires ( a part les allemandes. ahlala, ces peaux de bebes…), je songe egalement arreter le traitement, surtout que le lariam est fortement deconseille, a voir. Bon, revenons a nos moutons: la maison! Voila qqs photos:

Casa El Martirio

C est un peu déroutant au debut de se retrouver entre 4 murs taggés et peinturlurés, d un confort bien différent à ce à dont a l habitude, et de s imaginer vivre avec 9 autres personnes inconnues! Puis ces 9 personnes arrivent, on l air plutot sympas, et on commence a se familiariser a l environnement, mais il faudra attendre encore un peu avant de se sentir tout a fait chez soit.

Quant a ma chambre: pas de fenetre, donc il fait plutot sombre et chaud, un ventilo (comme partout), et une salle de bain et toilettes privés. Assez sommaire mais bien quand meme. Il va cependant falloir que je m habitue aux bruits de la rue dès 5-6h du mat, car ici les gens commencent a travailler tres tot!

  

Ah, j oubliais, il n y a pas d eau chaude, mais honnetement… pas la peine, il fait bien assez chaud comme ca.

C est tout pour le moment, je maitrise a la perfection le copié collé allemand « kopieren eifügen », et le ciel commence à menacer, c est encore la saison des pluies ici. Et puis, il est 16h15, la nuit ne va pas tarder à tomber… Je vois bien vos airs surpris! Explication: le soleil se lève vers 5h, en meme temps que les nicaraguayens qui s en vont travailler, et il se couche vers 17h!

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