Los pueblos blancos

Los pueblos blancos est un groupement de plusieurs villages: Diriomo, Nindiri,Niquinohomo, Nandasmo, Masatepe, San Juan de Oriente, Catarina, Nandaime et j´en passe.

Nindiri: 

Apres la visite du volcan Masaya, nous décidons d´aller a Nindiri qui se trouve pas trop loin pour manger un bout et se ballader. Le village est en effet sympatique et les maisons tres colorées…. On se demande alors pourquoi on appelle ces villages « los Pueblos Blancos ». La seconde hypothese est qu´ils sont habités par des blancs. Mmmm.. non, pas de traces de visages pales par la (a part nous). La 3eme hypothese la plus plausible est que ces villages sont a l´inverse des villages restés purs car préservés de l´invasion coloniale. J ´apprendrai plus tard tout a fait par hasard a mon cours de mosaïque (oui, je prend des cours de mosaïque je vous montrerai mon oeuvre a l´occasion), j´apprend donc que ces villages étaient originellement recouvert de chaux, d´ou la couleur blanche. Mais la mode a bien changé depuis. La 1ere hypothese était donc finalement la bonne.

 Voila donc quelques photos de Nindiri et du bon repas pas cher que nous y avons mangé (15 cordobas, soit meme pas un euro pour mon enchillada de riz).  

Los pueblos blancos dans Ballades en Nicaragua 293356_10150368197254729_754319728_8019800_1656744862_n%252520-%252520Kopie  dans Ballades en Nicaragua 

La visite de l´Eglise nous fait découvrir un Jésus plus « in » et gay que jamais. Qu´il soit disco ou en jupe de marié, Jésus nous a bien fait rigoler.  Nous avons également eu la chance de tomber sur un mariage de 2 jeunes nicaraguayens, ils avaient peut-etre 17 ans, et les petites se balladaient en jupe rose meringuée et petits talons. Il nous arrive également de tomber sur des messes improvisées chez les particuliers.

    

Nandaime 

Le lendemain, nous décidons de continuer dans la lancée de los Pueblos Blanco. Cette fois-ci c´est au tour de Nandaime . Il fait toujours aussi mauvais, et je n´ai toujours pas pensé a prendre qqchose de plus chaud. Oui maman, je sais… Direction l´Eglise et une autre question existencielle sur « pourquoi ne peignent-ils pas leur Eglise? On s´attendrait a ce qu´ils en prennent bien soin puisquíls sont tres croyants ». Sur quoi Berta me répond qu´ici Dieu est considéré comme un ami, plus que comme qqn que l´on craint et a qui on fait de belles églises, ce n´est pas ca l´important. Enfin personnellement, si dieu était mon ami, je l´aiderais a repeindre sa maison…

  

Comme le guide de Berta mentionne les ruines d´un ancien village, nous partons a leur recherche. Apparemment, personne n´en a eu connaissance, pas plus que de la raison de la dénomination des « los pueblos blancos », et pas plus d´idée non plus sur « la laguna blanca ». Je commence a me demander si on ne s´est pas trompé de village. Les autres commencent plutot a douter du guide. Comme j´ai faim et que si je ne mange pas je suis de mauvaise humeur, nous allons dans un petit resto, ou nous attendons également que la pluie se calme en jouant aux cartes. A coté du resto, on observe des chaussures surspendues aux fils électriques. Les filles m´aprennent que c´est le signe de la présence d´un gang dans la rue, et/ou de drogue.Quand la pluie se calme, nous prenons un taxi pour aller visiter la plantation de cacao Meunier qui apparait dans le guide de Berta. Le taxi s´embarque sur un chemin de terre. Autour de nous une plantation de « teca » (pour la construction de meubles), des jeunes qui passent a 3 sur un vélo ( c normal ici, alors notre exploit d´un soir les lyonnais c presque de la nioniotte), des vaches (si elles n´avaient pas que la peau sur les os elles seraient splendides, mais en zone rurale, il y a plus d´herbe et elles sont plus dodues, ca fait plaisir).

 299000_10150368918414729_754319728_8024904_1428628071_n%252520-%252520Kopie 

Apres qqs questionnements sur la fabrique de cacao, on nous dit qu´elle n´existe plus, qu´il n´y a que la plantation de teca. Merci pour la ballade! Et on range le guide… Juste le temps pour les filles d´aller manger un natacamal, un genre de pate de mais enrhubané autour de viande de porc et de tomate, servi dans une feuille de babanier. Puis on reprend le bus, le dernier bus de la journée, a 17h. OUf!

  304018_10150368923219729_754319728_8024984_601274861_n%252520-%252520Kopie 

 

Catarina:

Catarina est un autre de los pueblos blancos ou l´on va surtout pour admirer la vue sur la laguna de Apoyo. M´y voila donc partie en ce samedi apres midi tres clair. Pour s´ y rendre, prendre l´autobus GRANADA-NIQUINOHOMO, ou bien nimporte quel autobus qui passe par l´entrée du Mombacho, descendre et traverser la route pour prendre nimporte quel autobus qui passe par Catarina.

http://maps.google.com.ni/maps?hl=es&q=catarina+nicaragua&gs_sm=s&gs_upl=1766l1766l1l3297l1l1l0l0l0l0l1046l1046l7-1l1l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&biw=1366&bih=571&wrapid=tlif132053937201510&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl

J´ai de la chance le bus pour Niquinohomo part des que j´arrive. Pas de place assise. Le chauffeur de bus débarasse le tableau de bord a sa gauche pour me faire une place juste a coté de lui. Puis il me propose le journal « Hoy » pour que je puisse lire. Puis je me sens un peu honteuse en voyant tous les gens debout car je réalise qu´il n´aurait pas débarassé cette place pour une nicaraguayenne. Selon les dires les nicaraguayens peuvent etre tres avenants avec les « blancs » mais beaucoup moins entre eux. Mais je reste bien a ma place. L´occasion d´apprendre que les chauffeurs de bus travaillent de lundi a dimanche de 5h du matin a 17h-18h. A la question (naive), « combien de semaines de vacances  avez-vous par an? », il me répond « le jour de la fete des meres, la fete des peres, les elections… ». Il y a beaucoup de jours fériés ici, mais pas de congés. « D´ou viennent les bus? », « Ce sont des anciens bus scolaires des Etats-Unis. Ils sont tous jaunes quand ils arrivent, puis on les peint. Ils fonctionnent bien. Celui-la est au Nicaragua depuis 11 ans. »Tout un tas de boutons sur le tableau de bord, la plupart fonctionnent, y compris celui de la clim, qu´ils ne mettent pas en marche pour faire des économies d´essence (j´approuve). Puis il me dit que le dernier bus du retour en direction de Granada passe a 17h (avec lui au volant). Je descend puis marche en direction du mirador. Quasiment tous les murs sont peint de publicités pour le FLSN. Sur le trajet, petit arret pour voir un match de foot, et pour demander mon chemin a un monsieur qui me salue, et qui en profite pour venir avec moi. Apparemment il a envie de parler…. « Je suis de Niquinohomo, mais j´aime venir me promener ici. Je ne suis pas nicaraguayen mais ici tout le monde me connait. Je suis cubain. Ma passion c´est le sport. J´ai été boxeur professionnel, joueur de baseball professionnel… Ces jeunes la -on observe des jeunes qui jouent au baseball- ce sont des amateurs, moi j´ai joué au Canada, Vénézuela, Espagne… Ici les jeunes me connaissent, la police aussi, ils me saluent. Je suis divorcé mais une canadienne a voulu m´épouser.  Je parle anglais, espagnol, japonais, chinois.. 5 langues. Ah tu es francaise, « Moussier » – il veut surement dire « monsieur »- J´ai 65 ans mais j´aime les femmes, bla bla bla. » Je vous épargne mes interventions casi monosyllabiques qui ne changent rien a son monologue. « J´aime me promener seul », « oui moi aussi »  (apparemment le message n´a pas été compris). Il me suit jusqu´au mirador, je décide de ne pas parler, peut etre qu´il comprendra qu´il dérange. Non, non. cela dit, la vue du mirador sur la laguna est splendide. J´ai juste omis un détail: recharger la batterie de mon appareil photo. Il décide de m´amener au bus, c´est sur le chemin de sa maison. Je crois le semer a un stand de bijoux, mais il me retrouve.  Lui: « Quand est-ce que tu reviens? », Moi:  »Je ne sais pas, dans longtemps ». Lui: « Ici les gens sont joyeux, ils dansent, j´aime beaucoup danser, parfois jusqu´a 10h le soir », Moi: « Vous savez vous pouvez rester danser jusqu a 10h, je connais le chemin jusqu au bus » (toujours pas compris). Arrivés a l´arret, je prie pour qu il continue son chemin. Il me dit « moussier moussier », cette fois, pas envie de le corriger, je répond seulement exaspéré « non, non ». Puis il s´en va sans rien dire. Grrr, il m´aura au moins appris qu´avant le train passait au Nicaragua et qu ´il y a notamment un ancien chemin de fer entre le mirador de Catarina et la laguna.

J´attend impatiemment le bus de 17h qui ne passe pas. (le chauffeur m´aurait menti?).

En plus nous avons des puces sur le canapé, ca gratte. J´ai passé une bonne journée  :-(

 


2 commentaires

  1. Simon dit :

    Tu parles de gang, c’est limite un peu pour la sécurité ou ça va ? consignes de ne pas sortir la nuit ?

  2. drosofille dit :

    Cet épisode la ne se passait pas a Granada. On nous conseilel tout le temps de ne jamais rentrer seul la nuit. de toute facon on n´est jamais seul et je vis a 2 pàs de la rue la plus animée, ou il y a plein de touristes, donc je ne risque rien.

Répondre

Tour du monde de Sandrine e... |
Catimini en Italie |
Paris / Buenos Aires / Carc... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Avesnières Irlande
| zerah
| L'aventure commence à ...