León

 

Et  un autre week-end en vadrouille! La liste comence a etre longue… Cette fois c´est au tour de Leon. Comme, Granada, León est une ville de style colonial, que personnellement je n´ai pas trouvé plus jolie que Granada, sans aucun chauvinisme. Mais il fait apparemment tres bon vivre a León et on s´y sent moins envahi de touristes. León est réputée pour etre politiquement tres active, elle a notamment été un des centres de l´insurrection lors de la guerre sandiniste, le musée de la Révolution en garde des traces.

León dans Ballades en Nicaragua mapaNicaragua

Nous commencons par prendre le bus jusqu´a Managua, environ 1h pour 20 cordobas, puis nous enchainons avec un bus jusqu´a León dans un mini-bus confortable, environ 1h30 pour 40 cordobas. Dans le bus se pose la question « qu´est ce qu´on fait? ». Une option tres motivante serait de se rendre au volcan proche de Chinandega, d´ou l´on peut voir le Honduras et le Salvador. Apres discussion et analyse nous nous rendons compte qu´il faudrait encore rajouter 3h de route pour s´y rendre le soir meme, on oublie. Autre idée tres interessante a laquelle nous pensons pour le lendemain serait de visiter la distillerie du rhum Flor de Caña, mais la route est mauvaise et en travaux, donc ils n´acceptent que les groupes. Tres bien… nous resterons a León.

 

Arrivée a León, nous prenons un mini-camion pour nous rendre au Parque Central, completement écrasés les uns contre les autres. A la sortie, le mec qui s´occupe de faire rentrer les passagers veut nous faire payer 4 cordobas (soit 1 cordoba de plus que le prix normal). C´est alors qu´une jeune nicaraguayenne s´indigne et l´engueule, puis elle s´adresse au conducteur en lui disant « Hace pagar 4 dordobas a las gringas, ese ladron! » (gringas= américaines des Etats-Unis, ladron=voleur). Puis nous nous rendons dans l´hotel le moins cher de la ville (80 cordobas, soit 3 euros la nuit), qui est réputé pour abriter les « artesanos » ( qui fabriquent et vendent des bijoux), qui sont réputés pour etre plutot fauchés. Nous y rencontrons un artesano du Salvador, une artesana d´argentine, un francais de la réunion qui débute et commence a vendre ses bijoux, et une russe qui veut apprendre  l´ »artesania » avec le francais. Puis plus tard, arrive également un autre artesano de Granada, Kevin, 17 ans, qui nous appelle sans arret « chupacabras!! » car il ne connait pas nos noms ( je n´ai toujours pas compris ce que cela signifiait).

Nous partons ensuite avec lui dans un restaurant végétarien que nous mettons environ 30 minutes a trouver. Kevin nous regarde manger car les plats sont trop chers pour lui, puis les filles sont fatiguése et nous partons nous coucher (a mon grand regret).

Le lendemain,  nous allons petit déjeuner dans une patisserie francaise nommée « Pan y paz », en passant par la tres jolie Iglesia el Calvario. J´attendais ce moment depuis la veille. Les croissants ne sont pas vraiment a la hauteur mais c´est quand meme un plaisir. Je ne crois pas avoir mangé autant depuis longtemps: café, jus d´orange, croissant, tarte aux pommes, et enfin quiche aux lardons. 

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Apres le festin, flanerie dans la ville, visite du musée de la révolution. Les murs qui abritent ce musées ont été témoins de la guerre puisqu´ils étaient le siege et lieu de réunion des sandinistes. Un ancien combattant, qui a des trous de mémoire tous les quarts d´heure nous fait la visite. Il nous parle de ces compagnons morts au combat, ainsi que de son frere,  nous en montre des photos. Il nous emmene d´abord sur le toit du musée, c´est a dire que nous marchons a meme les toles. De la nous voyons les différents volcans et les lieux stratégiques de la révolution sandiniste.

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Puis nous redescendons dans l´unique salle du musée recouverte de brochures de journaux et photocopies de photos. Notre guide sort d´autres vieux journaux abimés de son sac pour illustrer ces propos. Jamais vu une visite pareille. Mais dans un sens je trouve ca plus authentique. Par contre, ne me demandez pas de vous retracer l´histoire de la guerrilla sandiniste…

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A la sortie du musée nous décidons de prendre le bus pour nous rendre a San Jacinto, a quelques km de León, ou se trouvent des « fumaroles » bien chaudes. A l´entrée, des enfants se précipitent sur nous pour nous proposer une visite. Nous estimons que nous n´en avons pas besoin. Puis un peu plus loin, un autre enfant, plus malin, nous apate en nous mentionnant qu´il y a une piscine naturelle d´eau chaude ou l´on peut se baigner. On le prend alors comme guide. C´est un sacré phénomene, il parle avec beaucoup d´assurance et nous guide comme un professionnel. Et plus loin, sur le chemin et dans l´eau, il se mettra a chanter l´hymne sandiniste (plutot mal), puis des chansons de raggaeton en se dandinant ( et se noyant a moitié). A mourir de rire!

Nous commencons par nous approcher avec précaution des fumaroles bien boueuses et fumantes:

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Puis notre jeune guide nous emmene a la piscine volcanique en passant au préalable chercher des sacs de boue pour que l´on pusse se badigeonner. Deux jeunes filles de 14 ans nous rejoignent, mais selon lui , qui a 12 ans, « no tienen cara de 14 anos » (elles n´en paraissent pas 14). Sur le chemin nous passons par des habitations: enfants, vaches, chevaux, cochons, fleurs… Un vrai havre de paix. Sur le chemin, les enfants s´arretent pour nous montrer quelques plantes et grignoter quelques graines.

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Puis nous arrivons a la piscine en question en contrebas d´une pile de rochers. En bas 2 garcons visiblement éméchés se baignent déja. L´eau d´origine volcanique est apparemment tres bénéfique pour les problémes osseux, encore faudrait-il que les mamies arrivent a descendre la pile de rochers. En tout cas elle est tres bénéfique pour nous. Au début tres chaude (environ 40 degrés selon mon estimation), on s´habitue peu a peu et c´est un vrai régal. Surtout quand une des 2 filles qui nous accompagnent nous recouvre le visage, les bras et le ventre d´une boue bien douce et gluante. Meme Mickael a eu l´air d´apprécier.

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Apres que notre petit guide nous ait fait un show a la Shakira, nous nous rhabillons puis les enfants nous raccompagnent a l´entrée de la zone volcanique. Le petit guide me raconte qu´il tenait une « pulperia » (épicerie) a Leon pendant que sa mere était malade pour ramener un peu d´argent. Maintenant qu´elle va mieux, il est revenu vivre avec elle et espere qu´elle lui sera reconnaissante et qu´il pourra retrouver sa vie d´enfant. Baratin ou pas, vu sa personnalité, il serait bien capable de tenir son propre commerce.  Nous leur donnons chacun 20 cordobas qu´ils se répartissent entre eux, puis nous avons a peine le temps de boire la moitié d´un café que nous devons courir pour attraper le bus qui nous ramene a Leon. Une bonne apres-midi.

Le soir,  nous décidons de boire un petit verre dans un bar, ou plusieurs… jusqu´a ce qu´il soit 4h30 du matin et que le  Cameleon ferme. Ouahou! pas vu le temps passer. Ce qui est sur c´est que nous n´irons pas escalader le volcan demain!  Et en effet, le lendemain, nous sommes tous un peu vaseux pour des raisons différentes (je n´en dirai pas plus). Nous nous dirigeons vers la boulangerie francaise pour un autre bon petit dej. Raaahhh! Elle est fermée! Bon, nous prenons un jus d´orange, une petite brioche et nous balladons un peu dans le marché. Les odeurs, et la vue de la viande et du poisson me donne envie de vomir mais la promenade vaut quand meme le coup.

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Puis n0us nous arretons dans le coin des artisans de l´hotel pres du Parque Central, Kevin fabrique un collier avec un coquillage qu´il a ramassé pour Leo. Collier sur mesure, la classe.

                                                                    

Puis nous rentrons, les 3 filles pas tellement en forme. D´ailleurs Léo et Berta n´iront pas a l´école pendant presque une semaine. C´est qu´ici, l´eau et la nourriture sont relativement sures mais nous avons quand meme souvent des petits coups de faiblesse.


Archive pour novembre, 2011

Mis niños

Il est temps que je parle un peu de « mis niños », a savoir des enfants avec qui je travaille a l´école. Ils sont a peu pres 7, mais difficile de compter car je n´ai vu certains qu´une ou 2 fois. Nous passons environ 30  minutes avec chacun d´entre eux, mais rien n´est chronométré, ca varie selon l´attention de l´enfant et son envie de travailler. Et surtout il y a beaucoup d´absentéisme. Le matin, j´aurai en théorie le temps de travailler avec 4 enfants de primer grado ( de 9h a 12h), et l´apres midi avec 3 enfants de segundo grado ( de 13h a 15h), mais je vois en moyenne 2 enfants le matin et 1 l´apres-midi! Autant dire que l´on ne se tue pas a la tache…

Nous sommes actuellement en novembre, soit la fin de l´année scolaire ici. Les enfants de primer grado sont censés savoir lire, compter, additionner et soustraire. En segundo grado, ils sont censés savoir écrire, multiplier et diviser. Voyons plutot ou en sont les miens:

 

Mis niños de pimer grado:

Luis: Il doit avoir environ 7 ans (je ne pose jamais la question de l´age). Ma premiere seance avec lui fut rude. C´est un garcon tres mignon, mais il ne se concentre absolument pas. La configuration de notre lieu de travail n´est pas pour arranger les choses puisque nous travaillons en plein milieu de la cours de récré et que tous les enfants viennent utiliser nos « instruments de travail ». Donc Luis passe son temps a regarder autour de lui. Il se mettait a dessiner quand je lui demandais d´écrire une lettre, il tournait les images a toute vitesse quand je lui lisais une histoire. Pour lui et pour beaucoup d´enfants, « m » se dit « ma ». Et si je lui demande par exemple de me lire « pe », il va dire « p con e, si! ». Ils n´ont pas vraiment compris la logique des syllabes. Il ne connait pas les couleurs. Le plus difficile avec Luis est de capter son attention, et quand j´y arrive ca ne dure pas bien longtemps. Mais il vient relativement souvent a l´école et au fur et a mesure, je le trouve moins dissipé, il était tres tranquille l´autre jour lorsque je lui ai lu une histoire. Mais je compte sur les doigts d´une main les fois ou nous avons vraiment travaillé.

Tatiana: Tatiana est la seule fille avec qui je travaille. Toujours souriante, mais elle a aussi des probleme de concentration (Luis la bat quand meme a plate couture). Elle doit avoir 8 ans. Je n´ai toujorus pas réussi a bien évaluer son niveau car elle vient rarement a l´école. Ce qui est sur c´est qu´elle ne sait rien écrire, et lire des syllabes simples lui demande des efforts.

 

Everth:  Je crois que c´est celui qui me donne le plus de fil a retordre. Il doit avoir 10 ans. Et concretement, il ne sait rien, et ne veut pas apprendre. Il veut seulement jouer et adore dessiner. Il ne sait pas reconnaitre les formes (triangle, rectangle, cercle), ne sait pas écrire les lettres, il sait compter jusqu´a 10 parce-qu´il l´a appris par coeur mais ne sait pas écrire les chiffres. La premiere fois s´est mal passé, il m´a dit « usted no sabe nada! » (je ne sais rien), il n´a pas voulu venir la 2eme fois. Il est venu la3eme fois, j´ai essayé d´avoir une approche plus ludique en dessinant des choses qui lui plaisent afin de lui apprendre les formes, mais il ne semble pas preter attention. J´ai essayé de le faire jouer au loto des lettres ( que j´ai fabriqué), mais ca l´a ennuyé. J´ai essayé de lui lire une histoire mais ca ne l´intéressait pas. La fois d´apres, j´ai essayé de lui faire compter des formes, mais il compte de maniere automatique, trop vite sans que ce qu´il compte corresponde a un objet. J´ai pensé que le jeu qui consiste a relier les numeros pour former un dessin pouvait l´interesser, mais des qu´il a entendu le mot  » numéro », il m´a demandé s´il pouvait partir. Echec. J´ai alors décidé d´abandonner jusqu´a ce que j´ai de meilleures idées ou qu´il veuille apprendre.  Une autre volontaire devrait peut-etre essayer avec une autre approche. Puis la fois suivante, nous avions la chance de travailler dans la classe de »pré-scolaire », et il venait regarder ce que nous faisions avec les autres enfants. Puis il m´a demandé s´il pouvait venir avec moi, je lui ai dit qu´il ne pouvait venir que s´il avait envie d´apprendre. A ma grande surprise il a dit « oui ». Cette fois-ci a été magique pour moi. Il s´est concentré. Il a accepté de relier les numéros pour former les dessins (pas tout seul, faut pas non plus rever). Mais il a aimé les dessiner ensuite et les rapporter a la maison, donc j´ai bon espoir qu´il veuille recommencer la prochaine foi. Peut-etre que les numéros finiront par rentrer dans sa tete. Puis je lui ai lu une hitoire et il est resté tres tranquille. Sans oublier que j´ai surpris un coeur avec écrit « Noélia » sur son cahier. Il est d´accord pour me la montrer la prochaine fois.

 

Jimmy:Il est calme, se concentre mais se lasse facilement, il me demande souvent s´il peut repartir en classe (car nous travaillons avec les enfants pendant que leur classe est en cours). Il reconnait pas mal de lettres, des syllabes aussi, mais n´arrive pas a les reconnaitre dans un mot ou a les écrire. Je ne l´ai vu que 3 fois.

 

Felipe: Il a 7 ans. Je travaille depuis peu avec lui car il n´était apparemment pas venu a l´école depuis 2 mois.Il sait compter jusqu´a 10. Il ne sait pas écrire son prénom. Il connait a peine les voyelles. Il est dynamique mais se concentre plus que les autre. Il est mignon, mais il reste beaucoup a apprendre. C´est peut-etre mieux, selon certains il est plus facile de partir de 0.

 

Je travaille depuis hier avec « Ana ». Elle ne parle pas bien, prononce mal les mots, et s´en va quand ca lui fait envie. Affaire a suivre.

 

Mis niños de segundo grado:
 Kelly: Tres calme, tres silencieuse, c´est assez reposant de travailler avec elle. Elle doit avoir 11 ans. Elle sait plus ou moins compter jusqu´a 100 mais a encore du mal avec « sesenta » et « setenta ». Elle lit plutot bien mais a besoin d´entrainement. Elle confond « b » et « d », comme beaucoup. Je ne l´ai pas vu depuis quelques temps mais une de ses copines m´a dit aujourdh´hui qu´elle avait été malade et qu´elle était revenu.

Gustavo: C´est la 3eme fois que je travaille avec lui. Il n´était pas venu a l´école depuis longtemps. Il m´avait dit que c´est parce qu´il allait a 2 écoles, mais je crois que c´est un mensonge. Il a 12 ans et m´a dit lui meme qu´il avait envie d´apprendre. Il ne sait pas lire. Il connait peu de lettres et a beaucoup de mal a reconnaitre des syllabes dans un mot que je lui énonce. Mais s´il vient souvent j´ai bon espoir. Il est par contre tres bon en math, et j´ai compris pourquoi en le voyant un soir dans la rue en train de vendre des petites choses de son panier (il faut bien savoir additionner, et soustraire pour vendre). Il vient apparemment tous les soir dans le centre de Granada avec sa famille pour travailler (soit 50 minutes a pieds) , mais il m´a dit  aimer ca.

 

J´ai également travaillé avec Mily, Maria José, Lucia et David, mais trop peu de fois pour pouvoir en faire une description, et je ne sais pas si j´aurai l´occasion de retravailler avec eux. J´ai secretement espoir de revoir David, qui est le tout premier segundo grado avec qui j´ai travaillé. Il avait vraiment envie d´apprendre, il était tres content de ce qu´on avait fait ensemble et m´avait meme demandé un exercice pour montrer a sa maman. Tres motivant pour moi et encourageant pour lui. Il n´est malheureusement revenu qu´une fois (en 1 mois et 10 jours) et n´ai pas eu l´opportunité de le voir.

 

 

Le gros probleme, a part le niveau des enfants, c´est le manque de régularité. Que ce soit a cause de la pluie, de leurs raisons personnelles ou des multiples jours fériés ou de vacances, il est tres difficile de progresser si la derniere lecon remonte a la semaine passée. D´autant plus que la plupart des enfants ne regardent pas leur cahier a la maison. Donc si j´ai un conseil a donner aux futurs volontaires qui veulent vraiment venir pour travailler avec les enfants, évitez les mois pluvieux si vous venez peu de temps.  

 

Elections présidentielles 2011

Dimanche 6 novembre, 13h40:

Ici votre envoyée très spéciale en direct de Granada,  Nicaragua, ou les élections présidentielles battent leur plein. Selon les dires, les dés sont déja jetés. Le gagnant sera le partie sandiniste FLSN mené par Daniel Ortega, actuellement président. Les citoyens doivent voter pour leur président (et vice-président), pour les députés nationaux, les députés départementaux, et les députés « parlacen », soit 4 lignes sur le bulletin de vote. Voici la 1ere ligne du bulletin avec les 5 candidats aux élections présidentielles:

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Mais récapitulons plutot les 3 favoris de ces élections:

- Arnoldo Aleman Lacayo, président du  Nicaragua entre 1996 et 2001, c´est le candidat du Parti Libéral Constitutionnaliste, PLC (casilla 1). Il apparait en 3ème position avec une intention de vote de 11%. Il a été acquitté en 2009 d´une condamnation de 20 ans de prison pour avoir utilisé l´argent public a des fins personnelles pendant son mandat.

- Fabio Gadea Mantilla (casilla 13) est le candidat du Parti Libéral Indépendant PLI. Il apparait en 2nde position avec une intention de vote de 30%.

- Et enfin, Daniel Ortega (casilla 2) est le candidat du Front de Libération Sandiniste National, FLSN, actuel président depuis 2006. Il a également dirigé le pays de 1984 à 1990 et faisait partie de la « junta sandinista revolucionaria » de 1979 à 1984, soit quelques 16 années de pouvoir. Les sondages lui attribuent 49 % des voix.

Jusque la dans les rues, aucune trace des autres partis, le FLSN est sur tous les murs, toutes les chaines, et tous les tee-shirt généreusement offerts par le parti (d´ailleurs plutot sympas). Le FSLN, semble avoir beaucoup de succes aupres des jeunes, et a tout fait pour que ce soit le cas.

       
Des voitures tournent dans les rues depuis qqs semaines et passent en boucle la chanson du parti

« Y otra y otra vez, triunfara, Nicaragua triunfara. Porque hay paz, hay amor,  y dignidad »:

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Aujourd´hui, dimanche 6 novembre, les nicaraguayens peuvent aller voter depuis 7h du matin jusqu´à 18h ce soir, en se rendant dans leur mairie ou bien école la plus proche, voir autres lieux. Depuis quelques jours, quelques actes violents ont été observé dans le pays, dues aux élections. Mais aujourd´hui, le vote se passe de manière relativement tranquille et controlée,. Cependant, beaucoup de personnes ne peuvent pas aller voter, car leur carte d´identité n´a pas été correctement remplie (erreurs dans le nom ou la date de naissance), d´autres ne figurent sur aucune liste de centre de votes et d´autres irrégularités ont été observé dans d´autres centre de vote (secret du vote mal respecté, impossibilité de voter, interdiction d´entrer aux journalistes…). Les journaux et la télévision invitent deuis longtemps les gens à aller voter, car le climat n´est pas à la confiance, beaucoup craignent « el robo de votos » (littéralement, le vol de votes), et sont convaincus du caractère corrompu des politiciens. C´est pour cela que les eveques (qui mettent toujours leur nez dans les affaires politiques) ont crée la « carta pastoral » qui défini les qualités du candidat idéal: respect de la Consitution, compassion envers les nécessiteux, respect des droits de l´homme, ne pas avoir été coupable de corruption… Existe-t´il un candidat qui respecte ca? Et l´Eglise est-elle bien placée pour faire ce genre de recommendations?

Pour revenir à la réalité du terrain, je suis allé faire ma curieuse ce matin au centre de vote le plus proche de chez moi, un chapiteau installé au milieu de la rue. Des « box » en carton pour voter a bulletin secret, beaucoup de nicaraguayens vetus du tee-shirt « policia electoral ».  J´ai déja mal commencé en sortant mon appareil photo. Puis un monsieur a gentiment répondu à mes questions pendant que les gens qui l´entouraient me regardaient d´un oeil méfiant. Je lui ai donc demandé jusqu´à quand les nicaraguayens pouvaient voter, à quelle heure nous aurions les résultats (minuit), s´il y aurait une manifestation au Parque Central (oui, demain) , si les votants étaient au rendez-vous (oui, plutot pas mal), puis je l´ai remercié et suis partie. J´ai entendu derrière moi un rire et quelqu´un dire quelque chose du genre « C´est la police? ». Pardon de m´intéresser un peu à votre pays…

 

Dimanche 6 novembre, 22h:

Toute la journée, sur la chaine numéro 12, des appels de votants qui n´ont pas pu voter, car ils n´étaient pas sur les listes, car on leur interdisait l´entrée, qui ont vu des gens voter plusieurs fois, des défunts encore sur les listes… Le soir sur la meme chaine, les rapports de la commission de controle nicaraguayen Etica y Transparencia qui affirme que l´élection n´a pas été juste, honnete et crédible. Elle affirme que les élections manquent de transparence, que des dizaines de milliers de nicaraguayens ont été exclu des élections car n´avaient pas de carte d´identité, que le Conseil Supérieur Electoral qui organise les élections n´a pas permis au comité de faire son travail correctement. D´autres comités d´observateurs internationaux, la Organisazion de los Estados Americanos et l´Union Européenne, ont également constaté, a partir d´un échantillon scientifiquement sélectionné, que certaines des conditions inhérentes à des élections propres n´étaient pas remplies. Certains controleurs ont notamment été interdit d´assister au début de la « junta receptosa de voto » ou se passe le vote. Ils ne se permettent pourtant pas de dire que les comptages sont mal effectués mais simplement qu´il n´y a pour l´instant aucune garantie pour pouvoir l´affirmer.

Et hop! Changement de chaine, « cadena 13″. Cette fois, « todo perfecto », les élections semblent s´etre déroulées en toute régularité (j´apprendrai plus tard que Daniel Ortega est propriétaire de plusieurs chaines de TV dont la 13).

 

Lundi 7 novembre 00h30:

Les résultats préliminaires annoncent Daniel Ortega Président avec 66,43% des voix.

 

Mardi 8 nobembre 14h:

Hier, les sandinistes fetaient leur victoire dans la rue. Ils ont parcouru les rues en moto, vélo, voiture, a grand renfort de drapeaux, cris et chansons, puis ont terminé au Parc Central. J´avais légerement l´impression qu´ils avaient gagné la coupe du monde de foot (ou baseball). Aujourd’ hui il devrait y avoir une grande manifestation a Managua. Je précise cependant que les résultats définitifs ne sont toujours pas connus, et qu´aujourd´hui les nicaraguayens sont censés reprendre le boulot. Enfin, comme m´a dit un des fetards,  » on ne sait pas, peut- etre qu´ils vont férier la journée ».

  
Concernant les conclusions des observateurs internationaux, l´UE déclare que les élections ce sont passé en toutes tranquilité et sécurité (malgres quelques incidents, il est indéniable qu´il y a eu des progres en comparaison des élections précedentes), mais qu´elles ont manqué d´indépendance et de transparence. Elle ne se permet pas de dire qu´il y a eu fraude, mais que le Nicaragua doit faire des progres concernant la pluralité des élections, car il y avait notamment beaucoup plus de « fiscales » du FLSN que d´autres partis ( les fiscales sont employés pour veiller au bon déroulement des élections). Et un point non-négligeable, Daniel Ortega sera président pour la 3eme fois, violant ainsi la Constitution qui interdit a un candidat d´etre président plus de 2 fois.

L´ Organisazion de los Estados Americanos qui condamnait le manque de transparence et d´indépendance du CSE dimanche en début d´apres-midi, semble s´etre un peu rétracté. Nous verrons leurs conclusions finales.

Les autres partis ne reconnaissent pas les résultats et appellent a la mobilisation. Quand aux nicaraguayens qui ne sont pas pour le FSLN, pour eux il n´y a aucun doute qu´il y a fraude.

Enfin voila, pour l´instant les résultats sont de l´ordre de 63% pour le FLSN, 29% pour le PLI, 7% pour le PLC, et mois de 1% pour les 2 autres partis.

 

Lundi 13 novembre:

Les résultats finaux sont:

62,46% pour le FSLN, 31% pour le PLI, 5,91% pour le PLC, 0,40% pour l´ALN et 0,23% pour l´APRE.

http://www.cse.gob.ni/md5/res1dipparl.php

 

Dimanche 17 décembre:

Aujourd´hui dans la Prensa, est de nouveau mentionné le manque d´indépendance du CSE et l´absence de fiscales de l´opposition lors des élections.

L´Union Europénne soumet des recommendations au Nicaragua, comme créer une nouvelle Loi Electorale, et renouveller les magistrats du Conseil Supreme Electoral. En 2001 et 2006, l´UE et d´autres prganismes avaient déja fait des recommendations qui n´ont jamais été mises en pratique. Vive la démocratie!

San Juan del Sur

San Juan del Sur est une destination touristique de bord de mer.  A priori, pas de grandes ballades a faire, mais du surf!!!! Berta et Leo sont parties a Bluefields, je me laisse tenter par San Juan avec mes colocs.

POur se rendre a San Juan: prendre un bus jusqu´a Rivas. Il en passe environ toutes les heures (25 cordobas) donc si vous le loupez, prenez nimporte quel bus qui s´arrete a l´entrée du Mombacho, puis essayez de prendre le bus qui va de Managua a Rivas. Ensuite a Rivas, un bus pour San Juan del Sur vous attend (15 cordobas). Environ 2h30 de trajet.

http://maps.google.com.ni/maps?hl=es&q=catarina+nicaragua&gs_sm=s&gs_upl=1766l1766l1l3297l1l1l0l0l0l0l1046l1046l7-1l1l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&biw=1366&bih=571&wrapid=tlif132053937201510&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl

Nous dormons a l´hotel Estrellas en bord de mer. 8$ nuit en dortoir+ptit dej. La plage de San Juan n´est pas terrible, mais il y a tout ce qui faut pour manger, sortir et se renseigner pour trouver un guide ou un cours de surf, et surtout un tour pour voir les tortues car c´est la saison (25 $). Le mec de l´hotel nous dit que nous avons 80 a 100% de chances de voir des tortues, mais 25$ je trouve ca cher payer. Apres renseignement aupres de la Casa de Oro, le prix est identique car il faut payer l´entrée du parc (10$), le transport et le guide, mais Lily, la responsable québecoise du tour nous apprend que bien que ce soit la bonne saison, le mauvais temps a limité l´arrivée des tortues et nous ne sommes pas sures d´en voir le soir. Tant pis, nous reviendrons en novembre, dans la semaine apres la pleine lune, temps fort de l´arrivée des tortues sur la plage.

L´ambiance nocturne de San Juan est bonne. Les resto sur la plage ont des aspects plus touristiques que traditionnels, et sont bien sur plus chers mais les langoustes et autres poissons sont excellents, notamment les « ceviches », poissons crus, cuits au citron. Mais pas que. Maman, cette soupe de poisson est pour toi:

San Juan del Sur dans Ballades en Nicaragua   dans Ballades en Nicaragua 

Le lendemain, l´hotel propose des tours de peche et plongée, yoga. Mais ce qui nous interesse c´est le surf!!! Transport, cours, location pour plus de 20 dollars. Amélie nous propose de noux expliquer les bases du surf. Nous louons donc notre planche (10$) et payons le transport aller-retour vers la plage Maderas que nous propose l´hotel, avec petit passage par le Pali pour acheter a manger (5$). La-bas, cours simplifié d´Amélie sur la plage, puis c´est parti! Les vagues sont bonnes mais pas trop violentes.

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Pour surfer, le mieux est encore d´etre un peu sportif pour arriver a se lever d un bond sur la planche. J´ai du réussir 4 fois en une journée, au prix de quelques bleus. Je ne m´épancherai pas sur ma baignade-talassothérapie (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais si on s´allonge sur l´eau apres le passage d´une grosse vague, ca fait des bulles!!), qui a failli se terminer contre les rochers. J´ai du appeler un surfer a mon secours.

Apres avoir observé des « caraboles » (genre de mini crabes qui se cachent sous des coquillages), et qu´un nouveau zélandais de l´hotel ait léché un carabol pour me montrer comment ca le fixait au sol, nous avons encore le privilege de contempler un splendide coucher de soleil avant de repartir a l´hotel (pas de mode magique cette fois, couleurs naturelles).

                             

Voila, sachez aussi que la fete a San Juan del Sur est assez bonne. Il y a notammant un bar avec billard gratuit, babyfoot et concerts, hamacs et tables en exterieur qui est tres sympathique (oublié le nom). Nous avons également testé el Iguana (rhum et vodka gratuite entre 10h et 12h pour les filles…).

En supplément, les phrases typiques francaises selon mes colocataires allemandes:

« Le propriétaire veut augmenter le loyer »

« Il rate le virage, et BOUM, c´est le choc »

« Arthur est  un perroquet »
Un jour je parlerai du travail a l´école, promi.

L´Ile d´Ométépé

A l´occasion de ce week-end de 3 jours, nous partons direction l´ile d´ométépé, considérée selon un des nicaraguayens éméché de la laguna de Apoyo come l´une des « 7 merveilles du monde ». Mmm, aurait-il besoin de soutien scolaire lui aussi?

 

L´Ile d´Ométépé dans Ballades en Nicaragua Granada_Ometepe_Rivas_San_Juan_del_Sur_mapa   Mapa-Ometepe dans Ballades en Nicaragua

Parenthèse pour les futurs volontaires, pour se rendre a l´íle d´Ométépé depuis Granada: prendre le bus Granada-Rivas jusqu´a Rivas (25 cordobas). De la, prendre un taxi jusqu´a San Jorge (25 cordobas par personnes, nous étions 4). A san Jorge, plusieurs options: un ferry (50 ou 40 cordobas) ou une lancha (30 cordobas) qui vous déposent a Moyogalpa. Voir les horaires, mais demander confirmation, ca peut changer…

http://www.nicatour.net/es/nicaragua/horario-san-jorge-ometepe.cfm

 Il y a aussi un autre ferry qui dépose a San Jose, mais à vérifier…

Pour le retour, il vaut mieux se renseigner avant, selon qu´il soit plus judicieux de se rendre a San Jose ou a Moyogalpa. Et prenez bien en compte que les bus sont moins fréquents qu´a Granada, surtout le dimanche. Le trajet est long (8h pour nous, mais j´y reviendrai).

Quelques photos du trajet en bateau:

          

         
Bon, j´ai un peu triché. Les photos des dormeurs ont été prises au retour… (j´ai volontairement omis celle de Maria par peur des représailles).

L´Ile d´Ométépé est « basically » divisée en 2 parties, coté nord (gauche sur la 2eme carte du haut), le volcan Concepcion, le volcan le plus actif, d´une hauteur de 1610 m, environ 8h de marche aller-retour. Souvent déconseillé car léger risque de projection de lave (léger, la derniere remonte aux années 90). Le Charco Verde est une réserve naturelle, une petite ballade sympatique pour voir les arbres et les singes congos. Mais n´espérez pas vous baigner. Et selon les dires, c´est tout ce qu´il y a à faire du coté nord de l´ile. Coté Sud: le volcan maderas. Cela vaut la peine de prendre un hotel dans le coin pour monter au volcan maderas, 1390 m d´altitude,  7h aller-retour et se baigner dans la laguna verde (d´un vert beaucoup moins douteux). Autres curiosités à voir: la cascade San Ramon, environ 100 m de hauteur, les pétroglyphes de la firma Magdalena (et ailleurs) et la zone de Mérida en kayak pour admirer les caimans, tortues et autres animaux du coin. Entre les 2 volcans se trouvent « los ojos de agua », 3 trous d´eau formés par les volcans, entrée payante (40 cordobas) et eau limpide.

Voila pour l´essentiel d´Ométépée. Mais bien sur, nous ne savions pas tout cela au début. Nous nous sommes d´abord rendus à la pointe Jésus Maria pour rencontrer les « pecheurs et artisans » du coin. L´endroit était désert, mais pour mon plus grand bonheur il y avait des vaches. Qu´elles sont belles…

       

Il faudra que je vous en montre des plus cornues.
Puis, nous avons marché le long de la route en attendant que passe un bus. Ils sont beaucoup moins fréquents qu´a Granada, nous avons donc marché jusqu´a avoir bien faim. Nous trouvons un « resto » qui nous propose un poulet avec riz, platanos et légumes pour 50 cordobas (2 euros). « Sur place ou a emporter? ». Elle peut nous le préparer a emporter en un quart d´heure  avant que le bus ne passe. On accepte. Elle part a la cuisine. Le bus passe… Bon, ben ce sera sur place…

Puis nous reprenons la route a pieds jusqu’ a ce que le bus passe enfin 1h apres. Mais c´est toujours interessant de marcher sur la route d´un pays inconnu. Enfin arrivées au parc naturel le Charco Verde, nous espérions pouvoir nous baigner dans son eau verte. L´eau est verte, certes, mais d´un vert plus douteux que turquoise. Joie de découvrir un troupeau de singes congos au dessus de nos tetes, peur, parce-qu´ils sont bien mignons mais aiment bien jeter des excréments sur les passants et leur cri ressemblerait plutot a celui d´un gorille. Encore heureux, que nous ne soyions pas tombés sur les singes « cara blanca » qui eux s´amuseraient plutot à simuler l´acte sexuel avec les passantEs. Mais ce fut quand meme une ballade interessante puisque certains arbres sont nommés (mon préféré avec son tronc large est le panama, cf photo), et nous découvrons des fleurs inconnues, les vautours du coin, ainsi que des insectes qui ont l´air se s´accoupler d´une facon bien bizarre… Voyez plutot.

    

   

Le tour du Charco Verde étant vite fait, nous optons pour nous rendre directement a l´hotel Istian, situé sur la playa Santo Domingo entre les 2 volcans. Enfin, « directement » c´est vite dit, car il faut encore attendre le bus… A l´arrivée, nous sommes assez contentes. Juste en face du lac, 4$ la nuit pour une chambre de 4. Le jardin est joli. Seul problème: les moustiques qui se massent à l´entrée de notre chambre. Encore heureux que nous ayons des moustiquaires.

   

Une fois installées, un nica libre sur la plage s´impose (nica libre= cuba libre avec rhum blanc). La plage n´a rien de touristique, seulement une bande de sable noir, des moustiques et une eau claire sans être limpide, a environ 22 degrés (estimation personnelle, donc prévoir un intervalle de confiance relativement grand). Il est entre 17h et 17h30, le soleil se couche, les 2 volcans nous entourent, c´est donc le moment et l´endroit idéal pour se baigner. Les photos le démontrent.

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Je tiens encore une fois a mettre en garde contre les photos trompeuses, et notamment le mode « magique » de Léo qui amplifie légerement les couleurs. Mais c´était quand meme un bain « de Puta Madre! ». Et pour couronner le tout, des éclairs au loin (suffisamment loin), il pleuviote un peu. Sur le sable, on apercoit des bestioles lumineuses, qui ne sont ni des lucioles, ni des vers luisants. Selon la description tres précise de Leo, « c´est comme des mouches avec le cul qui brille de temps en temps ». Paradisiaque. Berta et moi nous décidons enfin a sortir de l´eau pour aller se laver. En sortant de la douche (bien froide), je découvre la nouvelle coupe de cheveux de la Maria, tres contente d´elle. Si vous voulez essayer a la maison, l´opération consiste a se faire 3 queues de cheval: 2 sur les cotés et une derriere. Coupez les 3 a la hauteur qui vous convient et vous obtiendrez un joli dégradé. Véridique.

Au repas, nous sommes les seules clientes de l´hotel. Coupure d´électricité sur coupure d´électricité (les gérants ont l´air habitué), on nous prete une lampe qui attire les moustiques. Le jus de pasteque est délicieux et le repas tres bon. Il pouvait bien apres 1h30 d´attente!

A 21h30, nous tombons dans nos lits comme des moustiques. Lever 5h pour voir le soleil se lever. Et nous apprenons une chose tres importante: quand il y a beaucoup de nuages, il n´y a aucune couleur. Retour au lit, jusqu´a 8h30. Nous sommes samedi et la dame de l´hotel nous annonce que les bus passent environ tous les 3h selon la direction, car c´est le jour des derniers discours des leaders des différents partis politiques avant le grand silence jusqu´aux élections. Nous voyons passer des camions a ciel ouvert transportants des dizaines de sympathisants politiques des différents bords en direction du défilé. Et on se demande comment on va bien pouvoir se déplacer. Réflexion faite, nous commencons par les pétroglyphes a 20 minutes de marche.C´est a ce moment qu´un bus passe. Pour une fois qu´il en passe un, on ne va pas le louper! On réfléchira apres pour le retour. Il se trouve qu´il se rend a Magdalena, ou se situent aussi les plus jolies pétroglyphes. Pour explication, les pétroglyphes sont des dessins gravées dans la roche. Le guide de Berta les qualifient de precolombines, car antérieures a Christophe Colomb. Sur place, les pétroglyphes ne sont pas du tout protégés et aucune explication de leur signification. Donc voyez plutot par vous-meme:

   

Une questin me taraude… Avaient-t´ils des bicyclettes a l´époque?…

Nous avons ensuite était victime d´un incident qui aurait pu être tres malheureux… Alors que nous zigzaguions entre les rochers, nous sommes tombées a 2 m de nous sur un boa constrictor… Heureusement, Léo et moi étions munis de nos canifs (merci papa Moutengou), et nous avons dépecé la bete a grands coup de couteau suisse. Ames sensibles s´abstenir:

            
Apres cette aventure, nous continuons notre chemin jusqu´a… perdre notre chemin. Nous tombons alors sur un américain jouant de la guitare dans une cabane. Il nous explique que nous sommes tombés sur une autre « finca » (ferme), la finca Bona Fide. Il y a d´autres cabanes. J´en connais qui qualifieraient cet endroit de « camp de hippies », mais je ne donne pas de noms… Beaucoup d´américains, qui montent un projet agricole de plantation d´arbres et de cours d´agriculture bio. L´idée est entre autres d´arreter d´exporter des fruits qui peuvent se produire sur place (noix, coco, fruits de la passion, salade…). Ils pronent notamment l´idée de « permaculture », autrement dit « agriculture permanente ». Pour les intéressés: http://www.projectbonafide.com/.

Le jeune américain nous accompagne jusqu´a la Finca Magdalena, en jouant toujours de la guitare sur le chemin, un peu compliqué pour passer les barrieres…

     

De retour a la Finca Magdalena, qui est aussi un hotel ( un bon plan pour les voyageurs, 4 $ la nuit et le village en bas fait la fete de temps en temps), nous offrons un café a l´américain. Ce sera un « pain francais » pour moi, autrement dit un pain perdu avec des bananes pas mal du tout.Nous trainons un peu, le temps d´acheter des bijoux, et de passer a peu pres 1h avec l´artisan qui défait des bijoux pour en refaire d´autres pour Léo qui est tres dure en affaire. J´en profite alors pour lui poser des questions sur les graines qu´il utilise (cela fera peut etre l´objet d un autre article).

        

Il nous reste juste assez de temps pour aller se baigner a los Ojos de Agua,  piscines naturelles formées lors de l´éruption  du volcan Concepcion, 40 cordobas l ´entrée.

Sur le chemin du retour (4 km a pieds), encore un beau spectacle de coucher de soleil sur le volcan Concepcion:

           
4 km a pieds, apres 18h, la nuit a bien le temps de s´installer. Mais heureusement, Berta, notre aventuriere prévoyante avait embarqué sa lampe frontale (et accesoirement, du fil et des aiguilles, ainsi que des bandages et sparadra), c´est quand meme plutot rassurant meme si le retour nous a enchanté. L´occasion d´entendre les bruits d´animaux du coin, de voir l´animation des maisons de nuit, les panneaux d´évacuation en cas de réveil du volcan, et d´arriver bien fatiguées et affamées a l´hotel ( ou il y avait de la lumiere!!!). Un bon poulet, un  documentaire sur les tigres (« depuis 8 ans, notre reporter entretient une relation tres spéciale avec Julie, la tigresse »), et au lit.

   

Seconde tentative de lever de soleil le lendemain. Echec. Encore moins de bus le dimache. Marie et moi rentrons a Granada (quelques 8h de trajets et encore pas mal de marche a pieds), pendant que Berta et Léo vont voir les caimans et tortues en kayak a Mérida. Ca m´aurait bien sur enchanté mais je voulais voir le discours a Granada d´un des parties politiques qui se présente aux élections, l’APRED. Apres réflexion, je vous épargnerai les « 100% contre l´avortement »,  » Celui qui ne croit pas en Dieu n´a rien », « en 1er Dieu, ensuite la famille! », « Alea iacta est, vota en la casilla 10″

 

Merci de votre attention et pardon pour cet article beaucoup trop long, mais l´inspiration était trop grande.

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