C´est Noel a l´école!!

Apres une journée un peu difficile hier (classe mal préparé, une vingtaine d´enfant déchainés qui sortent de classe unde mi heure avant la fin car pas d´exercice de maths, et qui viennent perturber la réunion pour le spectacle ou les enfants sont eux aussi surexcités, bref), la derniere matinée de classe avant Noel s´est tres bien passée.

La matinée a commencé avec 1h de sport( enfin de jeux) et une demi heure de classe ou les 18 enfants de 2do grado ont fait des napperons tres calmement.

C´est Noel a l´école!! dans L'école et le travail de volontaire    dans L'école et le travail de volontaire  

Puis la Esperanza a offert un repas de Noel. Pour l´occasion les femmes de ménage des différentes maisons de volontaires se sont réunies pour préparer une petite assiette de poulet, riz et légumes. Les volontaires aussi y ont eu droit! Chaque classe est venu chercher les assiettes chacune son tour pour venir manger dans sa classe. J´étais un peu surprise que le repas se passe de facon séparé, chacun dans sa classe, mais pas forcément mécontente. Apres le repas, les éleves et volontaires ont attendu dans leur salle de classe l´arrivée des piñatas, un peu comme des singes en cage, sautant  dans tous les sens.

Iren a grimpé au mur pour installer notre piñata rose, made in Russie (au passage un grand bravo aux volontaires qui ont fait certaines piñatas, dont Bob l´éponge, by Juliana et Maren), pendant que Alexander grimpait a l´arbre pour décrocher une branche pour battre la piñata. A savoir qu´ici les enfants grimpent au mur,  aux arbres et sur le toit de l´école, c´est normal.

Ayant eu un apercu du résultat des piñatas du coté des volontaires, cad un peu dangereux, je n´étais pas vraiment rassurée, d´autant plus que cerains enfants aiment a s´avancer pres de l´enfant qui est en train de frapper la piñata les yeux bandés. Mais tout s´est tres bien passé, et nous avons beaucoup ri quand Miguel s´est acharné sur le mur pensant qu´il était en train de massacrer la piñata.

   

 

Bref, une belle matinée de cloture de l´année 2011 a l´école, les enfants étaient tres contents et moi aussi!

Et en bonus une photo d´une partie de la classe de 2ndo grado de l´école d´été:

 


Archive pour décembre, 2011

Bijoux d´Amérique latine

A l´occasion de notre voyage a Ométépé, et de l´averse qui nous a retenue a la Finca Magdalena, nous avons pu apprendre quelques noms de graines de l´artisan qui vendait ces bijoux. J´adore leur vocabulaire tellement évocateur.

 

Bijoux d´Amérique latine dans Artisanat et cultures
Boucles d´oreilles en coco

 

 dans Artisanat et cultures
Ongle de chat (una de gato)

 

Malinche y platanillos

Les petites graines sont les platatanillos et les graines allongées sont les malinches. Ce dernier nom vient de La Malinche, indienne mexicaine, amante de  Hernan Cortes, qui a joué un grand role dans la conquete espagnole car elle était aussi sa conseillère, interprète et intermédiaire. Selon certains, la Malinche a trahi son peuple puisqu´elle a contribué a la colonisation des mexicains par les espagnols, selon d´autres, elle n´aurait pas eu le choix et a surement contribué à atténuer la violence des espangols. Ce qui nous amène à le question posée durant les cours d´espagnol de Maren et Juliana:

« La Malinche… victime ou traitresse? ».  
 
La graine rouge est un « pet chinois » (pedo chino)
surement pour l´odeur qu´elle dégage. Mais pourquoi chinois?

 

Ecole d´été, 2e semaine

Après une première semaine assez réussie, la 2ème a été plus difficile. De 18 élèves en 2ème grade, nous sommes passé a 30. Lauren nous a quitté et nous avons eu 3 nouvelles volontaires. Je me suis trouvé très tyrannique cette semaine, mais à juste titre je pense. Les cours étaient plus fatiguants, vu le nombre d´enfants et leur tendance a bouger les tables, à crier, à se lever. Mais aussi car ils étaient moins préparés. Nous sommes censés, chaque jeudi ou vendredi faire un plan global de la semaine de cours, ceux qu´ont fait Sonja, Iren et Lauren qui n´étaient que 3 vendredi dernier. Et puis chaque jour après la classe, il serait bon de se retrouver pour parler des cours du lendemain et se départager le travail s´il y a des choses à préparer. Hors toute cette semaine, alors que Sonja et moi étions pretes a discuter un peu des cours du lendemain, Ana devait rentrer à pieds pour ne pas laisser Linda rentrer seule, Iren était fatigué et voulait rentrer, et Marian et Miranda, les 2 nouvelles devaient par exp aller a la laguna de Apoyo.  Donc Sonja et moi préparions la classe. Ou bien nous en parlions ensemble le lendemain durant l´heure de « computacion » ce qui nous empeche d´aider les élèves a comprendre les exercices que l´ordinateur leur demande.Bien qu´il y aient 2 volontaires assignés a l´activité « computacion », c´est bien peu pour 30 éléves.

Et puis se pose la grande question « comment s´occuper des élèves les plus en difficultés »? La différence de niveau est bien trop importante pour pouvoir leur demander les memes exercices que les autres, meme en les aidant. Nous avons alors tenté de faire des groupes de lecture.Sonja s´occupait de ceux qui ne savaient pas lire et les autres volontaires formaient des groupes de 6 élèves sans distinction de niveau.Ce ne fut pas de tout repos pour moi puisque ceux qui savent très bien lire n´écoutent pas ceux qui peinent, et le grand nombre d´éléve dans la salle rend difficile l´écoute, sans parler de ceux qui n´ont juste pas envie.

Donald propose de diviser le 2eme grade en 2 classes (hétérogènes). Nous garderons le meme programme pour les 2 groupes mais l´ambiance sera plus tranquille. Le seul petit problème c´est que le nombre de volontaire diminue. Marian n´etant pas convaincue de l´efficacité de l´ONG et des classes s´en va, Ana part demain. Nous ne sommes plus que 4. César va venir nous donner un coup de main.

Je me dis que tous les volontaires précédents se sont posés les memes questions que nous et ont peut etre trouvé des solutions efficaces, mais pas de trace de leur réflexion. Dommage. A suggérer.

Enfin, la 3ème semaine semble s´annoncer un peu mieux. Miranda semble pleine de bonnes idées, et nous avons bien discuté hier pour préparer la 3eme semaine. Ils semblent également avoir compris que ce n´est pas très construtif et solidaire de se barrer directement après la classe sans penser au lendemain. Et puis a force de harceler les ayudantes a propos du spectacle, Donald a donné des directives pour que les ayuandantes passent dans les classes inscrire les élèves intéressés, et m´a donné une suggestion d´horaire. A savoir tous les jours entre 11h30 et 11h55. Je me souiens encore de la réponse d´Antonia quand je lui ai dis que le spectacle serait pour fin janvier « ah mais alors nous avons le temps! » Euh non… nous n´avons pas le temps, dans mon pays un spectacle ca se prépare.

A part ca les enfants sont adorables, surtout Jamilette, Maria José et Estefani, qui nous sautent dessus dès que nous arrivons. Gustavo est enfin venu à l´école, mais ils l´ont mis dehors le 2nd jour car il était arrivé une demi-heure en retard.

Encore une affaire à suivre…

 

ps: nous avons fabriqué des horloges que nous utiliserons en mathématiques. Une chouette idée je trouve.

Rio San Juan

Apres 3 semaines a Granada, et une certaine overdose des Caipirinha au Centralito, de la calle la Calzado  et de tant de monde, je vais prendre un bol d´air dans la partie la plus au Sud du Nicaragua: le Rio San Juan qui fait frontière avec le Costa Rica ( d´ou qqs conflits actuels et ancestraux comme vous le verrez plus tard).

Rio San Juan dans Ballades en Nicaragua rio_san_juan_mapa

C´est donc a 5h du matin que Berta, Jenny, Sonja et moi partons en théorie de la casa el Martirio pour prendre un autobus direction Managua. Je dis bien en théorie car a 5h30, j´appelle Berta  qui n´est toujours pas au rdv et qui ne s´est en fait pas réveillée. Pas trop grave, nous partons a 6h15. A  Managua nous changeons de station de bus et réservons un bus pour San Carlos a 150 cordobas  qui nous fait contourner par la droite le lac Cocibolca ( lac du Nicaragua). Il ne part qu ´a 9h15, le temps pour nous de manger une tortilla et poulet,  des fruits frais  ou un café. Puis nous prenons le bus qui arrive a San Carlos a 15h30, soit une bonne journée de trajet ( et de sieste). Dans le bus je rencontre également une grand-mère et sa petite fille qui reviennent de Managua ou elles rendaient visite a la maman de la petite. Elles sont trop chous, j´ai envie de leur demander si je peux vivre chez elle et apprendre a faire des tortillas.

Nous arrivons a San Carlos, un petit village qui semble s´etre enrichi ces dernières années, profitant du tourisme qu´engendre le Rio San Juan. Village tres sympatique avec un parc très coloré et une belle vue sur le lac. Nous réservons le bateau du lendemain qui nous emmenera a Castillo pour 74 cordobas a 8h et 3h de trajet (il est aussi possible de prendre un « express » de 2h, à 6h30 du matin pour 120 cordobas et 2h de trajet). Nous nous couchons a 21h a l´hotel Pena pour 3 $. Les 2 dames qui nous ont recu de facon tres sympatique ont tres vite changé de couleur quand je leur ai demandé tres gentiment de changer les draps parce qu´il y avait des crottes de souris dessus. La dame n´a pas apprécié que je l´accuse d´avoir des souris. Je n´ai plus revu son sourire apres ca.  Et nous avons tres mal dormi, entre musique et pétards. Par contre nous avons tres bien déjeuné dans un comedor. Petit déjeuner nica: gallo pinto (riz + haricots rouges), oeufs brouillés, pain, fromage salé , café, il ne manquait que les bananes cuites.

 dans Ballades en Nicaragua    

Puis nous prenons la « lancha » et découvrons le fleuve San Juan. L´eau est verte et opaque mais le paysage est beau. Il y a beaucoup de hérons. Nous passons encore une bonne partie du trajet a dormir. Mon voisin éponge l´eau qui a trempé mon sac mais je n en profite pas pour faire connaissance (« vilaine! »).

Puis nous arrivons a Castillo ou une jeune fille de l´office de tourisme nous acoste pour nous proposer des visites guidées. L´office est en travaux mais nous pouvons la trouver chez elle ou dans la rue apres réflexion. Nous nous rendons au premier hotel a coté de l´embarcadère, pour 90 cordobas la nuit, l´Hotel Aurora, qui a une magnifique vue sur le fleuve et un balcon pour pouvoir la contempler. L´hotel est tenu par un monsieur de plus de 70 ans et sa fille d´une vingtaine d´année. La jeune fille de l´office du tourisme, Mildred nous apprendra plus tard qu´il a eu un bon paquet de femme dan sa vie et qu´il est maintenant célibataire, mais amoureux d´une jeune fille de 25 an qui vit dans un village et qui selon Meldre n´est pas amoureuse mais vient le voir de temps en temps pour « l´aide » qu´il lui apporte. Voila, c´était la minute potin. Apres s´etre installées, nous nous promenons un peu dans Castillo qui est décidément un village bien agréable, je dirais meme plus « quartier » que « village ».  Nous croisons Mildred et en profitons pour lui dire que nous irons visiter la réserve Indio Maiz le lendemain matin avec son guide. Nous nous installons un peu avec elle. Elle est locace et nous raconte un peu sa vie. Elle a 31 ans, 2 enfants de 6 et 11 ans. Elle travaille la semaine pour l´office de tourisme et prend le bateau les samedi et dimanche matin pour se rendre a l´université d´anglais de je ne sais plus quel village. Elle est très enthousiasmée par ses études et nous explique son point de vue sur le fait qu´une femme n´est pas seulement faite pour s´occuper de son mari et ses enfants mais doit vivre aussi pour elle-meme, etre capable de gagner son argent et ne pas etre tributaire d´un mari qui sort au bar le samedi soir et décide de l´argent qu´il laisse a sa femme. En somme, un discours d´une femme de pays développé, a la différence près que ce n´est pas l´éducation qu´elle a recu, sinon une lecon qu´elle s´est donnée a elle-meme. Elle nous explique alors qu´elle a toujours voulu étudier mais que sa mère n´avait pas les moyens de l´envoyer étudier a San Carlos qui était la seule université a l´époque. Son beau-père ne l´a jamais considéré comme sa fille, alors dès qu´elle a pu, elle est parti avec son copain de l´époque et a 20 ans, elle accouchait de son premier bébé. Jusqu´a ce qu´il s´en aille et qu´une autre université soit crée dans le village dont je ne me souviens pas le nom. Elle précise qu´elle est tres heureuse de vivre comme elle vit. Un échange très instructif pour nous.

Nous reprenons la ballade qui n´avait pas duré bien longtemps. Sur les perrons sèchent des graines de cacao. Je m´étonne de voir des bouts de tissus rassemblés sur le sol, Berta m´explique que ce sont des paillassons. Mmm, ingénieux.

     

Puis, nous croisons une dame qui mélange une pate marron dans un chaudron. Berta s´intéresse et lui demande qu´est ce que c´est. La dame prononce un mot incompréhensible, on lui demande alors d´expliquer… autre mot incompréhensible. Berta lui demande alors si c´est du caramel. La dame répond que non, sans plus d´explication.  »Ok, muchas gracias ». C´est vraiment énervant. Comme dirait Berta « Les hommes sont lourds et les femmes antipathiques ». Ilf aut leur tirer les vers du nez pour savoir le moindre prix, la moindre information basique. Hier soir par exemple je voulais en savoir un peu plus sur le vin national, a partir de quel fruit il était fait (puisqu´apparemment ce n´est pas a base de raisin). Le serveur me dit qu´il ne sait pas. Je lui demande alors de me montrer une bouteille. Il souffle et me montre une bouteille du Chilie…  De toute évidence ici le client n´est pas roi!!! Bref, revenons a Castillo. Nous allons ensuite manger peu cher (60 cordobas) dans un comedor charmant, et nous rendons au chateau ( ce n´est pas pour rien que le village s´appelle « Castillo »). En plus du chateau, le musée nous  montre divers objets utilisés a l´époque précolombienne (avant Christophe colomb), comme le « metate » qui servait a écraser les aliments ou bien de siège pour les personnages illustres:

costaricanmetate

Une autre partie du musée explique l´utilité du chateau, construit en 1675,  qui était de protéger le Nicaragua des attaques de pirates. L´occasion d´apprendre qu´il y a différents types de pirates: les corsaires, les flibustiers, et les boucaniers. Le corsaire par exemple est mandaté par le roi et autorisé à pirater les bateaux de pays étrangers. En l´occurence différents corsaires d´Angleterre ont attaqué  et pillé Castillo. La 2ème partie du musée raconte qu´a la fin du 19ème siècle, le chemin originellement prévu pour rejoindre la mer des Caraibes et la cote pacifique par bateau n´était pas le canal de Panama mais le Rio San Juan. Des lignes téléphoniques avaient été installées et une voie de chemin de fer avait été construite le long du Rio San Juan ( qui a été désinstallé depuis pour récupérer le fer) en prévision de l´activité qui allait s´ensuivre. Les américains comptaient ainsi faire transiter les marchandises de San Fransisco a New-York. Mais il s´est avéré que malgrè le coup plus économique de ce canal, les américains ont abandonné le chantier du Nicaragua pour prendre le relai des francais qui avaient échoué dans leur tentative de construction du canal de Panama (notamment Gustave Eiffel, mais je ne m´étendrai pas la-dessus).

Apres la visite du musée, nous montons au sommet du chateau d´ou la vue est MA-GNI-FI-QUE.

Puis retour a l´hotel pour profiter de la douche car a Castillo, l´eau coule de 5 a 7h du matin et de 16h a 18h le soir, le reste du temps c´est douche a la bassine (comme a San Carlos). Apres la douche nous allons manger chez « Vanessa » et nous confrontons encore a la « sympathie » des  serveurs nicaraguayens. Je vous épargne nos échanges.

Le lendemain, ptit dej de chez Vanessa sur le balcon de l´hotel et rdv a 6h40 sur le quai avec un petit passage a la pulperia pour aller louer une paire de botte, ou le petit Jackson, environ 1 an se charge de ranger nos chaussures. Puis nous voila parties, en barque en compagnie de 2 suisses allemands, et 3 allemands (sans compter nos 2 allemandes) en direction de la réserve Indio Mais (cf carte du haut). Le guide commence par nous dire  que le fleuve aurait changé de sens a la suite d´un tremblement de terre, ce qui voudrait dire que l´eau n´irait pas du lac  jusqu´a la mer mais de la mer vers le lac. Je commence a douter du guide… Durant le trajet, nous pouvons observer les travaux de la future route « tica » (du Costa Rica) qui longe le fleuve. La route se construit a seulement quelques metres du bord du fleuve et des conséquences sur l´écosysteme sont a craindre du coté nicaraguayen.

Apres 1h de bateau et  un passage par la « caserne militaire » pour s´inscrire sur la liste des visiteurs de la réserve, ou nous faisons la connaissance de Valeria, une charmante singe araignée qui se prend d´affection pour Berta, nous arrivons au point de départ de la ballade. J´oublie de préciser que le guide  a profité de notre halte a la caserne pour nous montrer una « ranita verde », une minuscule grenouille verte donc le venin était utilisé pour empoisonner les sarbacanes. Il se lave bien les mains dans le fleuve apres l´avoir touchée…

       

Puis la ballade commence enfin. Le guide nous explique notamment pourquoi les troncs des arbres son extremements larges: car le sol n´étant pas tres nutritif en profondeur, les arbres vont chercher leur ressources nécessaires plus loin en surface. Un meme type d´arbre peut avoir des troncs différents selon la qualité de son sol. Nous retrouvons également les bromélias (photo 2), qui puisent leurs nutriments  sur les branches des arbres, mais ne sont en aucun cas des parasites. Nous croisons également des arbres pouvant atteindre 60 m de hauteur, des plantes mortelles mais qui ne paient pas de mine, beaucoup de plantes médicinales. Certaines sont anesthésiantes, d´autres permettent a la personne qui vient de se faire piquer par un moustique porteur du paludisme ou mordre par un serpent, de vomir le venin. Et je passe les fourmis « géantes » (2-3cm) dont la morsure est plus douloureuse qu´une morsure de serpent. Nous croisons également de plus petites fourmis dites « fourmis champignonnistes » (photo 3) qui trimballent sur leur dos des morceux de feuilles, pour les ramener dans leur fourmillère . Le support végétal récolé servira alors de support au champignon dont elles se nourissent.

 

 

Et comme souvent dans ce pays les noms donnés aux graines, animaux, végétation, sont très évocateurs. Comme par exemple, le peigne de singe (photo 1), les lèvres de femmes, aussi appelés « lèvres de clown » ou « lèvres de prostituée » (photo manquante), très flatteur… J´ai batisé la 3ème « dessous de bras »…

                                               

Sur les photos suivantes la liane « escalier de singe », un joli papillon transparent, et la « ranita roja », la copine de la ranita verde qui est elle aussi venimeuse.

   

Ainsi que « la plante qui marche » qui peut se déplacer chaque année de 2cm. Mais comment fait-elle me direz-vous? Elle laisse pourrir certaines racines et en reforme d´autres allant dans la direction choisie, vers une zone plus ensolleillée par exemple. La 2ème photo montre les traces laissées par un « oso hormiguero » (ours fourmillier) dans une termitière. Et la 3ème une pante qui n´en a pas l´air mais qui peut vous tuer instantanément si vous la mangez.

     

Autres photos en supplément:

                  

 

Retour a Castillo a 13h30. Juste le temps de passer prendre nos affaires a l´hotel et de commander des tacos, avant de se rendre a l´embarcadère a 14h pour revenir a San Carlos. Et encore 3h de bateau!

A San Carlos, le soir, c´est la fete du taureau de feu, comme en Espagne, en plus barbare. Des jeunes brandissant un masque de taureau enflammé (autrement dit, 4 bout de bois a peine accrochés) courrent apres les enfants pour le leur balancer sur la tete, avant de prendre un 2eme taureau de feu.Il semblerait qu´il y ait une fete de village, qui me fait beaucoup penser aux féte d´Osse en Aspe, la piste de danse moins vide… La fete de village est en fait un mariage, mais apparemment, personne ne sait ou sont passés les mariés…

Le lendemain, départ a 8h pour arriver a Granada a 18h15. Je ne compte pas les heures passées dans le bus et le bateau.

Un 8 décembre pas comme les autres

Hier était le dernier jour de la semaine de célébration de la Purisima, la Inmaculada Maria, en l´honneur de sa conception car Marie serait préservée du péché originel depuis sa conception dans le ventre de sa mère Sainte Anne. Dieu est un magicien. Résultat,  nous n´avions pas école. Nous en avons donc profité pour faire une vente de biscuits allemands et de crepes devant la maison. Je dois dire avec une certaine fierté que l´idée était mienne. Mon intention était de rencontrer nos voisins à qui nous n´avons jamais parlé, de faire découvrir les patisseries de chez nous, de passer un peu de temps dans notre rue et en dernier lieu de remettre la cagnotte a la Esperanza. Les filles de la maison ce sont preté au jeu, pendant que les garcons décuvaient de la veille.

Un 8 décembre pas comme les autres dans Granada   dans Granada  

Ce fut très sympatique et amusant. Nous avons en effet rapidement fait connaissance avec nos voisins. La dame de la pulperia est venue nous acheter des crepes qu´elle a trouvé très bonnes et m´a dailleurs appris qu´il existait l´équivalent au Nicaragua, sous le nom de « Manuelas », à la différence près qu´ils les bourrent de fromage et de sucre. Le voisin qui crie fort et qui nous réveille a 5h du matin est également venue en acheter, et en racheter. Sa voix est encore plus impressionante à 3 m de distance, mais il est finalement sympatique. Promi, je ne le traiterai plus de monstre. Les garcons ce sont finalement également pris au jeu puisque César a fait des limonades (fresco) et Iren des smoothies qu´ils vendaient dans des poches plastiques que la voisine nous avait refilé. Nous avons donc passé l´après-midi dans la rue a regarder passer les gens et tenté de faire de la pub à la nicaraguayenne by la Esperanza: « Galletas alemanas! Crepes de Francia! Manuelas! Fre´co! Para una organisacion! Por un futuro mejor! » Jenny et Iren sont meme montés dans un bus pour jouer les vendeurs ambulants, sans grands succes. Au final nous avons récolté 460 cordobas, soit 15 euros, une broutille… Mais c´était drole. La prochaine fois nous rajouterons la coiffure par Maren et les tatouages au henné. On va faire un carton.

    

Le soir, César et moi sommes allés faire les curieux du coté de la célébration de la vierge. Depuis la veille, nous avons l´impression que Marie est une star, un joueur de baseball ou bien roi d´Espagne. L´animateur ne cessait de solliciter la foule en répétant « Quien causa tanta alegria? » et le public répondait « la concepcion de Maria! », « Deme una M!  M!   Deme una A!  A!   Deme una R!  R!  Deme una I!  I!    Deme una A!   A! », ou « Que viva Maria! Que viva! », et encore « Quien nos anima tanto? Es el Espiritu Santo! ». Enfin, ce fut tres instructif pour moi de voir la dévotion des nicaraguayens pour Maria et leur facon de la célébrer. Chaque jour, l´icone de Marie, la Conchita,  défilait dans une rue différente, pour terminer au Parque Central, et ce pendant 7 jours. Hier soir était donc le dernier. La procession terminait par la montée de la vierge dans la cathédrale ou la montée de la verge comme dirait César, dont l´espagnol est parfois approximatif… Nous nous sommes rendus avec Donald et Bosco, deux ayudantes au lieu de rassemblement, et début de la procession. Des fleurs en plastique étaient suspendues au dessus de nos tetes, des images de la vierge en carton sur les trotoirs, beaucoup de monde. Les vendeurs de raspados (imitation de sorbet cad glace et sirop bien chimique), taritas (chips) de platanos, oranges, quesillos (tortilla remplie de fromage et oignons) étaient postés dans tous les coins. J´ai dailleurs essayé de manger une orange à la nicaraguayenne, sans grand succès. Manger une orange à la nicaraguayenne signifie acheter l´orange que la vendeuse a préalablement pelé en laissant la peau blanche puis  scalpée avec son couteau. Il faut ensuite enlever le chapeau et aspirer le jus de l´orange. Donald faisait ca tres bien, de mon coté ca a été un carnage. Bref, revenons à Marie. Un curé a chanté un genre de chanson chorégraphiée très entrainante. Il nous faisait lever les bras, les pieds, faire demi tour, se baisser…rien à voir avec le sérieux de l´Eglise Catholique chez nous.

Voila donc pour la partie culture nicaraguayenne. J´ai juste oublié de préciser que tous les matins pendant une semaine une voiture publicitaire passait dans notre rue à 5h du matin le son a tope pour annoncer la messe de 6h. Merci Marie…

 

Passons maintenant a la 3eme partie de la journée, un peu moins réjouissante. Alors que j´étais en train de dire aurevoir à Léo qui rentre en France, devant la Casa Libertad, un garcon qui passait en vélo, s´est arreté a notre niveau. Il nous a dit qu´il était éboueur et ramassait les poubelles de la maison. Je pensais qu´il venait demander aux habitants de la maison de ne pas sortir les poubelles trop tot pour ne plus que les chiens les dépècent. Mais non. Il nous a raconté que son bébé était en train de convulser à l´hopital et qu´il fallait qu´il lui achéte un médicament qui coutait 183 cordobas. Il avait l´air tres angoissé, nous lui avons chacune donnait qqchose. Puis, il nous demandait s´il pouvait nous emprunter plus d´argent en échange de quoi il nous laissait sa bicyclette comme garantie. Il était  chamboulé. Comme je lui avait dit que je n´avais plus d´argent sur moi, je suis allé chercher 20 dollars  que j´avais chez moi (je vois deja vos tetes…) et j´ai gardé son vélo. J´ai commencé a avoir qqs doutes quand il me disait qu il aurait besoin de son vélo pour aller a l hopital, je lui ai dit qu avec 20 dollars il pouvait largement se payer un taxi. Il est parti. Au pire des cas  s´il ne revient pas j´ai gagné un vélo volé. Mais il est revenu… 1h plus tard, j´étais en train de dormir. J´ai eu bien peur, n´ai pas voulu ouvrir, mais Iren a ouvert. Il me dit « Mon bébé a eu un infarctus ».  Je pensais donc qu il était mort, mais non, il fallait le transférer a l ´hopital de Managua. Il venait donc demander plus d´argent pour payer l´oxygene et le transport. La c´était trop , apres discussion nous lui avons demandé de partir et je lui ai rendu son vélo pour ne pas qu´il reste ou qu´il revienne, quitte a perdre 20 dollars. Autant dire que j´ai eu un peu de mal a dormir apres ca.

Le lendemain, je pars a l´école, me rend compte que mon vélo est crevé. Je prend ca pour un signe du destin qui me dit d´aller plutot a la répétition pour le spectacle de danse folklorique. Sur le retour je m´arrete discuter avec Fran et Oscar, deux artesanos qui sont la de bien bonne heure aujourd´hui car besoin de vendre. Je leur raconte mon aventure et ils me disent qu´ils connaissent ce gars, qu´il vend un peu de tout, drogue et compagnie, que ce n´est pas la 1ere fois qu´il fait le coup, que si je lui avait donné plus d´argent il serait revenu le lendemain en disant que son bébé était mort et qu´il fallait payer l´enterrement, que je pouvais dire aurevoir a mes 20 dollars et que j´aurais bien mieux fait de leur acheter un bracelet pour ce prix la (ce que j´ai fait mais ca n´a rien a voir).

Enfin bref, tout ca pour dire que le mensonge n´a pas de limite et que la naiveté non plus.  J´ai bien retenu la lecon (une de plus), que cela serve à d´autres.

Coup de gueule

Cela fait 2 mois que je suis arrivée a Granada, et certains volontaires sont un peu décus de notre travail a l´école. J´étais tres consciente en arrivant que je n´allais pas changer la face du monde, mais j´espérais voir progresser quelques uns des enfants avec qui je travaille. Ou tout du moins, avoir la sensation d´avoir eu la possibilité de faire qqchose. L´absantéisme est en grande partie responsable. Comme je l´ai deja dit, il faut avoir un travail suivi pour pouvoir observer des résultats, et ici les enfants viennent a l´école quand ca leur chante ou quand les parents les y envoient. Et puis lorsque les maitresses ont envie de faire une réunion, elles décident que l´école termine a 10h le matin (je précise que les professeurs travaillent la matin ou l´apres-midi).  Je suis un peu frustrée depuis 2 semaines. Je commencais a me sentir un peu a l ´aise dans mon role de maitresse, a etre un peu mieux organisée, a travailler rellement mais de facon un peu amusante. C´est long de prendre ses marques (du moins pour moi). Et puis l´ONG a organisé 2 semaines d´excursions avant les vacances d´été. En résumé, nous sommes allés 4 fois au zoo avec des classes et écoles différentes, 4 fois au parc et 1 fois a las isletas. Soit 9 jours d´excursion et 2 jours ou nous pouvions allés a l´école avant les vacances. Il y avait beaucoup trop de volontaires a chaque excursion, autrement dit, certains auraient pu aller a l´école. Et l´intéret des sorties pourrait etre remises en cause. Personnellement j´ai aimé le zoo et les enfants aussi, mais comme dirait Mariea »J´ai pris 2 mois de vacances, je suis venu travailler  a l´autre bout du monde sans salaire… pour emmener des enfants au parc ». Personnellement je n´ai pas trouvé ca totalement inutile puisque nous avons fait des jeux en groupe et ca leur a permis de sortir avec leur classe, par contre l´organisation laissait a désirer. Nous n´avons pas eu de consigne au sujet des excursions, nous découvrions le jour des excursions quels étaient les enfants que nous accompagnions, qu´il fallait organiser des jeux, qu´il fallait par exp reprendre le bus pour aller manger dans un endroit sans intéret alors que nous étions parti a pieds dans l´autre direction. Nous rentrions tous les jours a 12h00 et passions l´apres-midi a la maison au lieu de partir a l´école l´apres-midi. J´en suis arrivé a sérieusement m´ennuyer, et surtout je suis assez mécontente que l´année se termine comme ca, sans avoir pu retravailler avec les enfants. Car évidemment, les 2 seuls jours ou nous pouvions aller a l´école, les maitresses avait organisé une réunion, donc pas de classe apres 10h,  ou les enfants avaient des examens, donc apres 1h d´examen il rentrent chez eux, mais pas pour étudier, ne vous y trompez pas…

Concernant les cours d´été, l´information a été tres tardive. Nous avons eu les premieres informations mardi ( soit 6 jours avant les cours d´été) et nous avions tous prévu de partir en voyage le jeudi jusqu ´au dimanche, autant dire un peu juste pour préparer qqchose. Selon moi, il aurait été bien qu´ils nous disent a l´avance: « il n y a pas classe jeudi et vendredi mais nous en profiterons pour préparer les cours d´été ». En l´occurrence la réunion de préparation du mercredi a consisté a faire des groupes de bénévoles, ce qui nous a pris a peu pres 2h, car Donald le chef ayudante, a voulu nous donner la parole pour récolter notre avis sur l´organisation a adopter apres nous avoir expliqué sa facon de penser. Ce qui est en théorie tres bien  de sa part, mais en pratique, difficile  car sur 25 bénévoles, il est difficile de trouver un consensus. De notre point de vue européen, la plupart d´entre nous aurions aimé recevoir des directives, avoir un planning bien précis avec une certaine marge de liberté quand au contenu des classes. Une fois les groupes enfin faits, nous avons essayé de penser au matériel nécessaire pour les classes d´art afin que les ayudantes aient le temps de se les procurer, mais concernant le contenu des cours d´espagnol et de maths, la consigne pour le 1er jour était « Soyiez conscients que le 1er jour va etre le bazar, nous ne savons pas quel sera l´effectif des classes, combien d´enfants vont venir, surement beaucoup, vous aurez le planning des classes une demi heure avant de commencer ».  Personellement j´aurais aimé que l´on puisse préparer un semblant de contenu, au moins pour ne pas se retrouver devant les enfants a se demander ce que nous allons faire. Enfin, résultats des courses, nous nous rendons aujourd´hui a notre premier  jour de cours d´été et découvrons que les enfants ont encore cours avec leurs professeurs! jusqu a demain! Enfin, c´est l´occasion de planifier un peu mieux les choses. Donald prend les reines avec plus de succes que précédemment,les autres ayudantes ont l´air un peu moins déconcentrés (Tatiana a arrété de dessiner des papillons sur ses post-it). Par contre, il faut refaire les groupes car ils n´avaient pas pensé qu´il y aurait une classe supplémentaire . Mais nous avons cette fois-ci le temps de faire un emploi du temps et de penser par groupe ( cad par niveau: pré-scolaires, permier grade, 2eme grade et 3eme grade) au contenu des classes. Et ce coup-ci je suis assez contente, car il est bon dans un groupe d´avoir un leader, ou du moins une personne plus dynamique qui propose sans imposer, ce que fait tres bien Lauren. J´ai personnellement tres envie de commencer des classes de danse mais il s´avere que ce sera Milton, un des ayudantes qui décidera du contenu des classes d´art et de sport, pour une meilleure gestion du matériel. Mais enfin, je suis un peu plus optimiste aujiurd´hui que je ne l´était la semaine derniere (en commencant cet article).

Bon voila, petit coup de gueule contre l´ONG qui a une bonne réputation et qui fait du bon travail d´un certain coté (construction d´école, financement du salaire des maitres, bourses pour quelques étudiants, réparation de toits de certaines familles), mais qui gere mal le travail avec les bénévoles. J´étais déja préparé a ce que tout soit différent car nous sommes dans un autre pays d´une autre culture et ils nous avaient bien mis en garde sur ce point, mais il ne faudrait pas que cela serve d´excuse.

Affaire a suivre…

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