Les lieux stratégiques de Granada

 

 Le marché en la calle Atravesada:

Le marché de Granada, comme tous les marchés d´Amérique latine est un bordel sans nom. On ne se sent pas trés rassuré la première fois. Ca crie, ca pue, on nous accoste, on nous propose des prix douteux. Encore maintenant, je suis quasimment sure de me faire arnaquer la plupart du temps (mais bon, ca n´étonnera pas vraiment ceux me connaissant). A tous les coins de rue, les vendeuses nous disent « Que quieres? Que buscas? Pregunta » (Qu´est-ce-que tu veux? Qu´est-ce-que tu cherches? Demande). Et puis finalement, on s´habitue, on apprend a connaitre les prix, les fruits et  légumes inconnus (chayote, yuca, platano verde…), et on se demande comment on survivra en rentrant sans notre pastèque  ou papaye quotidienne.

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 El Parque Central:

Le Parc Central, ou l´on peut acheter des bijoux ou souvenirs touristiques, plats typiques nicaraguayens pour pas trop cher (toujours plus cher qu´au marché), raspados (genre de sorbet), tajitas (chips a base de platano verde), tortilla (pas la tortilla espagnole, plutot la tortilla mexicaine), quesadilla (tortilla avec fromage et oignons)… Les calèches sont postées tout le long du parc. Il y a également souvent des manifestations culturelles et de prévention.

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La cathédrale:

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Le coucher de soleil, vue sur la cathédrale avec les nuages et les palmiers qui se dessinent dans le ciel est surement une des plus belles choses qui soient a Granada.

 

La calle la Calzada:

La Calzada est la rue principale de Granada pour nous, et la rue la plus touristique.  Les artesanos installent leur QG ici pour vendre leur travail.

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Il est très agréable d´y  aller boire un verre, notamment au Centralito qui propose le « Dos por uno », cad 2 cocktails pour le prix de 1, soit 25 cordobas (1 euro) pour 2 verres. Et en plus c´est bon! Le rhum local  » Flor de Cana » est excellent, surtout quand Mark l´utilise pour faire des caipirhinas. Avec bcp de citron, un régal! Donc, retenir le Centralito. Dailleurs on y mange très bien.

 

 

Le Cafe de Conchi:

Nous aimons aussi aller danser au « Cafe de Conchis » autrement appelé « Conchi ». C´est plutot un bar à touristes ou à nicaraguayens qui veulent trouver des touristes mais le bar est joli, et la musique et l´ambiance sont bonnes.

 

 

Casa Blanca:

Le bar « La Casa Blanca » est le lieu choisi pour les réunions de bénévoles du mardi soir. C´est également un endroit ou l´on boit et mange pas cher.

                                                     

O´Sheas

Le Pub O´Sheas ou a lieu tous les mercredis soir un quizz dont les fonds sont reversés a la Esperanza.

                

 

La Casa de los Tres Mundos:

La Casa de los Tres Mundos est un lieu de promotion culturelle: cours de danse, de musique, exposition de peinture, concerts… Vous imaginez donc que j´y vais souvent. Je m´y rend pour mes cours de danse folklorique et nous avions comme tradition d´y aller tous les 2 vendredis pour les inaugurations des expositions de peinture. Ce n´est pas que la peinture soit notre passion, mais qui dit « inauguration » dit « manger et boire », et retrouver nos amis de la Sirena (atelier de dessin).

      


Archive pour janvier, 2012

Description générale de Granada

Cela fait maintenant 3 mois que je suis a Granada, et je pense avoir assez de matière pour décrire un peu l´ambiance ici.

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Tout d´abord, vous l´aurez remarqué, les maisons sont très colorées, et les gens vivent la plupart du temps devant leur porte, ou du moins la porte ouverte. L´occasion d´emplir les rues de musique: salsa, bachata, merengué. Ca fait plaisir à mes oreilles. Et vous savez ce qui me surprend le plus? Ce n´est pas la pauvreté, mais plutot le fait que meme les plus pauvres, qui ont a peine un toit de taule pour se protéger de la pluie, ont un son de puta madre! J´ai meme entrevu dans une maison qui ne payait pas de mine du coté des écoles dans la zone rurale, une chaine Hifi avec 4 amplis. Comme quoi, pour eux la musique occupe une place importante. Meme dans les bus, le son est plutot bon.

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Niveau hygiène et propreté, bien sur c´est loin d´etre aussi asseptisé que chez nous, cependant on les voit très souvent nettoyer le devant de leur maison, à renfort de savon qui s´écoule dans les « rigoles » le long des rues. Par contre, il y a très peu de poubelles, la normalité serait plutot de balancer les déchets dans la rue, ou par la fenetre du bus. Les rues, bas-cotés et ruisseaux sont jonchés de peaux de bananes, poches plastiques, assiettes en carton, etc. Nous essayons d`inculquer des règles de bonne conduite aux enfants, mais difficile qu´ils les appliquent quan leur parents agissent à l´inverse.

 

Par contre, les tenues des écoliers sont impeccables! Il faudrait que je demande aux mamans leur secret, car elles lavent toutes à la main! Mais le blanc est plus blanc que blanc. Bon, elles le sèchent comme elles peuvent, sur les fils barbelés qui longent leur maison.

Question nourriture, il est difficile de se résoudre à acheter à tout acheter au marché, ou la viande cotoit souvent les mouches ( par contre celle du supermarché est impeccable et pas chère). Les vendeuses ambulantes servent précautionneusement la nourriture, sans la toucher des doigts mais avec une petit poche plastique qui sert d´enveloppe à ce qu´elles viennent de nous vendre. Et certaines passent la journée à chasser les mouches qui rodent autour des pains, tortillas, etc. Il nous est arrivées de nous rendre directement dans la cour d´une maison pour acheter des tortillas. Ici les maisons s´improvisent boutiques de friandises ou ventes de plats chauds à emporter (viandes au barbecue, tortillas, nacatamals, fajitas, beignets au fromage, etc). Voila quelques vendeuses

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Mais ne vous y trompez pas, les fruits et légumes ne sont pas tous impec comme ceux de la petite mamie. A vrai dire, les papayes, pitayas, melons, manquent meme de sucre. Par contre, nous sommes tous devenus friands de bananes (ou platanos), notamment cuites à la poele, qu´elles soient mures pour les desserts, ou vertes comme accompagnement d´un plat chaud.

Les vendeuses ambulantes du marché de Granada portent toutes un tablier de devant très pratique avec plein de poches pour mettre la monnaie. Et Mark nous a fait la bonne surprise de s´en acheter un pour faire la cuisine ici (bon, c´était au mois d´octobre, j´ai un peu de retard sur mes articles).

 

Nicaragua est un pays tropical, et pendant la saison des pluies notamment le paysage est très verdoyant, meme en ville:

 

Nous pouvons notamment apercevoir depuis la tour de la Merced les jardins intérieurs des maisons et des hotels. Beaucoup de maisons de personnes aisées et des hotels sont construites autour d´un patio ou il n´y a qu´a planter, et la pluie se charge du reste. J ´attend de voir si le paysage change pendant la saison sèche, mais c´est très agréable, comme une petite jungle en pleine ville.

Concernant les modes de transport, j´ai déjà parlé des bus dans un autre article (cf catégorie des ballades en Nicaragua), mais ce n´est pas tout. La plupart des gens se déplacent en vélo, et embarquent toute leur famille avec. Il est très fréquent de voir le papa sur le siège, la maman et son bébé sur la barre. Ou bien Le papa conduisant la moto et son enfant devant lui, sans casque. J`ai testé la posture nicaraguayenne, et je n´ai pas tenu 5 minutes. Les taxis à Granada tournent également beaucoup. Ils klaxonnent à chaque coin de rue. Au ebut, je me sentais visée, puis j´ai compris que c´était pour prévenir de leur arrivée au croisement, ca évite de s´arreter… Mais globalement la conduite nicaraguayenne ne m´effraie pas vraiment, beaucoup moins que la conduite tunisienne en tout cas… L´essence ici est très chère: un peu plus de 25 cordobas soit 1euro le litre, ce qui serait presque bien pour nous mais étant donné le niveau des salaires ici, c´est hors de prix. On trouve également énormément de calèches, tirées par des chevaux plus rachitiques les uns que les autres. On pourrait croire qu´ils font un concours avec les chiens. Ici les chiens sont innofensifs, ils sont tellement maigres qu´ils n´ont meme pas la force d´aboyer, alors mordre sans raison…

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J´arrive enfin à la pauvreté. Je crois qu´on s´habitue à tout.  Ici c´est plutot normal d´etre d´origine modeste, et sur la route de l´école on voit énormément de maisons en tole et d´enfants dans la rue, mais qui n´ont pas l´air malheureux pour autant. Et puis le centre de Granada est relativement aisé. J´allais meme jusqu´à dire il y a une semaine qu´il m´etait arrivé d´etre plus choquée dans les métros de Paris, ou certaines personnes ont l´air d´avoir perdue toute dignité, et ou le contraste avec le commun des habitants est immense. A Granada,  je n´ai trouvé personne faisant ses besoins sur soit meme, et sentant fort comme certaines personnes en France. Mais j´ai commencé à réaliser que meme dans le centre, pas mal de sans domicile dorment dans la rue, meme à coté de chez nous, et quelques-uns viennent nous demander à manger quand nous mangeons. J´hésite toujours à donner parce-que j´ai l´impression qu´il est toujours possible de vendre qqchose ici sans pour autant mendier, et surtout les organisations et associations ne manquent pas à Granada. Mais demander de l´argent est un sport national à Granada. Meme ceux qui ne le nécessient pas nous demandent une pièce. On est « gringo » alors on a forcément de l´argent… Difficile d´apprécier la population quand les seuls rapports que l´on a avec sont ceux-la.

Le soir, certains enfants rejoignent les touristes dans la rue la Calzada et déambulent avec un tambour et les costumes des gigantes y cabezudos espagnols (marionnettes a taille humaine) pour gagner quelques sous. Beaucoup d´enfants nous demandent à manger avec une tete à faire pitié, mais n´allez pas croire que ce soit une nécessité. Les parents les envoient dans la rue pour éviter de leur fournir un repas, ou tout simplement, les enfants sont attirés par la bonne nourriture des touristes. Il m´est arrivé une fois de donner les restes d´un repas nicaraguayen (genre de galette recouvert de pate de haricots rouges), et l´enfant avec qui je l´avais donné l´a jeté par terre une fois le dos tourné… Il m´avait au moins dit merci, cr ici les enfants et encore plus les adultes, n´ont aucune notion de courtoisie. Certains nicaraguayens le disent eux-memes : « on manque d´éducation ». Alors Daniel au boulot!

Pour passer à quelque chose de plus léger… dur dur d´etre blanche, et a fortiori blonde (oui, oui) dans un monde de nicaraguayens. On se sent regardé et sollicité ou que l´on aille. La plupart du temps les garcons nous balancent le peu qu´ils savent dire en anglais:  »Good bye, I love you », « Hey baby ». C´est un peu énervant! Non pardon, c´est insupportable! » Sonja me dit de prendre les choses avec philosophie mais je ne trouve rien de philosophique la dedans. A l´inverse, tous les enfants nous regardent en souriant et nous disent « Hola ». Certains crient « Gringa! Gringa! ». Comment leur faire comprendre que les blancs ne sont pas tous américains? Grrrr. Je préfèrent encore le surnom de « chelita » au´on n´entend plutot a Managua.

Comme vous l´aurez constaté, je n´éprouve pas un amour fou pour les nicaraguayens (a part pour leurs enfants), et les artesanos qui savent mieux dialoguer avec nous ( c´est aussi leur boulot). Mais beaucoup ne sont pas du meme avis que moi. Dans les villes touristiques, les habitants n´ont pas la réputation d´etre très aimables, et Granada est la ville la plus touristique du Nicaragua, donc à nuancer! (Notre voyage sur la cote des caraïbe notamment risque de me faire changer d´avis).

 

Les gens ici sont très croyants. Il y a toujours du monde dans les églises,  à toute heure du jour, et il n y a qu´a voir les voitures ou les bus « Je travaille avec foi », « Je conduis, Dieu me guide », « Dieu bénis ce bus et ses passagers ».

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Pour les futurs volontaires qui liront ce blog, les 2 seules compagnies téléphoniques sont Claro y Movistar. De part mon expérience personnelle ( Claro son unos cabrones!), je conseillerais plutot movistar.

 

Pour avoir un apercu de l´ambiance particulière de certain lieux, rdv sur « les lieux stratégiques ». Et si vous voulez en savoir plus sur certains thèmes de la vie ici que j´aurai oublié d´aborder, n´hésitez pas à demander.

Ecole d´été, mois de janvier

En ce mois de janvier, post vacances de Noel, le nombre d´enfants a considérablement diminué. Nous regrettons Maria José qui est apparemment punie pour on ne sait quelle raison. Vraiment dommage parce-qu´elle semblait vraiment adorer l´école d´été (et nous avec). Nous regrettons également la famille Lopez, mais sans vraiment de conséquences sur leur niveau scolaire qui était déja bien élevé. On ne peut pas en dire autant pour Nelly qui n´est pas revenue et qui en aurait bien besoin, et Isaac qui s´est fait virer en décembre (manque d´attention  en cours). Par contre, une classe de 15 élèves est beaucoup plus agréable, efficace et calme (quoique…) qu´une classe de 27 élèves.

Nous avons un peu changé notre stratégie. Nous travaillons maintenant plus souvent par groupe, notamment en espagnol ou les différences sont bien plus accentuées qu´en mathématiques. Je m´occupe des élèves en difficulté: Ana, Maycol, Maria, Sharon (une nouvelle), Jeiner et Christian. Bien que depuis hier Christian travaille plus particulièrement avec Sonja car il semble avoir de plus graves difficultés et se braque lorsqu´il doit répondre a une question devant les autres (sauf lorsque c´est sous forme de jeu, mais nous ne pouvons pas jouer tout le temps). Ana et Maycol se braquent également de temps en temps car meme parmi les éléves en difficultés, se sont ceux qui ont le plus de mal, Sharon, Maria et Jeiner sachant facilement reconnaitre les sillabes simples et écrire des mots simples. L´idéal serait comme aujourd´hui de ne travailler qu´avec Maycol et Ana qui ont le meme niveau et font beaucoup plus d´efforts quand ils n´ont pas honte de répondre (bien qu´ils soient capables de sortir des énormités).

Et puis nous préparons mieux les cours. J´ai abandonné l´idée de s´organiser apres la classe. Nous réfléchissons au contenu des classes de la semaine pendant que les élèves sont en classe d´ordinateurs.

 

Et grande nouveauté: la préparation du spectacle!  Juliana, Jenny et Iren (qui s´en va malheureusement dans 2 jours) ont inventé une histoire avec princesse, pompier, policier, cow-boy, docteur, fées, ouvrier, cuisinier, pour utiliser tous  les costumes dont dispose l´organisation. Ils ont meme inclu une scène ou l´ouvrier accoste la princesse en lui disant « tss tss, I love you baby, beautiful », et la princesse lui rétorque que ce n´est pas une facon de parler aux filles. Personnellement, j´aurais préféré voir la princesse lui fracasser le crane mais enfin, espérons que la gente masculine capte le message.

Quant aux cours de danse dirigés by myself, et bien, j´ai eu quelques doutes. Le cercle circassien ne semblait les motiver qu´a moitié et l´écoute de la musique du Walla Gallo a suscité des « C´est moche! ». Puis finalement, la chorégraphie du Walla Gallo semble leur plaire.  Attendez que je vous explique… Le Walla Gallo est une danse de la cote nicaraguayenne des caraibes. La chanson raconte un rituel du coin qui consiste a guérir le malade en lui passant une poule sur le corps! Oui, oui, une poule… Donc, pour notre chorégraphie nous avons un malade joué par le petit Alfredo, mon 1er danseur et fan, qui lorsque nous n´étions que 2 a participer a l´activité danse (tous les autres ayant choisi théatre) s´écriait « Je vais danser avec la professeur! Je vais danser avec la professeur! ». Et donc Alfredo est tres enthousiasmé de jouer le malade et rester allongé par terre durant la moitié de la chanson. Je l´avoue,  Alfredo est mon nouveau chouchou. Quant au cercle circassien, ils l´ont bien assimilé, bien que le changement de partenaire soit encore un cap un peu chaotique mais qui provoque l´hilarité. J´ai donc de bons espoirs.

 

Depuis la semaine dernière, un groupe d´américains termine de construire l´école du quartier San Ignacio, qui abritera les cours de « segundario » (équivalent collège). Et jeudi, ils préparent un repas pour tous les enfants (autorisé a amener un accompagnant) et nous-meme, ainsi que des jeux. Ca sent bon tout ca!

Mis a part le travail a l´école, de nouvelles espagnoles sont arrivées, et l´amitié franco-espagnole se confirme. Nous avons déja un programme bien chargé. Lundi: cours de francais, mercredi: cours de macramé (technique de confection de bracelets), jeudi: cours de salsa. Y´a pas a dire…notre truc c´est l´éducation…

Fabrication de papier recyclé a la Sirena

Aujourd´hui c´est mission culture. Maria, César et moi nous sommes rendus a l´atelier graphique La Sirena ou nos copains Alejandro et Hamilton travaillent. Enfin, c´était il y a environ 2 mois, Maria et César étaient encore la, mais dire « aujourd´hui » rend le récit tellement plus vivant… Donc, aujourd´hui Hamilton fabrique du papier recyclé a partir de serviettes de toilettes.  Certains hotels de Granada lui donnent les serviettes usagées qu´il fait broiller. Une fois dans son atelier, il les plonge dans un bain d´eau, un peu d´huile d´olive, et peut etre autre chose. Un moulin les broie et les mélange afin de former une pate:

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Selon l´épaisseur de papier désirée, Hamilton vérifie la densité de la pate en la diluant dans une bouteille d´eau. S´il reste encore des fibres, le mélange continue.

                    

 

Pendant ce temps, Maria, César et moi, testons la résistance du papier précédemment fabriqué a l´aquarelle.

        

Apparemment, le papier ne résiste pas tres bien a l´aquarelle humide, le papier absorbe trop, mais il fonctionne tres bien avec l´aquarelle seche.

Une fois la pate de papier satisfaisante, Hamilon la verse dans un grand seau et y rajoute de la colle.

               

Ensuite, Hamilton verse toute cette pate dans un grand bac et choisit le tamis de son choix pour former les feuilles de papier, en l´occurence un grand tamis pour former 4 feuilles de format A4 a la fois. Hamilton plonge le tamis dans le bac pour y récupérer la pate de papier, lui donner la forme correcte et évacuer l´eau.

  

Pour finir, le tamis est retiré et les 4 feuilles vont etre applaties.

             

Et le procédé recommence.

Voila quelques photos du papier sec et terminé:

                  

Les feuilles sont assez épaisses et c´est un joli papier ou l´on peut encore voir les fibres selon la durée du mélange de la pate. Ils en font de jolis carnets de voyage (pour la modique somme de 20$).

 

En prime, quelques photos de l´atelier et de leur travail (peinture, gravure sur métal, sérigraphie):

           

 

Guanacaste – Costa Rica

Bon… Je m´étais dis que mon blog se restreindrait au Nicaragua…  mais je vais faire une petite exception pour ce séjour de 4 jours en Guanacaste, région nord-ouest du Costa Rica.

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Jour 0: Liberia

Départ lundi 26 décembre a 6h20. Autobus Granada-Rivas (debout) suivi d´un autre autobus jusqu´a la frontiere Rivas-Peñas Blancas, ou nous passons pas mal de temps et payons 1 $ pour les petits papiers a remplir, 22 cordobas pour rentrer dans l´enceinte de la douane et 50 cordobas pour pouvoir sortir du Costa Rica. Apres les différentes étapes frontalieres, nous prenons un bus jusqu´a Libéria ou nous passerons la nuit. Le bus suit la route panaméricaine qui traverse le Costa Rica du nord jusqu´au sud, du coté ouest.

A Liberia, pas grand chose a visiter. La premiere chose qui me frappe au Costa Rica sont les voitures, identiques a celles d´Europe et des Etats-Unis, alors qu´au Nicaragua il n´y a pas d´intermediaire entre les gros 4×4 et les bus, peu de nicaraguayens ont une voiture particuliere.

En guise de visite de Liberia, nous entrons dans une ancienne prison, destinée a se transformer en musée (ils ont commencé par les toilettes). En attendant, des matelas et des chaises roulantes occupent les salles. Puis nous flanons un peu, allons nous renseigner a la station de bus pour les trajets des prochains jours a la plage et aux différents parcs nationaux, écrivons a Frank qui doit nous rejoindre le lendemain. Notre hotel (hotel Liberia) propose des transports hors de prix, comme tous les autres hotels. Non merci, nous nous déplacerons en bus et nous débrouillerons pour arriver a destination en faisant du stop. Apres un petit apéro a l´hotel a base de « caña con lemon »…salée et un petit repas dehors, nous allons dormir (10 $ la nuit).

Notre idée pour les jours qui suivent est de se rendre au Parc National Santa Rosa, réputé pour etre une foret seche, puis d´enchainer avec le Parc Rincon de la Vieja qui a l´inverse subit un climat plus humide et de terminer par la playa el Coco. 

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Jour 1: Parque Santa Rosa

Le lendemain, direction donc le parc national Santa Rosa. Apres les forets du Nicaragua plutot humides, j´ai bien envie de voir a quoi ressemble un parc ou il ne pleut quasimment pas durant 5-7 mois. La saison seche commence en décembre et les arbres perdent leur feuillage.

Nous nous rendons en bus jusqu´a l´entrée du parc national Santa Rosa (700 colones, soit a peine plus de 1 $, 1$ = 500 colones). A l´entrée, nous payons 10 $ pour entrer sur le site et nous sautons sur la premiere voiture qui passe pour nous emmener, 6km plus loin, au musée et point de départ des sentiers.

Le couple de touristes canadiens interpellés accepte de nous y emmener. Au passage, point de vue sur le parc:

                                                                 

Il fait déja tres chaud. Nous commencons par la visite du musée. Le musée raconte l´histoire de la bataille de Santa Rosa en 1856.  A cette époque, Willian Walker, politicien américain et flibustier (pirates des caraibes) , se trouve au Nicaragua qui est en pleine guerre civile,  ou il mene les démocrates a la victoire. Il est alors élu président du Nicaragua. Mais sa présence au Nicaragua est due a la découverte  d´or en Californie, et a l´intéret de construire un canal facilitant les échanges entre l´est et l´ouest des Etats-Unis. La position stratégique de William Walker au Nicaragua lui permettait d´etre bien placé pour négocier la construction du canal par le Rio San Juan (cf article sur le Rio San Juan). Le Nicaragua entre alors dans une guerre nationale qui a pour but d´expulser les flibustiers. Le Président du Costa Rica, Juan Rafael Mora Porras décide de venir en aide aux nicaraguayens et déclare la guerre aux flibustiers. Ces derniers vont au devant de l´armée costaricienne, et le 20 mars 1856, la Hacienda Santa Rosa est témoin d´une bataille de 14 minutes qui mettra KO les flibustiers, les renvoyant au Nicaragua.

Mais le musée de la Hacienda Santa Rosa montre également de tres belles photos du parc fleuri (que nous n´aurons pas l´occasion de voir dans cet état) et explique un peu ce qu´était la vie d´un sabanero (cow boy).

  

 

Pres du musée, il est égalemet possible de suivre un circuit de 800 m et d´accéder au mirador:       

Bien que la végétation soit quelque peu différente, j´ai presque l´impression de me promener dans une foret des pyrénées.

Comme nous voulons faire un autre sentier situé a 2 km de la, nous suivons la route jusqu´a trouver le départ du sentier. En chemin l´idée  de se rendre jusqu´a la plage Naranjo germe. La plage est situé a 12km sur un chemin que seuls les 4×4 peuvent emprunter. Cette plage est réputée pour le surf et les crocodiles des mangroves a ses extrémités. Nous marchons longtemps. Pas de trace du sentier. C´est alors qu´une voiture passe, nous l´arretons. Ce sont un pere et ces 3 fils qui vont a la plage et en reviennent dans la journée. Parfait. Ils nous emmenent. 100 m plus loin, le début du sentier que nous cherchions… Le chemin est chaotique. Le pere descend parfois de voiture pour filmer l´escalade des parties difficiles et dit a son fils qui conduit « ca manque  encore de caractere ». La végétation commence a etre un peu différente. Ca et la quelques cactus au milieu des arbres, des ruisseaux d´eau verte et opaque ( ou se cachent peut etre qqs crocodiles?), des oiseaux…

  Arrivés a destination, pas de bar pour se rafraichir. La plage est presque déserte et magnifique. Par contre peu de monde ose se baigner bien que les vagues ne soitent pas assez fortes pour surfer.

   

 Et avant de repartir, le papa de la voiture interpelle un jeune cycliste pour qu´il nous prenne en photo, « Seulement les filles et moi, ce sera suffisant ».

                                                                           

 Le soir nous nous inquiétons de ne pas voir Frank. Selon ses mails il devrait pourtant arriver…

 

Jour 2: Parque Rincon de la Vieja

Le lendemain, départ a 6h40 de la station de bus en direction du Parc National Rincon de la Vieja, sans Frank. Le paysage est magnifique.  Le bus nous laisse a 9km de l´entrée. Nous prions pour qu´une voiture nous prenne en chemin. Ce fut le cas 20 minutes plus tard. Un guide qui amenait 4 touristes (pour 20 $), pour nous ce sera gratuit. Retour a 16h pour 5 $ si nous voulons. Nous verrons. Sur le chemin, arcs en ciel a foison,  nous en verrons d´ailleurs plusieurs fois dans la journée. Rien d´étonnant finalement puisque le climat de cette zone est humide. Toute la journée, une bruine constante, et du soleil. A l´entrée du parc, nous payons 10 $ (sans oublier les 700 colones pour avoir le droit de passer le chemin privé qui menait au parc). Deux sentiers sont possibles: une boucle de 3h d´ou l´on peut voir des fumaroles, boue bouillante entre autres choses et un sentier de 2h qui accede a une magnifique cascade. Nous avons le temps de faire les 2 et commencons par la boucle avec les 2 italiens de la voiture. L´un a environ 30 ans et vient de l´ile de Capri. Il est saisonnier et profite de ses 6 mois de vacances par an pour faire du bénévolat avec des enfants a Liberia par le biais de Project Abroad (ou comment payer une fortune pour donner de son temps). L´autre italienne devait avoir environ 60 ans, une pile d´énergie un peu pete-sec, qui parle espagnol, anglais, allemand, mandarin… qui rembarre le guide a peine sortie de la voiture parce qu´il ne lui montre pas l´entrée du parc située a 100 m de nous, mais qui s´averera sympatique.

Les arbres de ce parc sont impressionnants. Les troncs semblent etre eux meme composés de divers troncs, parfois tressés ou entremelés de lianes. Les racines vont souvent chercher loin leurs ressources.

                         

Nous passons par le fleuve Colorado et atteignons une cascade:

  

Sur le chemin nous pouvons apercevoir des singes araignés dans les arbres, et le cri des singes congos au loin. Puis, nous découvrons ensuite un mini-volcan. L´odeur de souffre est forte, la fumée est chaude, et ca sent l´oeuf pourri.

                                  

Puis sur le chemin, un panneau « Eaux termales – 6km ». Apres un rapide calcul, ce serait 12km de marche pour se baigner dans une eau chaude et ne pas etre sur de faire le chemin de la cascade ensuite. Mais l´italienne est tres motivée. Mon expérience de San Jacinto (cf article sur Leon) me stimule aussi, la marche un peu moins… On se laisse finalement tenter. Plus le temps de s´ébahir sur les petites fleurs et sur les troncs d´arbre cette fois. On file. 1h40 plus tard, a midi, nous arrivons enfin. Rien a voir avec la piscine de San Jacinto, l´eau est tres claire, bonne, mais impossible de se baigner, la profondeur doit etre d´environ 30 cm. Juste bon pour s´allonger et remuer les feuilles qui siegent au fond de l´eau.Mais enfin, c´est quand meme agréable. Jusqu´a ce qu´il pleuviote, vente et que nous ayons froid. Juste le temps de manger mon enchillada du matin et nous repartons a 13h sans les italiens pour avoir une chance de voir la cascade.

                                   

Sonja est bien lancée. 1h15 plus tard nous retrouvons le chemin ou nous l´avons quitté. Juste le temps d´observer l´étang de boue bouillante, sautante et crépitante, la mare d´eau chaude, et nous voila sorties du chemin.

  

Il est 15h, circuit terminé. Allez hop! On enchaine avec le 2nd, celui de la cascade qui a l´air fabuleuse.

Et Mer…!!!!  Le chemin ne nécessite pas 2h au total, mais 2h aller. Autant dire que nous n´avons pas le temps. Bon… un peu décues mais bien contente de pouvoir s´allonger dans l´herbe et de trouver encore des voitures sur le parking pour pouvoir rentrer.

Devant nous, un « pizote », des chevaux et les oiseaux bleux typiques du Costa Rica et Nicaragua pour le moins:

  

Il fait froid, nous voulons rentrer et quémandons aupres des voitures du parking. Apres deux refus, une famille américaine venue s´installer au Costa Rica pour un an nous emmene jusqu´a Liberia. Retour a l´hotel. Et ohhh! Surprise! 1h plus tard Frank débarque. C´était un malentendu, nous l´attendions hier mais il était prévu qu´il n´arrive qu´aujourd´hui.

Le soir a l´hotel, le gérant nous propose une lecon de merengue avant de sortir pratiquer. Ce qui donne a peu pres ca:

   

Le brésilien qui ous accompagnait ne boit pas une goutte d´alcool. Mais c´était bien drole de le voir essayer…

Sur un écran de Tv, nous voyons des scenes de corridas avec des « toreros improvisés ». En somme, des gens qui vont dans l´arene et essaient de ne pas se faire embrocher. Ce sport est apparemment tres réputé au Costa Rica. Les pages sport du journal indiquent aussi que les costariciens s´intéressent au cyclisme (non, je ne lis pas les pages sport, je feuillette, nuance), deux sports tres espagnols finalement.

 

Jour 3: Playa del Coco

Le lendemain apres avoir eu qqs problemes pour payer et loupé un bus, nous partons a 11h pour la playa del Coco, réputée touristique mais facilement accessible depuis Liberia. Nous commencons par chercher un hotel, Frank jouant de la guitare en marchant. Un américain tatoué nous déconseille fortement la zone des hotels pas chers. Il y a dormi un soir et a eu peur, les gens boivent, etc. Apres deux tentatives d´hotels nous nous y rendons, et louons une « cabina » (genre de petit appartement) avec 6 lits pour seulement 10$ a une dame tres gentille sous condition que nous rendions la cabina le lendemain avant 10h. No problem. Autour de nous, d´autres cabinas occupées par des familles. Décidément ce coin est vraiment dangereux…

Et c´est parti pour la plage. Selon le guide de Sonja,  elle s´appellerait « playa del coco » car le sable est de la couleur du cacao. J´ai qqs doutes sur l´explication. La plage est jolie mais pourrait l´etre bien plus si elle n´était pas aussi sale. C´est important pour une plage.

  

Remarque importante: les costariciens se douchent sur la plage apres etre allés a l´eau, et certains mettent meme les papiers a la poubelle, et en plus ils sont sympatiques. C´est la toute la différence entre le Costa Rica et le Nicaragua…

Le soir, apéro et pates au légumes sans sel a la cabina. Le coin est sympatique. Puis passage dans la rue des bars avant de terminer sur la plage.

 

Jour 4: le retour a Granada.

Nous reprenons le bus pour Liberia. Et la… a la station de bus… sur qui tombent-on? Je vous le donne en mile: Katrin, Anna et Ineke. Tellement contents de se retrouver par hasard. Ca vaut bien une photo.

 

                                                                   

Nous nous séparons. Frank s´en va a Monteverde ou les filles le rejoindrons le lendemain pour passer le réveillon ensemble dans une finca. Sonja et moi reprenons le chemin du retour. Tout se passe bien. Arrivées a Rivas, il ne nous reste plus qu´un bus a prendre pour rejoindre Granada. il est bondé, mais je refuse de laisser mon sac a dos sur le toit du bus. Pourtant il faut bien. Je sors alors les choses importantes du sac, en laissant mon téléphone. Une vendeuse me conseille de le sortir aussi, sous-entendant qu´il pourrait etre volé et confirmant mes doutes. Pas tres rassurée, nous montons dans le bus. Ils font rentrer des gens jusqu´a etre completement écrasés, mais finalement nous sommes habituées. 2h plus tard, arrivée a Granada. Mon sac est intact.

De retour a la maison, vaisselle pas lavée, pas de produit vaisselle et plus de PQ dans ma chambre (l´épicerie de l´autre coté de la rue est apparemment trop loin pour aller en racheter, il est plus intelligent de le piquer dans les chambres…). Bien… Le soir a l´heure de me coucher, j´ouvre mes draps et..surprise!!! des crottes de souris dans mon lit…. 

Que c´est bon d´etre de retour chez soit…

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