Guanacaste – Costa Rica

Bon… Je m´étais dis que mon blog se restreindrait au Nicaragua…  mais je vais faire une petite exception pour ce séjour de 4 jours en Guanacaste, région nord-ouest du Costa Rica.

                                                                   Guanacaste - Costa Rica mapa_provincias_costa_rica

Jour 0: Liberia

Départ lundi 26 décembre a 6h20. Autobus Granada-Rivas (debout) suivi d´un autre autobus jusqu´a la frontiere Rivas-Peñas Blancas, ou nous passons pas mal de temps et payons 1 $ pour les petits papiers a remplir, 22 cordobas pour rentrer dans l´enceinte de la douane et 50 cordobas pour pouvoir sortir du Costa Rica. Apres les différentes étapes frontalieres, nous prenons un bus jusqu´a Libéria ou nous passerons la nuit. Le bus suit la route panaméricaine qui traverse le Costa Rica du nord jusqu´au sud, du coté ouest.

A Liberia, pas grand chose a visiter. La premiere chose qui me frappe au Costa Rica sont les voitures, identiques a celles d´Europe et des Etats-Unis, alors qu´au Nicaragua il n´y a pas d´intermediaire entre les gros 4×4 et les bus, peu de nicaraguayens ont une voiture particuliere.

En guise de visite de Liberia, nous entrons dans une ancienne prison, destinée a se transformer en musée (ils ont commencé par les toilettes). En attendant, des matelas et des chaises roulantes occupent les salles. Puis nous flanons un peu, allons nous renseigner a la station de bus pour les trajets des prochains jours a la plage et aux différents parcs nationaux, écrivons a Frank qui doit nous rejoindre le lendemain. Notre hotel (hotel Liberia) propose des transports hors de prix, comme tous les autres hotels. Non merci, nous nous déplacerons en bus et nous débrouillerons pour arriver a destination en faisant du stop. Apres un petit apéro a l´hotel a base de « caña con lemon »…salée et un petit repas dehors, nous allons dormir (10 $ la nuit).

Notre idée pour les jours qui suivent est de se rendre au Parc National Santa Rosa, réputé pour etre une foret seche, puis d´enchainer avec le Parc Rincon de la Vieja qui a l´inverse subit un climat plus humide et de terminer par la playa el Coco. 

                                                                        gr_pacifico_norte

 

Jour 1: Parque Santa Rosa

Le lendemain, direction donc le parc national Santa Rosa. Apres les forets du Nicaragua plutot humides, j´ai bien envie de voir a quoi ressemble un parc ou il ne pleut quasimment pas durant 5-7 mois. La saison seche commence en décembre et les arbres perdent leur feuillage.

Nous nous rendons en bus jusqu´a l´entrée du parc national Santa Rosa (700 colones, soit a peine plus de 1 $, 1$ = 500 colones). A l´entrée, nous payons 10 $ pour entrer sur le site et nous sautons sur la premiere voiture qui passe pour nous emmener, 6km plus loin, au musée et point de départ des sentiers.

Le couple de touristes canadiens interpellés accepte de nous y emmener. Au passage, point de vue sur le parc:

                                                                 

Il fait déja tres chaud. Nous commencons par la visite du musée. Le musée raconte l´histoire de la bataille de Santa Rosa en 1856.  A cette époque, Willian Walker, politicien américain et flibustier (pirates des caraibes) , se trouve au Nicaragua qui est en pleine guerre civile,  ou il mene les démocrates a la victoire. Il est alors élu président du Nicaragua. Mais sa présence au Nicaragua est due a la découverte  d´or en Californie, et a l´intéret de construire un canal facilitant les échanges entre l´est et l´ouest des Etats-Unis. La position stratégique de William Walker au Nicaragua lui permettait d´etre bien placé pour négocier la construction du canal par le Rio San Juan (cf article sur le Rio San Juan). Le Nicaragua entre alors dans une guerre nationale qui a pour but d´expulser les flibustiers. Le Président du Costa Rica, Juan Rafael Mora Porras décide de venir en aide aux nicaraguayens et déclare la guerre aux flibustiers. Ces derniers vont au devant de l´armée costaricienne, et le 20 mars 1856, la Hacienda Santa Rosa est témoin d´une bataille de 14 minutes qui mettra KO les flibustiers, les renvoyant au Nicaragua.

Mais le musée de la Hacienda Santa Rosa montre également de tres belles photos du parc fleuri (que nous n´aurons pas l´occasion de voir dans cet état) et explique un peu ce qu´était la vie d´un sabanero (cow boy).

  

 

Pres du musée, il est égalemet possible de suivre un circuit de 800 m et d´accéder au mirador:       

Bien que la végétation soit quelque peu différente, j´ai presque l´impression de me promener dans une foret des pyrénées.

Comme nous voulons faire un autre sentier situé a 2 km de la, nous suivons la route jusqu´a trouver le départ du sentier. En chemin l´idée  de se rendre jusqu´a la plage Naranjo germe. La plage est situé a 12km sur un chemin que seuls les 4×4 peuvent emprunter. Cette plage est réputée pour le surf et les crocodiles des mangroves a ses extrémités. Nous marchons longtemps. Pas de trace du sentier. C´est alors qu´une voiture passe, nous l´arretons. Ce sont un pere et ces 3 fils qui vont a la plage et en reviennent dans la journée. Parfait. Ils nous emmenent. 100 m plus loin, le début du sentier que nous cherchions… Le chemin est chaotique. Le pere descend parfois de voiture pour filmer l´escalade des parties difficiles et dit a son fils qui conduit « ca manque  encore de caractere ». La végétation commence a etre un peu différente. Ca et la quelques cactus au milieu des arbres, des ruisseaux d´eau verte et opaque ( ou se cachent peut etre qqs crocodiles?), des oiseaux…

  Arrivés a destination, pas de bar pour se rafraichir. La plage est presque déserte et magnifique. Par contre peu de monde ose se baigner bien que les vagues ne soitent pas assez fortes pour surfer.

   

 Et avant de repartir, le papa de la voiture interpelle un jeune cycliste pour qu´il nous prenne en photo, « Seulement les filles et moi, ce sera suffisant ».

                                                                           

 Le soir nous nous inquiétons de ne pas voir Frank. Selon ses mails il devrait pourtant arriver…

 

Jour 2: Parque Rincon de la Vieja

Le lendemain, départ a 6h40 de la station de bus en direction du Parc National Rincon de la Vieja, sans Frank. Le paysage est magnifique.  Le bus nous laisse a 9km de l´entrée. Nous prions pour qu´une voiture nous prenne en chemin. Ce fut le cas 20 minutes plus tard. Un guide qui amenait 4 touristes (pour 20 $), pour nous ce sera gratuit. Retour a 16h pour 5 $ si nous voulons. Nous verrons. Sur le chemin, arcs en ciel a foison,  nous en verrons d´ailleurs plusieurs fois dans la journée. Rien d´étonnant finalement puisque le climat de cette zone est humide. Toute la journée, une bruine constante, et du soleil. A l´entrée du parc, nous payons 10 $ (sans oublier les 700 colones pour avoir le droit de passer le chemin privé qui menait au parc). Deux sentiers sont possibles: une boucle de 3h d´ou l´on peut voir des fumaroles, boue bouillante entre autres choses et un sentier de 2h qui accede a une magnifique cascade. Nous avons le temps de faire les 2 et commencons par la boucle avec les 2 italiens de la voiture. L´un a environ 30 ans et vient de l´ile de Capri. Il est saisonnier et profite de ses 6 mois de vacances par an pour faire du bénévolat avec des enfants a Liberia par le biais de Project Abroad (ou comment payer une fortune pour donner de son temps). L´autre italienne devait avoir environ 60 ans, une pile d´énergie un peu pete-sec, qui parle espagnol, anglais, allemand, mandarin… qui rembarre le guide a peine sortie de la voiture parce qu´il ne lui montre pas l´entrée du parc située a 100 m de nous, mais qui s´averera sympatique.

Les arbres de ce parc sont impressionnants. Les troncs semblent etre eux meme composés de divers troncs, parfois tressés ou entremelés de lianes. Les racines vont souvent chercher loin leurs ressources.

                         

Nous passons par le fleuve Colorado et atteignons une cascade:

  

Sur le chemin nous pouvons apercevoir des singes araignés dans les arbres, et le cri des singes congos au loin. Puis, nous découvrons ensuite un mini-volcan. L´odeur de souffre est forte, la fumée est chaude, et ca sent l´oeuf pourri.

                                  

Puis sur le chemin, un panneau « Eaux termales – 6km ». Apres un rapide calcul, ce serait 12km de marche pour se baigner dans une eau chaude et ne pas etre sur de faire le chemin de la cascade ensuite. Mais l´italienne est tres motivée. Mon expérience de San Jacinto (cf article sur Leon) me stimule aussi, la marche un peu moins… On se laisse finalement tenter. Plus le temps de s´ébahir sur les petites fleurs et sur les troncs d´arbre cette fois. On file. 1h40 plus tard, a midi, nous arrivons enfin. Rien a voir avec la piscine de San Jacinto, l´eau est tres claire, bonne, mais impossible de se baigner, la profondeur doit etre d´environ 30 cm. Juste bon pour s´allonger et remuer les feuilles qui siegent au fond de l´eau.Mais enfin, c´est quand meme agréable. Jusqu´a ce qu´il pleuviote, vente et que nous ayons froid. Juste le temps de manger mon enchillada du matin et nous repartons a 13h sans les italiens pour avoir une chance de voir la cascade.

                                   

Sonja est bien lancée. 1h15 plus tard nous retrouvons le chemin ou nous l´avons quitté. Juste le temps d´observer l´étang de boue bouillante, sautante et crépitante, la mare d´eau chaude, et nous voila sorties du chemin.

  

Il est 15h, circuit terminé. Allez hop! On enchaine avec le 2nd, celui de la cascade qui a l´air fabuleuse.

Et Mer…!!!!  Le chemin ne nécessite pas 2h au total, mais 2h aller. Autant dire que nous n´avons pas le temps. Bon… un peu décues mais bien contente de pouvoir s´allonger dans l´herbe et de trouver encore des voitures sur le parking pour pouvoir rentrer.

Devant nous, un « pizote », des chevaux et les oiseaux bleux typiques du Costa Rica et Nicaragua pour le moins:

  

Il fait froid, nous voulons rentrer et quémandons aupres des voitures du parking. Apres deux refus, une famille américaine venue s´installer au Costa Rica pour un an nous emmene jusqu´a Liberia. Retour a l´hotel. Et ohhh! Surprise! 1h plus tard Frank débarque. C´était un malentendu, nous l´attendions hier mais il était prévu qu´il n´arrive qu´aujourd´hui.

Le soir a l´hotel, le gérant nous propose une lecon de merengue avant de sortir pratiquer. Ce qui donne a peu pres ca:

   

Le brésilien qui ous accompagnait ne boit pas une goutte d´alcool. Mais c´était bien drole de le voir essayer…

Sur un écran de Tv, nous voyons des scenes de corridas avec des « toreros improvisés ». En somme, des gens qui vont dans l´arene et essaient de ne pas se faire embrocher. Ce sport est apparemment tres réputé au Costa Rica. Les pages sport du journal indiquent aussi que les costariciens s´intéressent au cyclisme (non, je ne lis pas les pages sport, je feuillette, nuance), deux sports tres espagnols finalement.

 

Jour 3: Playa del Coco

Le lendemain apres avoir eu qqs problemes pour payer et loupé un bus, nous partons a 11h pour la playa del Coco, réputée touristique mais facilement accessible depuis Liberia. Nous commencons par chercher un hotel, Frank jouant de la guitare en marchant. Un américain tatoué nous déconseille fortement la zone des hotels pas chers. Il y a dormi un soir et a eu peur, les gens boivent, etc. Apres deux tentatives d´hotels nous nous y rendons, et louons une « cabina » (genre de petit appartement) avec 6 lits pour seulement 10$ a une dame tres gentille sous condition que nous rendions la cabina le lendemain avant 10h. No problem. Autour de nous, d´autres cabinas occupées par des familles. Décidément ce coin est vraiment dangereux…

Et c´est parti pour la plage. Selon le guide de Sonja,  elle s´appellerait « playa del coco » car le sable est de la couleur du cacao. J´ai qqs doutes sur l´explication. La plage est jolie mais pourrait l´etre bien plus si elle n´était pas aussi sale. C´est important pour une plage.

  

Remarque importante: les costariciens se douchent sur la plage apres etre allés a l´eau, et certains mettent meme les papiers a la poubelle, et en plus ils sont sympatiques. C´est la toute la différence entre le Costa Rica et le Nicaragua…

Le soir, apéro et pates au légumes sans sel a la cabina. Le coin est sympatique. Puis passage dans la rue des bars avant de terminer sur la plage.

 

Jour 4: le retour a Granada.

Nous reprenons le bus pour Liberia. Et la… a la station de bus… sur qui tombent-on? Je vous le donne en mile: Katrin, Anna et Ineke. Tellement contents de se retrouver par hasard. Ca vaut bien une photo.

 

                                                                   

Nous nous séparons. Frank s´en va a Monteverde ou les filles le rejoindrons le lendemain pour passer le réveillon ensemble dans une finca. Sonja et moi reprenons le chemin du retour. Tout se passe bien. Arrivées a Rivas, il ne nous reste plus qu´un bus a prendre pour rejoindre Granada. il est bondé, mais je refuse de laisser mon sac a dos sur le toit du bus. Pourtant il faut bien. Je sors alors les choses importantes du sac, en laissant mon téléphone. Une vendeuse me conseille de le sortir aussi, sous-entendant qu´il pourrait etre volé et confirmant mes doutes. Pas tres rassurée, nous montons dans le bus. Ils font rentrer des gens jusqu´a etre completement écrasés, mais finalement nous sommes habituées. 2h plus tard, arrivée a Granada. Mon sac est intact.

De retour a la maison, vaisselle pas lavée, pas de produit vaisselle et plus de PQ dans ma chambre (l´épicerie de l´autre coté de la rue est apparemment trop loin pour aller en racheter, il est plus intelligent de le piquer dans les chambres…). Bien… Le soir a l´heure de me coucher, j´ouvre mes draps et..surprise!!! des crottes de souris dans mon lit…. 

Que c´est bon d´etre de retour chez soit…

 


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