Cote caraïbe, Part I: The Corn Islands

Jour 1: El Rama

Nous sommes samedi 4 février. Il est 6h du matin. Diana, Sonja, Mikel, Hanna, Nabila et Elodie s´en vont en vacances bien méritées après cette dernière semaine d´école d´été quelque peu intensive.

Le but de ce voyage d´une dizaine de jours est de découvrir la cote caraïbe du Nicaragua. Léo et Berta, les 2 amies d´Elodie, trop tot rentrées dans leur pays, avaient déja effectué ce voyage en novembre. Berta avait alors envoyé a Elodie pletor d´informations précises et de bons plans, qu´Elodie a imprimé sur une feuille de format A4. Nous appelerons ce recueil d´informations « el guía Berta » (le guide Berta).

L´idée est de se rendre en premier lieu a la laguna de Perlas. Pour cela il faut rejoindre El Rama en bus, puis une lancha (barque) jusqu´à Blufields, puis une autre jusqu´a la laguna. Ou bien, avoir de la chance et choper un autobus depuis el Rama qui va directement a la laguna. (toutes les infos transports figurent an bas d´article). Nous arrivons à El Rama vers 15h , un bus part pour la laguna à 16h (ou 16h30), mais comme nous n´avons pas de chance, il est plein. Il ne nous reste plus qu´à dormir sur place et attendre patiemment le lendemain matin pour se rendre a Blufields en bateau. El Rama est une petite ville sans grand intéret, très pauvre, les chiens font peine a voir. Les hotels se transforment en bordel la nuit venue. Le notre est l´hotel Viajeros: propre, joli, sol carrelé, une cinquantaine de chambre. Mais il n´échappe pas a la règle. Alors que nous discutons sur le balcon le soir, 2 femmes en haut talons aiguilles qui cocottent le parfum à plein nez descendent les escaliers (suivie d´une petite fille). Elles vont travailler (je ne sais pas ce qu´il advient de la petite fille)…

 

Jour 2: bateau, bateau et encore bateau

Nous sommes le 5 février. C´est l´anniversaire de Diana (25 26 ans). Nous lui promettons un bon resto le soir venu à la laguna.  Nous prenons le bateau a 8h (départ prévu a 7h). 2h30 de transport jusqu´a Bluefields (le réserver la veille pour etre sur d´avoir des places). A Blufields, nous nous renseignons sur les horaires des bateaux pour la laguna et pour Corn Island. Il se trouve qu´un bateau part pour Corn Islands dans les 30 prochaines minutes. Nous changeons alors notre itinéraire pour aller se reposer dès le début du voyage sur Big Corn Island et Little Corn Island (Grande et Petite Ile de Mais). Tout juste le temps de s´acheter à manger pour ne pas mourir de faim pendant les 6h que dure le voyage. Le bateau est un bateau de marchandises. Il n´y a donc pas de places assises pour les passagers. Certains nicaraguayens, plus connaisseurs que nous, ont installé des hamacs. Nous nous rabattons sur les planches de bois en plein soleil. On n´y est pas trop mal jusqu´a ce que les vagues nous arrosent. Nabila est par contre bcp mieux dans la cabine du capitaine.

Cote caraïbe, Part I: The Corn Islands dans Ballades en Nicaragua  dans Ballades en Nicaragua

Au bout de quelques heures je monte en haut (oui, je sais, c´ets un pléonasme). Un pecheur accroche sa ligne sur la rembarde du bateau. J´ai un peu du mal à parler en anglais avec lui. L´accent des iles est assez fort et mon anglais encore moyen. A savoir que sur la cote atlantique, la population parle anglais ou un anglais créole, mais ils parlent également très bien espagnol pour la plupart.

Le bateau tangue sérieusement, nous sommes tous un peu nauséeux. La solution: « vomir ou dormir ». Je choisis dormir. Et je m´en sors plutot bien… Mais globalement le trajet est assez pénible. Il fait chaud, le bateau tangue fort et le voyage est tres long. Nous arrivons sur Big Corn Island à 18h45. Soit un trajet de 7h30… Juste avant d´aborder, le capitaine souhaite un Joyeux Anniversaire à Diana au micro. Cette année Diana a recu comme cadeau une journée de transport de 12h et une sieste sur des planches en bois. Mais nous avons encore l´espoir de rattraper ca autour d´un bon repas.

Nous nous installons au Beach View, hotel pas cher, propre et agréable. Si vous vous y rendez et que personne ne répond a la porte, traversez la rue, la femme qui gère l´hotel vit en face. Si elle ne sourit pas et a l´air de sortir de la sieste, c´est que vous avez frappé à la bonne porte.

Après une douche nous recherchons un endroit pour manger. Pas grand chose autour, ou bien un resto fermé a cette heure-ci (il est 2oh30). Nous nous rendons alors directement au Bambule (prononcez « bamboulé ») ou nous attendent un couple d´espagnol, connaissances de Diana,  rencontrés sur le bateau (ils y dorment).

C´est la croix et la bannière pour manger. C´est un bar avant d´etre un resto. Nos 3 végétariennes en voient de toutes les couleurs pour commander à manger. Après tergiversion, ils leur proposent une salade et des tajadas (chips de platano) au meme prix que le poulet. Pas très coopératifs. D´autant plus qu´ils les font attendre 1h comme punition. Mais la musique est bonne et Diana et moi allons danser. Nous découvrons la musique du coin: reggae et country. A l´heure actuelle je ne connais toujours pas l´explication de l´arrivée de la country sur la cote caraibe. Ils dansent aussi un type de « RNB des iles » et  zouk. En tout cas nous nous sentons plus à l´aise ici. Les danseurs savent bouger les anches,  ne prennent pas de position indécente comme à Granada, et les garcons gardent leur distance.

Pour décrire un peu le physique des gens ici: les garcons sont grands, baraqués et les femmes bien en chair avec de  beaux visages. Leur peau est plus foncée que dans l´ouest du Nicaragua et leurs yeux sont plus clairs.

 

Jour 3: Little Corn Island

Le lendemain matin, nous montons dans une barque à 10h pour Little Corn Island. J´aurais du aller plus souvent au manège de la Saint Grat… Le bateau saute sur l´eau et le petit déjeuner avec lui. Nous avons l´impression de retomber sur des pierres à chaque rebond. Cette fois-ci, impossible de dormir, on peut seulement prier pour que nos fesses soient épargnées. Mais nous sommes bien calés. Jusqu´à ce qu´un des monsieurs du rang décide de se lever pour regarder le paysage. A chaque saut du bateau il retombait sur les genous de Hanna. Mais nous en sommes sortis vivants 20 minutes plus tard, bien que Mikel ait été bien trempé a l´arrière du bateau (j´ai cru qu´il était tombé a l´eau).

Lorsque nous posons pied à terre, nous sommes happés par différentes propositions d´hotel. Nous finissons par suivre David qui nous conseille le Sweet Breeze (cabinas de 5 $ la nuit avec cuisine), qui est complet ( bon plan à retenir cependant). Nous atterissons alors au Cool Spot qui ne propose pas de cuisine malheureusement mais un bon prix (15$ la chambre à 3). L´ endroit est sympatique et donne directement sur la plage:

L´eau est juste magnifique: alternance de bleu tuquoise et bleu foncé. Mais c´est bien ce qu´on attend d´une ile des caraibes.

 

Pour faire un petit topo sur Big et Little Corn Islands, elles ont été sous protectorat brittanique de 1655 à 1894, puis pendant 99 ans états-uniennes, d´où ce parler anglais créole. Je soupsonne une formation d´origine volcanique de part la présence de roches volcaniques sur l´ile. La pauvreté semble absente. Les murs des maisons sont de vrais murs, colorés, personne ne fait la manche ou dort dans les rues. Les 2 iles jouissent d´un bon niveau économique. Autre grand différence avec l´ouest du Nicaragua: les habitants respectent l´environnement! Ils ne jettent pas les déchets par terre et ont meme des poubelles de tri!!! Mais ne me demandez pas d´en dire plus, regardez plutot les photos.

Concernant plus particulièrement Little Corn Island, la vie est plus chère que sur Big Corn car plus inaccessible, mais elle y est agréable. Aucune voiture à l´horizon, puisque le tour de l´ile peut se faire facilement à pied. Des chemins entre bananiers et maisons de locaux permettent de relier les 2 cotés de l ile . Les locaux ici ne représentent que la moitié des habitants, l´autre moitié étant composée de touristes.

Pour terminer la journée, plage et bronzette, nous allons manger dans un comedor un très bon repas: langoustes ou barracuda pour les non-végétariens , et nous découvrons la « fruta de pan », un fruit, qui fris à la poele ressemble également à un genre de patate frite. Nous mangeons également tous les jours du pain de coco: pain au lait de coco. Dur de revenir au pain de mie apres 10 jours de pan de coco.

           

 

Jour 4: Little Corn Island

A 9h ce jour là, nous avons rendez-vous avec David (alias Captain Whiskas) et Roy pour aller faire du snorkling (alias tuba). Le temps que l´on nous serve le petit déjeuner il est plutot 9h30 ( la lenteur des iles…). Apres 15 min de bateau, David et Roy nous mettent a l´eau sans explication. Les vagues sont grandes et Diana et moi ne nous sentons pas rassurées, nous partons demander des gilets de sauvetage. A partir de là, nous nageons en toute tranquilité à la surface. Nous découvrons des raies manta, requins de récifs, coraux jaunes, certains ressemblent à des cerveaux, un barracuda et autres petits poissons colorés Je réussi à m´égratigner la jambe gauche  avec les palmes d´Hanna (l´océan n´est pas assez vaste pour nous) et la jambre droite avec les coraux (Mikel et Captain Whiskas m´ont sauvé des coraux à 2 reprises). J´ai un peu peur d´attirer les requins avec mon sang, mais notre ballade se termine à temps.

L´après-midi, après une séquence bronzette, nous partons nous ballader. Nous longeons la plage. C´est beau… un enfant attrape des noix de cocos et les coupe .

                

 

Nous virons ensuite à gauche pour rentrer dans les terres. Nous passons alors par des habitations de locaux. Des petites filles nous réclament des photos (les touristes ont bcp de succès avec leurs appareils photo).

  

  

Le soir, barbecue organisé par l´hotel. Un grand feu de camp sur la plage, et une assiette avec poisson bien sec, pates riz et haricots verts, pour 150 cordobas. Nous avons beau quémander 2 fois du rab, nous restons sur notre faim. La grande majorité des autres touristes sont des américains. Ils se relationnent entre eux, et nous restons en dehors du groupe, quelque peu associables. A 23h  nous sommes couchés. Je m´en repentirai un peu le lendemain matin.

 

Jour 5: Big Corn Island

Le lendemain matin, nous devons quitter la chambre a 9h, sous peine de payer un jour de plus. Nous nous intallons sur la plage avant d´aller manger chez David a midi. Il a réservé pour nous sa fameuse « pasta rasta », une version simplifiée du Run Dow (mélange de poisson, yuca, platano, chayote, et autres légumes, cuisiné dans du lait de coco).  Lui n´est pas chez lui, mais nous parlons un peu avec sa femme, sûrement une des rares insulaires à avoir peur de l´eau. Autant dire que les trajets en bateau jusqu´a Big Corn ou Bluefields sont un calvaire pour elle, mais assez drôle pour nous. Nous en profitons pour lui poser quelques questions: « Quels sont les produits cultivés sur l´île? » Platanos, bananos, bananos cuadrados, yuca, coco, pan de fruta. Rajoutez-y la pêche et vous obtenez une île capable de subvenir à ses besoins nutritionnels.

        

Nous nous rendons au port où un homme nous propose de nous emmener à la laguna de perlas pour 25 $ chacun. Nous répondons automatiquement non, puis réalisons une fois l´homme parti que c´est une proposition plutôt honnête, équivalente à ce que nous paierons pour nous y rendre. Nous laissons là Nabila et Hanna qui nous rejoindrons le lendemain matin pour retourner à Bluefields.  Le retour en barque se fait de manière relativement paisible, les vagues allant cette fois-ci dans notre direction. Une fois arrivés a Big Corn, nous repartons à l´hôtel Beach View, ou la responsable toujours aussi ravie de nous voir nous propose une chambre à 4 pour 25 $.

Nous partons ensuite en bus à la recherche de manglares introuvables (arbres qui grandissent dans l´eau), puis nous découvrons un bout de l´île à pied.

           

Puis nous prenons un taxi jusqu´à la zone de plage touristique. Pour info, le bus coute 5 cordobas et un taxi 15 de jour et 20 de nuit. La plage est déserte et le coucher du soleil et caché par les nuages et nous sommes de toute façon bien trop occupés par notre petit bac pour le voir.

            

Le taxi revient nous chercher à 18h. Après une douche, nous partons à la recherche d´un restaurant pour manger, bien morts de faim. Le resto près de l´hôtel nous parait trop cher, comme il n´y a rien d´autre en vue, nous partons en direction du port. Après une autre tentative dans un resto qui propose du poisson mais qui fait encore payer le prix fort à nos 3 végétariennes (et où le personnel est antipatique au possible), nous terminons dans le comedor où nous avons petit déjeuner 3 jours auparavant, avec un gallo pinto, pain de coco et des oeufs brouillés dans l´assiette. Et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, Mickael, Jenny et sa cousine dans le comedor! Ils s´en vont le lendemain a Little Corn Island, nous nous croisons mais sommes bien contents de nous avoir rencontré. Le Nicaragua est décidément bien petit.

 

C´est ainsi que se termine cette première partie sur la découverte des Corn Island. A suivre, notre court séjour à la laguna de perlas où vivent plusieurs villages indigènes.

 

Récapitulatif transports:

Départ Arrivée Prix (cordobas) Durée, horaires
Granada Managua

20

 
Managua El Rama

120

Environ toutes les 2h
El Rama Bluefields

200

 
Bluefields Big Corn Island

250

Bateau de marchandise 6-8h
Big Corn Island Little Corn Island

110

À 10h, 14h
Little Corn Big Corn

110

A 6h30, 13h30, 16h. durée: 20 min
Big Corn Blufields

200

Bateau rapide 4-5h (environ tous les 3 jours)

 

 


Archive pour février, 2012

« Et si nous construisions une maison en 2 semaines? »

C´est en quelques mots la réféxion que se sont faits Andy et Heili, respectivement un anglais et une australienne qui voyagent depuis 2 ans maintenant. Ils parcourent une grande partie de l´Amérique, du Canada jusqu´au Panama et désiraient donner de leur temps à la Esperanza Granada pendant 2 semaines. Pauline leur a alors proposé de rénover la maison d´une famille bien pauvre dans les environs de la Nueva Esperanza. Comment est choisie la famille? Il y a un tirage au sort entre les élèves  qui ont un excellente assistance à classe (ce qui est rare au Nicaragua), et la petite Diara a été l´heureuse élue ( elle se trouve être la petite soeur de José Aurelio un de mes élèves de l´école d´été).

Andy et Heili ont en leur possession peu de connaissances en construction et un budget de 300 $ de leur poche et 1000$ de la part de Mark, le vice-président de l´association ( nous le soupsonnons millionaire).

J´ai la chance de les accompagner pour ce premier jour de repérage et de pouvoir prendre plein de photos et vidéos pour l´organisation ( et pour moi, pour vous…).

Je rencontre donc Andy et Heili au bureau de l´ONG et nous nous rendons avec leur voiture dans le quartier de la Nueva Esperanza (que nous nommerons Pantanal). Nous rejoignons Tatiana à l´école secondaire (collège) en construction, et nous la suivons jusqu´à la maison de Diara et José. Le couple avait déja vu des photos de la maison mais restent malgrès tout bouche B devant ce qu´ils voient. Les murs sont en plastique (pirouette cacahouette), et il y a seulement une seule pièce pour 7 personnes. Les 5 enfants  disposent de 2 matelas et les parents dorment en face de la porte sur un lit de bois. Vraiment précaire. Il y a des affaires suspendues un peu partout au plafond car pas d´étagère. Une légère odeur nauséabonde. Mais les enfants sont adorables et les 2 parents très sympatiques (avec un écart d´âge d´environ 40 ans entre les 2 parents).

 dans L'école et le travail de volontaire

 

Andy et Heili ont la chance d´avoir à leur disposition les services de Brandon, un des volontaires qui se trouve être aussi maçon. Ils font leur plan et le propose à la famille. C´est la que j´interviens car leur espagnol en est encore à ses balbutiements. La maison fait actuellement environ 5m sur 4. Ils prévoient de l´allonger d´1m, de construire les murs avec un bois pas cher très utilisé dans le quartier et de prolonger le toit pour couvrir le devant de la maison. L´intérieur de la maison sera divisé en 3: 2 chambres et une pièce commune. Chaque chambre profitera d´1 fenêtre, sans vitres. La famille semble satisfaite de tout ce qu´ils proposent. Normal,ça ne peut être que mieux.

           

 

En prime, quelques photos de la famille et des constructeurs, et une de moi, Melissa et Diara:

   

 

Nous nous rendons ensuite  à l´école secondaire pour demander un peu d´aide aux constructeurs qui sont sur place. Je m´explique. Un des projets de La Esperanza Granada est la construction de cette école secondaire (équivalent collège).  Jusque là plusieurs groupes sont venus en aide durant une ou plusieurs semaines, la plupart du temps ce sont des américains. Le dernier groupe en date est un groupe de jeunes étudiants venus construire une salle de classe. Cette fois-ci ce sont des lycéens américains qui ne restent ici qu´une semaine et dorment dans les salles de classe déja construites ( au nombre de 3, il en reste 3). Ils doivent en une semaine construire 3 salles de classes, sachant qu´ils partent en excursions chaque après-midi. Ils semblent cependant bien motivés et se stimulent sur un air de Lady Gaga et de « We are the best!. Ils ont l´air efficaces.

Pour les aider, la Esperanza a embauché José et son équipe. Nous profitons de la présence de José, qui de lui même nous propose de nous accompagner pour acheter le matériel.

Au magasin, Andy et Heili achètent pour 200 $ en poutres, clous et produit contre les termites. José nous emmène à un autre magasin pour acheter et négocier le prix du bois (devis demain). Son aide est précieuse puisque c´est un connaisseur, et il ne manque pas de dire que Heili et Andy ne construisent pas cette maison pour leur propre business, mais pour aider une famille pauvre du Pantanal, s´ils pouvaient profiter d´une petite réduction…

     

Finalement nous repartons à l´école avec le matériel. Andy s´en va avec un autre maçon pour voir la maison, et Heili et moi enduisons de produit contre les termites  la partie des poutres destinée à être enterrée sous terre. Il n´y a finalement pas de pinceau dans l´école donc nous utilisons des bouts de cordes effilées. Système D…

 

 

 

Nous voila maintenant 10 jours plus tard et la maison est déja terminée. Au delà des espérances de Heili et Andy. Je n´ai pas encore l´information du montant total. Mais certains frais rajoutés au montant n´étaient pas prévus au départ, comme l´achat de ciment et de briques pour le devant de la maison. En tout cas, le résultat ravi les enfants, les parents et les constructeurs. Ils ont reçu l´aide de qqs voyageurs pendant une journée, et de Brandon. Voilà qqs photos de l´évolution des travaux:

 

Et voilà le résultat final:

 

         

 

Adios escuela de verano!

Vendredi 3 février, dernier jour de l´école d´été qui aura duré 2 mois. Cette dernière semaine aura été un peu chargée. Préparation d´examen (non pas un, mais 3 pour une meme classe car niveaux bien trop différents) et du meme coup révisions pour ces examens, correction des examens, rédaction d´un résumé du niveau de chaque enfant plutot difficile quand on a du mal a cerner les capacités  et progrès de chacun), surement une grosse perte de temps puisque ce résumé ne sera surement jamais lu. Nous voulions aussi offrir a chaque enfant une photo de lui meme et de la classe. De mon côté, répétition pour le spectacle de danse. Une semaine donc bien chargée pour une dernière journée riche en jeux et en réjouissances.

Nous avons commencé par passer du temps avec notre classe: visionnage des photos de l´école d´été. En voici quelques unes:

Adios escuela de verano! dans L'école et le travail de volontaire 377882_10150658776792926_571647925_11988249_37232169_n  dans L'école et le travail de volontaire   

  

   

 

Puis les enfants ont joué a la chaise musicale et nous sommes tous sortis pour voir le spectacle. Nous commencons par le cercle circassien:

               

 

Sharon et Jennifer enchainent avec un reggaeton de leur cru. Vient ensuite la pièce de théatre qu´ont préparé les enfants à l´aide de leurs professeurs Jenny et Julianna. La pièce s´intitule « la princesse qui ne voulait pas se marier » et elles ont réussi à utiliser tous les costumes de l´organisation: princesse, fées, cow-boy, cuisinier, docteur, pompier, ouvrier, chevalier… et l´histoire reste cohérente!

               

Nous poursuivons avec le « Danza Kuduro » de Erica et Shirley:

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Puis vient la pièce maître du spectacle de danse: le Walla Gallo. Une danse que j´ai appris lors de mes cours de danse folklorique. Elle raconte un rituel existant sur la cote caraibe du Nicaragua, qui consiste à passer une poule sur le corps du malade pour le soigner. Dans le rôle du malade: notre petit Alfredo, et dans celui du guérisseur, notre pitre Renny qui débarque sur scène en jeans et avec une peluche en guise de poule. Mais ce détail m´a beaucoup plu et j´étais très fière de mes danseurs. Voici 2 extraits du Walla Gallo.

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Diana et Julie poursuivent avec un très jolie discours résumant les moments passés avec les enfans durant l´école d´été et quelques mots pour leur expliquer qu´ils doivent supprimmer le « no puedo » trop souvent tentenfu de leur vocabulaire.

 

Nous avons terminé le spectacle par une danse de tous les volontaires ( enfin ceux qui ont bien voulu monter sur scène).

 

Nous étions ensuite supposé organiser des jeux dans la cours de récré pour tous les enfants, mais nous n´avons pas vraiment bien géré la chose. Bref, les enfants ont recu leur cadeau (offerts par les volontaires): un cahier, crayon à papier, crayons de couleur, taille-crayon, trousse. Et tout le monde est rentré chez soit. Nous, bien contents de profiter de 10 jours de vacances sur la cote caraïbe, à la recherche du Walla Gallo…

 

 

 

Las casas de la Esperanza

Un rapide article pour parler d´une autre des nombreuses organisations existant a Granada, dont le travail est proche de celui de la Esperanza Granada.

Pour les futurs volontaires, je vous laisse explorer le site:

http://www.casas-de-la-esperanza.org/indexes.html

Je me contenterai personnellement de conter ce que j´y ai vu.

Las Casas de la Esperanza travaillent dans le quartier de La Prusia, dans le sud ouest de Granada (nous intervenons dans le sud-est). Chilo, notre femme de ménage, et Chilo notre ayudante, vivent dans ce quartier.

Sonja, Jenny, Katrin et moi sommes allées visiter le projet lors d´ un apres-midi pluvieux. David, le récent coordinateur de volontaires (qui avaient été volontaire durant 6 mois 4 ans auparavant) nous a recu dans le quartier la Prusia. Les maisons sont tres ressemblantes a celles du quartier San Ignacio de l´école la Nueva Esperanza ou nous travaillons. Le quartier est assez isolé. Apres avoir monté suffisamment, nous arrivons au « projet ». ce qu´ils appellent « projet » consistent a la construction d´un genre de lotissement qui regroupent des maisons construites selon le plan d un architecte de Harvard afin d´accueillir gratuitement les familles désireuses sous certaines conditions, a savoir:

-Interdiction de frapper sa femme et ses enfants.

- Interdiction de boire (avec exces).

- Les enfants sont obligés d´aller a l´école .

De nombreuses familles préferent donc rester en dehors du projet…

Les maisons ont un format réduit mais sont bien confortables en comparaison des cabanes en tole trop souvent vues, mais les familles peuvent aggrandir leur maison s´ils le veulent en payant l´aggrandissement.

Les maisons de volontaires font également partie de ce lotissement. Il y en a en réalité un autre lotissement d´une trentaine de maison, pour environ 200 personnes.

Les volontaires doivent seulement payer 30 $ a leur arrivée, mais ne paient pas de loyer et recoivent un repas par jour. Ils ont également l´avantage de vivre au plus près des habitants, et le désavantage d´etre loin du centre de Granada et dans un espace plus réduit (8 lits et la cuisine dans une meme piece concernant la maison que nous avons visité). Je déglutie un peu en pensant a mes 33$ de loyer hebdomadaire. La moyenne d´age des volontaires est plus agée que celle de la Esperanza, environ 25 ans.

Las Casas de la Esperanza travaille sur tous les plans de la vie de la communauté: éducation avec école d´été et assistance aux professeurs,cours d´ alphabétisation pour adultes, cours de maconnerie et atelier de cuir pour apprendre un savoir faire aux adultes de la communauté, visites chez l´opticien et le dentiste. Le grand avantage est également que de nombreux volontaires sont des professionnels: un architecte pour les plans des maison, un macon pour les cours de maconnerie, une pédagogue et une éducatrice pour le travail avec les enfants et une infirmière. Ils permettent également la création d´entreprise par le biais de micro-crédit. Grace à ce système, des motos-taxi font maintenant la navette entre la navette et Granada. Un beau projet en somme. Mais nous n´avons eu que l´écho du coordinateur de volontaires, j´attend d´avoir l´avis peut etre plus objectif d´un ou plusieurs volontaires. En attendant, faite-vous votre idée.

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