Bon vent Nicaragua!

Oui, bon vent! J´étais assez contente de quitter ce pays au vu de ma dernière semaine. J´ai épuisé mon quota de patience avec des enfants qui ne captent rien ou n´écoutent pas, épuisé ma patience avec les hommes de ce pays (pas besoin d´aller bien loin, leur façon de nous parler dans la rue suffit pour se fatiguer), et assez contente de voyager un peu.

Et pour ne me donner aucun regret, j´ai eu une dernière mauvaise expérience. J´ai perdu mon appareil photo (ahh tout s´explique!). J´étais d´autant plus énervée que c´est mon 2ème appareil photo acheté en 5 mois. Le premier acheté peu cher juste avant mon départ ayant rendu l´âme sous la pluie du Mombacho, je suis allé acheter le 2ème au marché oriental de Managua. 90$ pour un appareil d´occasion (sûrement volé). Et voilà qu´un mois plus tard je le perd. J´ai quand même bien les boules Après avoir analysé tous les endroits probables, je demande à Raquel s´il est possible que ce soit Maicol. Elle ne s´offusque pas mais me dit que techniquement ce n´est pas possibe puisqu´il a dormi ailleurs les 2 dernières nuits. Mais elle va lui parler. Et revient un peu gênée. Oui c´est Maicol qui me l´a volé. Et il l´a revendu pour 500 cordobas, soit 25 $!!! Une broutille! Raquel a honte. J´ai tenté un « Demain je veux tout récupérer » à Maicol. Puis je suis allé lui parler plus tranquillement. Il a l´air vraiment repenti. Il a dépensé l´argent pour s´acheter de quoi fumer (herbe ou je ne sais quoi). On prend rdv le lendemain à 15h30 pour aller chercher l´appareil. Le lendemain à cette heure-ci il ne sait pas pourquoi je lui dis « on y va ». Il répond de façon agressive et sa mère doit lui donner de l´argent pour qu´il aille récupérer l´appareil. Je ne peux pas l´accompagner car le gars à qui il a vendu l´appareil l´a menacé s´il ramenait qqn ou la police chez lui. Il revient avec l´appareil. Mais toutes les photos sont effacées. Heureusement j´en ai sauvé bcp sur picasaweb. Malheureusement, il me restaient les photos du quartier, de la maison et du baptême de Nahomi que la maman voulait imprimer. D´ailleurs, je suis marraine. Enfin une des 2 marraines, le curé ayant demandé une autre personne pour lui transmettre l´éducation religieuse. J´avais pourtant fini par refuser vu la responsabilité, mais pour la maman il s´agit juste de baptiser Nahomi qui est déjà grande, et d´avoir une marraine étrangère. Et puis je n´ai rien eu à signer. Bref, revenons à nos moutons. Appareil de retour, un peu les boules pour les photos, mais c´est déjà ça de sauvé. Par contre, il n y a plus de batterie. Je veux donc la charger et impossible de mettre la main sur le chargeur… Cette fois, c´est trop, je lance à Maicol avant d´aller me coucher « Je veux le chargeur sur mon lit à la 1ère heure ou je vais à la police! ». Il me dit, toujours sur ce ton agressif qu´il ne l´a pas, qu´il ne sait même pas ce que c´est. La mère un peu affolée me dit que s´il l´avait il le lui dirait. Je lui avoue que le coup de la police c´est un peu du bluff pour le mettre devant le fait accompli, et qu´il a beau dire qu´il ne l´a pas je n´ai aucune raison de le croire, surtout qu´il m´avait également dit qu´il n´avait as volé le petit sac dans lequel était l´appareil photo ,pourtant si l´un disparait, l´autre aussi.

Le lendemain matin, je me rappelle que j´avais laissé mes chaussures de tous les jours à sécher dehors. Elles ont disparu… Il  avait un rodeur hier soir dans le jardin, il ne les a pas loupé… Décidément, vivement que je quitte cet endroit. Je vais en ville et me rachète un autre chargeur (pas cher heureusement). Quand je rentre, le petit sac de l´appareil est de retour comme par magie.

Conclusion: bon vent Nicaragua!!!!!


Archive pour mars, 2012

Le quotidien

Pour les enfants, la journée commence tôt. Ils doivent être à l´école à 7h, bien propres, et en uniforme (jupe bleue plissée et chemise blanche). Etant plutôt endormie à ce moment là, je ne capte pas grand chose, mais il me semble qu´ils ne déjeunent pas, sauf quand il y a des restes de frijoles de la veille. De toute façon, ils ont le petit déjeuner offert à l´école. Les enfants qui vont à l´école l`après-midi (à 12h30), reçoivent le repas du midi.

Le matin la maison est donc au calme. Quand je m´en vais travailler à 9h, la maman est repartie se coucher, Miguel est au travail et Maicol dort également.

Ma première nuit a été assez rude. J´avais la chance de profiter du « meilleur matelas de la maison », à savoir, un matelas gondolée, couché sur des ressorts et des vêtements. Mais j´ai du admettre après m´y être habitué qu´on y dort assez bien. Enfin, si les rats ne passaient pas la nuit à se ballader entre le matelas et les ressorts. Ça empêche de dormir, notamment quand on a l´appréhension qu´ils viennent faire pipi dans le lit, comme cela m´ est arrivé. Je découvrirai plus tard que c´était en fait Nahomi qui dormait avec moi cette nuit là, et qui m´était passée sur le corps pour prendre ma place et pour que je me retrouve moi-même sur le pipi. Selon elle « c´est le rat qui m´a faite changer de côté ». J´ai eu la naïveté de la croire…

Le quotidien dans La experiencia nica

mon lit

A part dormir, manger est une activité qui me plait. Et notamment, le petit déjeuner. De même que certains ont besoin d´une douche pour se réveiller ,j´ai besoin de mon petit déjeuner. Ici pas de petit déjeuner. Je me suis finalement habituée à acheter un pain sucré sur la route de l école. Le frigo est d´ailleurs toujours vide. Il ne font jamais de provision, mais achètent au jour le jour, je dirais même du repas au repas, selon l´argent qu´il y a. C´est à dire que s´ils veulent du café, ils vont acheter des petits sachets de café instantanné pour le nombre de personnes et un petit sachet de sucre. Les enfants boivent également du café ici. La maman se charge du repas du midi, elle fait le plus souvent beaucoup de riz avec du poulet de temps en temps ou de la sauce tomate et des oeufs. Je n´ai pas la chance d´en profiter car il faut que je retourne à l´école à ce moment là. Et le soir, les filles vont acheter des frijoles et un peu d´huile avec les quelques cordobas que la maman leur a donné, de façon à cuisiner un gallo pinto avec le riz qu´il reste du midi. A noter qu´on mange assise sur une chaise ou sur un hamac. Il n´y a pas de table.

 dans La experiencia nica

Pour se laver, pas de salle de bain ni de douche. C´est la partie interessante. Nous nous lavons dehors, habillés, en se versant l´eau du réservoir dessus, à l´aide d´écuelles. Il n´y a d´eau qu´ entre 9h du matin et 16h environ. Pendant ce temps, il faut en profiter pour remplir les 2 réservoirs ,celui du bain et le plus petit du « lavoir » à linge et vaisselle (je peste de ne pouvoir vous montrer une photo). Finalement, à l´heure du bain, l´eau est presque chaude. Venons en au linge. je sais maintenant pouruqoi il est plus blanc que blanc. Observez bien cette photo:

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Voilà, il suffit de frotter sur la partie gondolée et le sale s´en va. Encore faut-il savoir frotter. C´est qu´il y a une technique. J´ai bien essayé. Ce qui m´a valu un « tu es lente » de Hilari. Dans ces cas-là l´excuse du manque d´habitude est toujours bonne.

Sinon, il n´y a pas non plus de rangement. Les armoires et étagères ça coute cher. La maison a 4 murs et c´est une chance, mais la famille n´est pas riche pour autant. En réalité, Raquel a gagné la maison à un tirage au sort (c´est la grande mode ici, certaines mamans passent leur temps à courir les tirages). Elle donnait un peu d´argent à un programme de construction de maisons, jusqu´à être l´heureuse élue. Voilà donc comment sont rangés les vêtements.

A part ça, ce à quoi je ne me suis jamais habituée, c´est de les voir cracher par terre dans leur propre maison (et ils crachent souvent), et jeter les papiers, os de poulet, bouteilles, etc  au sol. Il n y a aucune poubelle. Pas la peine puisqu´on balaie tous les jours…Ils se mouchent également à l´intérieur. Certains connaissent la manière de se moucher en Amérique latine, à savoir, une pression en haut du nez et on souffle un bon coup pour faire tout sortir. Pas besoin de mouchoir. D´ailleurs, pas besoin non plus de PQ pour aller au toilette. En cas de grosse commission, on peut entendre par exemple Nahomi crier « Hilariiiiiiiiiiiiii », et Hilari débarque avec une feuille de son cahier d´école pour assister sa soeur… J´étais un peu atterrée quand j´ai vu ça, moi qui garde encore mes cahiers d´école de l´école primaire. Mais le pire… le pire… c´est quand Hilari a fait pipi a même le sol de sa maison… En fait le sol de la maison est comme le sol extérieur.

Mais à part ça la vie est agréable. On passe notre temps à traquer les mangues qui tombent de l´arbre sur le toit. Et quand elles ne tombent pas, Maicol va les chercher et les filles pleurent s´il ne leur en donne pas. Les mangues sont un grand thème de propriété privé. Apparemment, voir une mangue mûre, équivaut à la posséder (tiens… cela pourrait s´adapter aux filles). C´est vraiment un plaisir de manger des mangues tous les jours (à part les fils qui restent coincés dans les dents). Ils peuvent les manger mûres, natures, ou bien un peu moins mûres avec du chili et du sel, ou bien du sel et du citron. Très bon.  QUand Gustavo nous voit en manger, il nous traite souvent de « mareadas », cad, « mortes de faim », c est la grande « insulte » de la maison, avec « chonchas » (cochonnes). Mise à part les mangues, il y a également des cocotes, almendras, nancites (purée, je peste de ne plus avoir ces photos!Vous voulez savoir pourquoi je les ai perdu hein? Vous saurez).

Voilà globalement ce que l´on peut dire du quotidien ici. SI vous avez des questions…

Pour conclure, quelques photos:

Kimberley la cousine, Hilari, Moi et Nahomi

Nahomi voulant faire la top model mais se brûlant sur le zinc

La familia

C´est donc avec une famille de 5 enfants et mère célibataire que je vais partager mes 2 dernières semaines au Nicaragua. Enfin, si je m´y plais vraiment, je n´exlue pas d´y rester plus longtemps.

 

Commençons par la maman, Raquel.

La familia dans La experiencia nica

Raquel a 33 ans.  Elle vit de la vente de cigarettes, chewing-gum, biscuits le soir à la Calzada. C´est là que je l´y ai rencontré. Deux de ses fils, Gustavo et Miguel l´aident souvent. Ils se balladent avec leur panier et passent au milieu des touristes. Raquel a  eu son premier enfant à 14 ans… Sa première fille a maintenant 21 ans mais vit depuis toujours avec sa grand-mère. Rachel a conçu ses enfants avec 2 hommes. Elle s´est séparé du premier dont les relations étaient conflictuelles avec sa famille. Et si j´en croit Maicol, il s´est fait assassiné. Le 2ème avec qui elle a eu Gustavo, Hilari et Naomi est parti vivre au Costa Rica avec sa maîtresse. Et elle est depuis 2 ans dans une relation avec un homme marié. Autant dire que Raquel n´a pas de chance avec les hommes.

 

Maicol est le fils ainé de la famille, il va avoir 18 ans, et n´en branle pas une. Il passe ses journées a dormir et à fumer de l´herbe. C´est le plus gros souci de sa mère.  A peine arrivée il me demandait déja d´être sa petite copine.

Miguel a 14 ans et le même visage que sa mère. Il travaille la semaine avec son oncle  en tant que maçon et les soirs de week-end il va aider sa mère a vendre  à la Calzada. Pendant son temps libre il va jouer au billard. Il est drôle et plein d´entrain. Un type bien.

 dans La experiencia nica

Gustavo ressemble également bcp a sa mère. S´il n´avait pas 12 ans… Il va a l´école tous les matin à 7h et il part à 16h l´après-midi du lundi au vendredi avec sa mère  pour travailelr et ils en reviennent environ à 11h. Autant dire qu´il ne dort pas beaucoup. Mais il ne se plaint jamais. C´est la 3ème année qu´il est en 2ndo grado. Je pensais pouvoir l´aider a apprendre à lire en vivant avec eux mais  nos horaires étant trop diférent, cela m´a été difficile. Il adore se battre. Il veut être policier pour que personne ne le cherche. Il  chante, fait le tour de la maison avec sa « moto » (un vélo sans selle et sans roue). C´est à la fois un homme, un enfant et un adolescent.

 

Hilari a 9 ans. C´est la 2ème maman de la maison. C´est elle qui fait à manger le soir. A l´écouter c´est une « experte » en cuisine. Elle comme sa soeur, sont les premières à vouloir faire les devoirs et à demander du travail supplémentaire. Les 2 ont un ventre  énormes. ce qui est sûr c´est qu´elles ne meurent pas de faim. Hilari parle et rappelle sa petite soeur à l´ordre comme une adulte. Et… détail important… C´est une grande péteuse… Vraiment… Et elle en est très contente.  Faut dire qu´avec toutes ces frijoles (haricots rouges).

 

Nahomi est un petit pitre. Elle est sans arrêt en train de siffler, de bouger. C´est une enfant magnifique.  Elle suit Hilari de près dans le rôle de petit cochon de la famille (« choncha » comme disent les frères). Selon elle, elle sait déja lire et écrire, mais quand je le lui demande, elle ne sait pas quelle est la lettre « e ». Aux dernières nouvelles, je suis sa 2ème marraine (ça aussi c´est une histoire).

Introduction

L´expérience nica, qu´est-ce-que c´est? Et bien, c´est comme cela que j´appelle mes 2 dernières semaines de vie commune avec une famille nicaraguayenne du Pantanal, le quartier pauvre de l´école la Nueva Esperanza dans laquelle je travaille.

Comment m´est venue l´idée? Au cours des longues réflexions d´un voyage en bus de 15h. J´ai fait le constat qu´ après 4 mois 1/2 d´une vie agréable dans la casa el Martirio, au milieu des volontaires, dans le centre de Granada, et à 2 semaines de partir (ou pas, la question était en suspens) je ressentais le besoin de savoir comment vivent réellement les nicaraguayens. Comment ils cuisinent, comment ils lavent leur linge (il fallait enfin que je sache d´ou venait cette blancheur étincellante), comment ils se douchent, etc. Et j´ai expérimenté…

Comment ai-je trouvé cette famille? Je voulais vivre dans une famille du secteur de l´école, par commodité et parce-que l´ambiance du quartier me plait. Un soir que je passais dans la Calzada, Gustavo (mon chouchou de l´école qui travaille le soir avec sa famille) m´appelle. A ce moment là il est avec sa mère, que j´ai repéré depuis 4 mois car ils ont le même magnifique visage, mais à qui je n´ai jamais eu l´occasion de parler. L´occasion est arrivée. Je lui ai donc demandé si elle connaissait une famille qui m´hébergerait. Elle me répond qu´elle a elle-même hébergé une américaine pendant 1 mois et qu´elel se sentait bien chez eux. Aussitôt dit aussitòt fait, je prend rendez-vous le même vendredi pour visiter sa maison.

Je m´y rend avec Gustavo après l´école avec un peu d´appréhension. J´ai beau ne pas être matérialiste, l´idée de vivre sous une bache en plastique ne me rassure pas. Mais je suis vite soulagée. La maison a 4 murs, et il y a même des séparations pour les chambres des 2 adolescents. La maman et les 3 plus jeunes dorment dans la même pièce, dans 2 lits doubles. J´accroche de suite bien avec les 2 plus jeunes soeurs, Hilari et Nahomi. Nous jouons au « chibolas » (billes). Je pense pouvoir m´y plaire. Affaire conclue. Pour le prix, elle me dit que l´américaine payait certaines choses de temps en temps, comme le gaz. Nous nous arrangerons. Reste à éviter les sermons de Pauline qui interdit de vivre dans des famille de la zone des écoles par peur de dépendance financière. Il se trouve que quand je lui dis que je m´en vais, elle ne me pose aucune question et est surtout super contente parce-que les volontaires arrivent en masse et elle ne sait plus où les loger.

L´école: rentrée scolaire et fin de mon volontariat

Le 13 février 2012, nous avons vécu la rentrée scolaire. Je suis toujours à la Nueva Esperanza, mais le système a changé. Auparavant, nous travaillions individuellement avec les enfants en difficultés qui sortaient de classe pour travailler 40 minutes avec nous. Maintenant nous ne travaillons plus individuellement avec les éleves, mais à l´interieur de la classe en soutien du professeur. L´idee n´est pas mauvaise bien que j´étais un peu déçue de ne pas préparer la classe moi meme de part l´experience acquise lors de l´école d´été.  Mais nous pouvons de cette façon aider plus d´enfants et suivre le programme scolaire (qui nous était inconnu auparavant). Le premier jour d´école a été horrible!! Bon j´exagere, mais j´étais plus fatiguée frustrée et désespérée qu´autre chose. Nous travaillons avec 2 classes de 2ndo grado: en partie le matin et en partie l´après midi. Ils sont plus de 40 dans les 2 clases, n´ont aucun sens de la discipline et les professeurs ne savent pas se faire respecter, non que les éleves manquent de respect, mais ils n´ont jamais vraiment appris à rester sur leur chaise, à demander la permission pour se lever ou aller au tableau. Ils sont adorables mais c´est épuisant de travailler dans ces conditions. Et je vois notre impuissance. Nous sommes 2 volontaires à aider le professeur (40 volontaires en tout mais répartis dans  chaque classe des 8 écoles). 2ndo grade est l equivalent du CE1. les profs sont atterrés de voir que plus de la moitié ne sait pas lire. Donc, nous avons rapidement discuté avec les professeurs. Et avec le professeur du matin nous passons simplement dans les rangs pour les aider à faire les exercices. Et il nous faudrait être 5 fois plus nombreux pour combler leurs lacunes. Et l´après-midi, chaque volontaire donne classe à un groupe d´élèves. C´est donc plus interessant pour nous, sûrement plus efficace et l´ambiance de la classe est un peu plus tranquille.

C´est pourquoi, 4 semaines plus tard, j´ai décidé de ne pas prolonger mon séjour à Granada. Ma patience m´a perdue, et l´envie également. J´éprouve encore du plaisir à travailler avec la classe de 2ndo grado de l´après-midi, mais demain (lundi 5 mars) sera ma denrière matinée de classe. Je suis sortie trop de fois de cette classe énervée parce que les enfants n´en font qu´à leur tête, et le professeur n´y trouve pas vraiment à redire (« ce sont des enfants à problèmes, on ne peut rien faire », belle excuse…). Les enfants s´amusent à se tapper, bien qu´amicalement, ils font du bruit avec les bareaux des chaises, se lèvent, papottent, vont prendre dans l´armoire des affaires qu´ils n´ont pas à toucher.  Maycol et Ana avec qui je travaillais pendant l´école d´été se braquent dès que je veux regarder leur cahier ( ils avaient pourtant l´air d´apprécier les cours cet été). Et les enfants que nous voulons aider ont bien trop de retard, donc j´ai l´impression de perdre mon temps. Je continuerai par contre à aller en cours l´après-midi, pour quelques jours avant de partir.

 

Le bilan est cependant très positif. Je n´ai pas aider comme je l´aurai voulu. Ces 5 mois n´ont pas été assez homogène pour cela (aide individuelle ave certains élèves, absentéisme, puis école d´été, puis rentrée scolaire avec un nouveau système et encore d´autres élèves), mais ils ont été très instructifs,  je me suis investie comme je l´ai pu, et nous avons passé du bon temps avec les enfants qui je suis sûre sont très heureux d´avoir des volontaires d´autres pays au milieu d´eux.

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