Introduction

L´expérience nica, qu´est-ce-que c´est? Et bien, c´est comme cela que j´appelle mes 2 dernières semaines de vie commune avec une famille nicaraguayenne du Pantanal, le quartier pauvre de l´école la Nueva Esperanza dans laquelle je travaille.

Comment m´est venue l´idée? Au cours des longues réflexions d´un voyage en bus de 15h. J´ai fait le constat qu´ après 4 mois 1/2 d´une vie agréable dans la casa el Martirio, au milieu des volontaires, dans le centre de Granada, et à 2 semaines de partir (ou pas, la question était en suspens) je ressentais le besoin de savoir comment vivent réellement les nicaraguayens. Comment ils cuisinent, comment ils lavent leur linge (il fallait enfin que je sache d´ou venait cette blancheur étincellante), comment ils se douchent, etc. Et j´ai expérimenté…

Comment ai-je trouvé cette famille? Je voulais vivre dans une famille du secteur de l´école, par commodité et parce-que l´ambiance du quartier me plait. Un soir que je passais dans la Calzada, Gustavo (mon chouchou de l´école qui travaille le soir avec sa famille) m´appelle. A ce moment là il est avec sa mère, que j´ai repéré depuis 4 mois car ils ont le même magnifique visage, mais à qui je n´ai jamais eu l´occasion de parler. L´occasion est arrivée. Je lui ai donc demandé si elle connaissait une famille qui m´hébergerait. Elle me répond qu´elle a elle-même hébergé une américaine pendant 1 mois et qu´elel se sentait bien chez eux. Aussitôt dit aussitòt fait, je prend rendez-vous le même vendredi pour visiter sa maison.

Je m´y rend avec Gustavo après l´école avec un peu d´appréhension. J´ai beau ne pas être matérialiste, l´idée de vivre sous une bache en plastique ne me rassure pas. Mais je suis vite soulagée. La maison a 4 murs, et il y a même des séparations pour les chambres des 2 adolescents. La maman et les 3 plus jeunes dorment dans la même pièce, dans 2 lits doubles. J´accroche de suite bien avec les 2 plus jeunes soeurs, Hilari et Nahomi. Nous jouons au « chibolas » (billes). Je pense pouvoir m´y plaire. Affaire conclue. Pour le prix, elle me dit que l´américaine payait certaines choses de temps en temps, comme le gaz. Nous nous arrangerons. Reste à éviter les sermons de Pauline qui interdit de vivre dans des famille de la zone des écoles par peur de dépendance financière. Il se trouve que quand je lui dis que je m´en vais, elle ne me pose aucune question et est surtout super contente parce-que les volontaires arrivent en masse et elle ne sait plus où les loger.


Archive pour 12 mars, 2012

Introduction

L´expérience nica, qu´est-ce-que c´est? Et bien, c´est comme cela que j´appelle mes 2 dernières semaines de vie commune avec une famille nicaraguayenne du Pantanal, le quartier pauvre de l´école la Nueva Esperanza dans laquelle je travaille.

Comment m´est venue l´idée? Au cours des longues réflexions d´un voyage en bus de 15h. J´ai fait le constat qu´ après 4 mois 1/2 d´une vie agréable dans la casa el Martirio, au milieu des volontaires, dans le centre de Granada, et à 2 semaines de partir (ou pas, la question était en suspens) je ressentais le besoin de savoir comment vivent réellement les nicaraguayens. Comment ils cuisinent, comment ils lavent leur linge (il fallait enfin que je sache d´ou venait cette blancheur étincellante), comment ils se douchent, etc. Et j´ai expérimenté…

Comment ai-je trouvé cette famille? Je voulais vivre dans une famille du secteur de l´école, par commodité et parce-que l´ambiance du quartier me plait. Un soir que je passais dans la Calzada, Gustavo (mon chouchou de l´école qui travaille le soir avec sa famille) m´appelle. A ce moment là il est avec sa mère, que j´ai repéré depuis 4 mois car ils ont le même magnifique visage, mais à qui je n´ai jamais eu l´occasion de parler. L´occasion est arrivée. Je lui ai donc demandé si elle connaissait une famille qui m´hébergerait. Elle me répond qu´elle a elle-même hébergé une américaine pendant 1 mois et qu´elel se sentait bien chez eux. Aussitôt dit aussitòt fait, je prend rendez-vous le même vendredi pour visiter sa maison.

Je m´y rend avec Gustavo après l´école avec un peu d´appréhension. J´ai beau ne pas être matérialiste, l´idée de vivre sous une bache en plastique ne me rassure pas. Mais je suis vite soulagée. La maison a 4 murs, et il y a même des séparations pour les chambres des 2 adolescents. La maman et les 3 plus jeunes dorment dans la même pièce, dans 2 lits doubles. J´accroche de suite bien avec les 2 plus jeunes soeurs, Hilari et Nahomi. Nous jouons au « chibolas » (billes). Je pense pouvoir m´y plaire. Affaire conclue. Pour le prix, elle me dit que l´américaine payait certaines choses de temps en temps, comme le gaz. Nous nous arrangerons. Reste à éviter les sermons de Pauline qui interdit de vivre dans des famille de la zone des écoles par peur de dépendance financière. Il se trouve que quand je lui dis que je m´en vais, elle ne me pose aucune question et est surtout super contente parce-que les volontaires arrivent en masse et elle ne sait plus où les loger.

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