Cote caraïbe, Part II: La Laguna de Perlas

Je vais maintenant tenter, 2 mois plus tard de raconter cette 2ème partie de voyage (j’ai pris des notes ne vous en faites pas).

 

Jour 6: La Laguna de Perlas

Nous sommes pour l’instant toujours sur Big Corn Island, et prenons le bateau de retour à Blufields à 9h du matin.  Le bateau est bondé, mais le retour est moins chaotique que l’aller. A Blufields, je reprend mon « guia Berta » (feuille de format A4 contenant les instructions de ma copine espagnole, je le rappelle), qui nous dit ; « En Blufields, no te puedo contar mucho porque estuvimos solo una mañana. Pero una cosa interesante es que al lado del mercado, en la puerta que va al muelle, a la izquierda hay un especie de comedor, entras y se ve a las mujeres haciendo tortillas…y al fondo venden comida y hay una mesa larga donde se esta muy a gusto tomando un café y charlando con la gente, todo lo que querais saber os lo diran alli ». Pour résumer, il y a un comedor ou on peut voir les femmes faire les tortillas (galettes de maïs), on peut y manger, prendre un café et demander des informations aux gens.

Les informations précieuses de Berta nous permettent de trouver ce comedor. La première impression est assez glauque puisqu’il fait très sombre, et que les murs sont gris. Puis une fois habitués, on se rend compte de la gentillesse des femmes faisant à manger: poissons, crevettes en sauce,soupes, que des plats appétissants. Et un peu plus loin, on peut en effet voir les femmes faire les tortillas. Mais pour ce qui est des informations sur « comment se rendre sur l’île indigène de Rama Key? », que neni! A part « Il faut louer un bateau privé ». J’abandonne donc l’idée qui nous couterait surement très cher.

Il est presque 16h, nous avons juste le temps d’acheter le déjeuner à emporter pour manger dans la barque (à l’arrêt, on n’est pas fou). Nous mangeons donc dans le bateau, une musique country dans les oreilles.

Arrivés à la Laguna de Perlas (la laguna est le lac mais également le village dans lequel nous débarquons), je lis mon guia Berta qui nous conseille le « green Lodge » ou l’hotel d’Irene, ou Ingrid. Le premier est plein, le 2ème ne semble pas satisfaire tout le monde. Nous nous installons finalement à l’hôtel Estrella qui ne nous propose que des chambres de 1 ou 2 personnes (elle a l’air de dire que plus de monde dans une chambre, c’est malsain…).

Pour manger le soir, le guia Berta est toujours utile: « No dejeis de ir al Queen Lobster, una cabaña de madera, restaurante, en la calle principal, pasado el puerto todo recto, casi al final del pueblo (que es muy pequeño), Pedro, un chico de Madrid os atendera y con el podeis hablar de excursiones a caballo, rutas por la selva, alquiler de bicis, rutas a los cayos perla y a corn island, pescar con la gente de alli, un chico que entiende de todo! »

Nous mangeons donc au Queen Lobster, un endroit charmant avec un ponton pour admirer la lune et la lagune. La soupe de fruits de mer et les crevettes au coco sont excellents. J’en rêverais presque la nuit.  Pedro nous parle des attractions du coin: un groupement d’iles paradisiaques, mais des îles minuscules appelées « cayos perla » auxquelles ont accède en louant un bateau privé, ou en excursions avec lui pour y passer la nuit et y faire un barbecue. L’excursion côute 70 $ . Boh! Ca ne doit pas être bien plus beau que les Iles de Maïs (Corn Islands pour les non anglophones).

 

Jour 7: Awas

Ce matin on se lève tranquillement…à 7 h du mat avec les bruits des enfants qui jouent, des oiseaux, de la musique et de la pluie. On met du temps à sortir de l’hôtel. Il pleut beaucoup et Nabila doit (encore) aller sur internet.

Lorsque la pluie se calme, Diana, Hanna, Miguel et moi rejoignons Awas à pieds (Nabila étant toujours sur internet), un petit village de  misquitos. Sur le chemin un gars en dreadlocks veut nous guider. Le doute subsiste jusqu’à ce qu’il nous laisse: « veut-il de l’argent ou sont-ils vraiment désintéressés de ce côté du Nicaragua? ».

Sur le chemin, le paysage est un paysage de plaines, nous croisons des femmes lavant le linge le corps dans l’eau jusqu’aux anches, des enfants qui nous demandent de les prendre en photos.

Cote caraïbe, Part II: La Laguna de Perlas dans Ballades en Nicaragua  dans Ballades en Nicaragua

Le guia Berta disait au sujet de Awas: « Nosotras, de la laguna, fuimos hasta Awas, tardareis media horita andando por un camino muy chulo. En Awas, nada mas entrar conocimos a Orlando, el señor que atiende a los turistas! paseamos por el pueblo, jugamos con los niños en la playa y nos hichieron la comida con salsa de coco. Podeis preguntarle a Orlando para ir a pescar, a dar una vuelta con la barca, a la selva, el tambien os informara. »

En effet, au bout d’un trajet de 30 minutes nous arrivons à Awas, en ayant  rencontré au passage le fils de ce Orlando qui nous amène chez lui. Là, sa mère nous propose chaises, noix de coco bien fraiches. Après avoir bu l’eau de coco, nous essayons même de les couper au machete, mais le fils nous vient vite en aide. Seul Miguel s’en sort bien.

Très rapidement, la maman nous propose de nous faire à manger de la cuisine au coco, mais nous déclinons, notre repas à base de pain au coco et tomate nous attend dans le sac. Elle nous montre aussi des bijoux faits maison. Ils sont très gentils, mais je sens leur approche un peu trop marchande, ça me dérange. Orlando n’est pas là. C’est avec le fils que nous allons faire une ballade dans la savane. Je me ranime quand il nous dit que nous verrons peut-être des crocodiles. En fait il s’agit surtout d’une ballade dans la boue. Nous ne sommes pas vraiment équipés pour, mais suivons sont exemple, lui marche pieds nus dans la boue, c’est finalement plus confortable. L’étendue est vaste et plane. De ci de là il y a des étangs ou nous pistons les crocodiles qui ne pointent pas le bout de leur nez.  C’est un peu dur de communiquer avec le fils. Il est jeune et timide, et ne répond à nos questions que par « oui ». Je crois qu’il ne nous comprend pas très bien. Leur langue naturelle est l’anglais créole. Ils apprennent l’espagnol très jeune à l’école, et le parlent très bien mais notre accent est peut-être dur à comprendre.

       

Nous sommes bien contents de rentrer au village. Nous payons le fils pour la ballade (un peu à reculons pour ma part, je trouve le prix un peu cher pour 30 minutes de ballade dans la boue).

Nous traînons un peu plus dans le village, qui est assez vide. Pas d’enfants avec lesquels jouer sur la plage comme Léo et Berta. Des hommes font fondre des boules de plomb pour en faire des ustensiles à canne à pêche. Awas, comme tous les villages de la laguna, est un village de pêcheurs.

                         

Nous rentrons.A l’hôtel, nous rencontrons une française.  Une autre Elodie.

Le soir nous allons remanger au Queen Lobster.  Sur le chemin, nous entrons dans une petite cabane conseillée par Berta: « En la calle principal, hay una tienda muy pequeña en una casa de madera de colores, os atendera una señora negra y gorda con un pañuelo en la cabeza, muy entrañable, es un sitio genial para desayunar bolleria ». Je reconnais vite cette « femme noire et grosse, avec un foulard sur la tête, qui attire la sympathie ». Elle n’a pas de foulard sur la tête cette fois-ci, mais nous propose un gateau de bananes et raisins secs, cuits au lait de coco, fantastique. Nous essayons de le garder pour le dessert.

Au Queen Lobster, je teste le Ron Dow, spécialité du pays (genre de soupe de poissons). Buenissimo!!!!

Vers 21h, des jeunes pêcheurs débarquent en barque par le ponton. Ils viennent vendre le poisson pêché dans la soirée. Ils le vendent 24 cordobas la livre (presque 1 euro). Ils travaillent 2 fois dans la journée: le matin très tôt durant environ 5h et le soir environ 5h également.

 

Jour 8: Orinoco

Le matin nous déjeunons chez « la mujer negra y gorda con un pañuelo en la cabeza » . Elle nous offre un type de merveille-churros, assez bon. Puis nous allons attendre le bateau pour nous rendre à Orinoco, un village d’une communauté « garifuna » avec 2 amis espagnoles de Pedro. Pedro nous a parlé de Kensy, une femme garifuna, qui tient un hôtel et propose des excurssions dans les communautés environnantes pour les touristes. Ce serait un peu la chef de la tribu car elle a fait beaucoup pour Orinoco. Elle travaille également pour le ministère de la Culture. C’est donc un personnage. Nous attendons le bateau environ 2h. Aucun horaire n’est fixe dans les villages de la laguna. Il vaut mieux prendre son mal en patience. Nous voyons passer des barques ‘faites maison’, avec une voile en bâche plastique.

Le bateau arrive enfin, enfin 2 bateaux. Comme nous avions réservé nous prenons le 2nd et devons payer plus que les autres pour le fait d’avoir réservé. Ici on ne sait jamais si le prix que l’on paye est effectivement le bon ou si on se fait avoir pour être des touristes. Nous râlons un peu pour la forme. Sonja, Hanna et moi sommes assises sur le devant du bateau. Une erreur à ne pas commettre!!!!  Nous avons passé les pires 25 minutes en bateau de notre vie! Le conducteur allait à un train d’enfer, et le bateau sautait, surtout à l’avant bien sûr. Nous sautions avec le bateau en retombant durement sur les fesses. Au début, c’est dur mais drôle, et puis, petit à petit les sourires s’effacent. Le mec en face de nous tenait une centaine d’oeufs dans les bras. Une image assez cocasse. Même les 2 espagnoles qui étaient au fond disent avoir eu « peur pour leur vie ». Je craignais personnellement le déplacement de vertèbres.

Arrivés à Orinoco, nous nous rendons à l’hôtel Garifuna de Kensy. Son mari, un finlandais, nous explique tout sur les différentes communautés du coin, et les excursions à faire. Nous payons un forfait: 70 $/personne pour 2 nuits, 5 repas, un spectacle de danse, et la visite de 2 autres communautés en bateau. Très bon marché pour le paquet.

Une des espagnole veut filmer le spectacle, il faut donc le faire avant la nuit. Cela nous laisse 1h pour nous balader dans Orinoco. Et nous sommes émerveillés par la promenade. L’environnement est très vert, beaucoup d’enfants jouent et rigolent, deux adultes jouent aux dames, les vaches se reposent dans le cimetière. Ils semblent tous vivre ensemble en parfaite harmonie. C’est un petit paradis. Et je commence à regretter de partir voir d’autres communautés et de ne pas rendre le temps d’explorer celle-ci plus amplement.

 

Un monsieur unijambise nous interpelle. Il tombe apparemment immédiatement amoureux de Diana, et nous chante une chanson.

        http://volontariatesperanzagranada.unblog.fr/wp-admin/post.php?post=163&action=edit&message=6

Vient ensuite le moment du spectacle de danse!! Les garifunas viennent à  l’origine d’Afrique. La musique et la danse ont donc clairement une influence africaine. Les musiciens utilisent des jumbe, et les danseurs ont des tenues aux motifs un peu bestiaux. La spécialité est la danse « de punta », petits sauts sur la pointe des pieds.  La musique a ramené les enfants, nous avons vite été rejoints par une foule d’habitants d’Orinoco.

 

Chacun s’est ensuite essayé à une petite danse et/ou cours de jumbe. Puis les musiciens ont continué à jouer pendant 2h, les enfants dansaient. Un petit en couche culotte avait un talent certain!

Le soir après le repas, les musiciens viennent nous chercher pour « aller en boîte ». La boîte est déserte, mais la musique est sympa: genre de RNB des îles, zouk. Bizarrement, eux ne dansent pas en nous collant comme les nicaraguayens de l’Ouest, mais plutôt comme chez nous,  face à face, avec un peu plus d’habileté pour la danse…

Ils nous apprennent qu’ici aussi, les jeunes sont mariés à 17 ans, et ont un bébé à 15, il ya  peut-être une petite erreur dans l’ordre.

En tout cas, dans leur description de la vie à Orinoco, les mots qui reviennent le plus souvent sont « famille », « paix », « tranquilité ». Ils ne comptent pas en partir. Ils étudient notamment la pêche et le métier de garde forestier pour pouvoir continuer à vivre et travailler dans leur village.

Malgré la transmission de leurs traditions et l’intérêt des plus jeunes pour la culture garifuna, ceux-ci ne savent pas couramment parler leur dialecte. Ils ont en priorité appris l’anglais créole et l’espagnol. De leur langue, ils ne connaissent que les rudiments. Comme en France ou en Espagne, les gouvernements ont jadis obligé les populations à parler l’anglais et les familles, pour éviter la discrimination, ont suivi la règle. Maintenant seulement les anciens parlent leur langue garifuna.

La communauté garifuna qui vit à Orinoco y est arrivée en 1912.  Ils fêtent donc cette année leur centenaire. Ils sont maintenant 2000 à Orinoco. D’autres communautés garifunas plus anciennes viennent d’ Honduras, et d’ Afrique pour fêter ce centenaire.

Pour en savoir plus:

http://www.hostalgarifuna.net/

 

Jour 9: La Fe + Pueblo Nuevo.

C’est notre journée d’expédition.Au programme: visite de la communauté misquito de La Fe le matin. Retour pour manger à l’hôtel. Et visite de la communauté métisse de Pueblo Nuevo l’après-midi. Pour rejoindre ces communautés, il nous faut passer beaucoup de temps en bateau.

La journée commence mal, à l’heure du départ (7h30), il pleut des trombes. Nous partons finalement à 9h. Le bateau est lent. La Fe est une grande étendue verte où les maisons sont posées comme sur pilotis. Cette communauté ressemble beaucoup à celle d’Awas. Le village est désert à cause de la pluie, mais nous sommes reçus par un homme âgé très sympatique et accueillant. Il a les yeux d’un bleu perçant, il porte une casquette « police électorale » et est vêtu d’un tee-shirt faisant la promotion du jeu de domino, très réputé sur la laguna. Les villages organisent des tournois de dominos entre communautés. Le vieil homme n’a apparemment pas honte d’arborer l’inscription « Orinoco » sur son tee-shirt, lui qui joue pour La Fe….

Nous parlons un peu avec lui. Les religions sont très mélangées. A la Fe, il y a des pentecôtistes, anglicans, catholiques et adventistes. A Orinoco il y a également des évangélistes. A Granada ce serait plutôt: catholiques, évangélistes et mormons.

Les messes pentecôtistes ont l’air assez animées. Les chansons se font sur un air de guitare électrique. Nous espérons être rentrés à Orinoco pour assister à la messe pentecôtiste à 20h.

Un autre homme nous rejoint avec sa guitare, et ensemble, ils nous offrens un concert de country. Le moment est magique. Le plus âgé, fait la seconde voix, un peu plus grave. Les deux se marient très bien. J’essaie de vous en montrer un extrait:

Zut! Je n’y arrive pas! Bon, voici au moins la photo:

Une chanson mentionne même « Far, far away from the Pearl Lagoon ». Mais une question me taraude: Comment la country est-elle parvenu jusqu’à la laguna de Perlas, sur la côte caraïbe en général. A ma question,le vieux me répond « Et bien, à l’époque des tourne-disque, il y avait des vinyles de country, nous les avons mis sur le tourne-disque. et nous avons aimé. »

Nous marchons un peu dans le village:

    

Le vieil homme nous ramène au bateau en nous remerciant d’être venu, nous demandant de revenir. Il dit à Matti, le mari finlandais de Kensy « S’ils reviennent, tu me les ramène! ». Puis, nous rentrons manger à l’hôtel. Au menu, un Run Dow! Différent de ce que nous avions mangé auparavant: poisson fris, yuca, platanos et  malanga.

L’après-midi, il pleut à nouveau. Nous devons attendre 14h45 avant de partir. Le trajet en bateau est lent et trèèèès long. Mais nous voyons de belles choses: des hérons blancs, des sopilotes (vautours), des « oiseaux de bananes » jaunes, des fruits médicinaux. Lorsqu’il pleut, nous passons une grande bâche sur nos têtes.

Au bout d’environ 2h de bateau, nous arrivons à Pueblo Nuevo, une communauté métisse, c’est-à-dire que les habitants de Pueblo Nuevo sont un mélange de nicaraguayens et d’espagnols. Venus de l’Ouest du Nicaragua, ils se sont installés ici pour vivre ensemble…comme des cow-boys! On débarque dans le Far west: boues, bottes, chevaux, magasin d’équipement pour chevaux, saloon.  Des cavaliers nous doublent au trot sur le trottoir. C’est un autre monde.  Nous avons 15 minutes pour nous promener avant qu’il fasse nuit.

         

Le soleil se couche, nous nous rendons en vitesse au centre de développement agroforestal Wanashang. Ce centre encadre des projets de développement agricole. Ils essaient par exemple de mettre au point un « séchoir » pour faire de la farine à base de bananes ou yuca. Il y a des plantations de cacao, bananes, yuca… Le centre renferme une école  de 150 élèves des différentes communautés. L’école leur paie le logement, la nourriture, et même le transport de leur communauté jusqu’au centre. Ils ont environ 14 ans quand ils y entrent et en ressortent au bout de 3 ans.

Il fait vraiment noir et il nous reste encore 2h de bateau, même plus puisque nous allons très lentement afin de pouvoir repérer les caïmans (petits crocodiles) sur les berges du fleuve. Pour cela, Matti et une des espagnoles pointent leur lampe torche sur les bords du fleuve, à la recherche de 2 yeux brillants. Nous en voyons 2 ou 3 et nous approchons à chaque fois en arrêtant le moteur pour les voir de plus près.

Lassées de surveiller l’eau, Sonja et moi nous mettons à regarder les étoiles. Elle me montre Mars, l’étoile rouge qu’ils nomment ici « étoile du coucher de soleil ». Sûrement pour sa couleur et puis aussi parce qu’elle est située sur la ligne de l’horizon. La lune ici a une forme de hamac, elle est couchée et non debout comme chez nous. Nous voyons passer 2 étoiles filantes. C’est bon signe, peut-être que nous arriverons un jour! Cependant, le trajet est long mais agréable. Tout est paisible, et nous prenons le temps de regarder autour et au-dessus de nous. La nuit ne nous permet pas de voir grand chose, mais nous pouvons écouter les bruits de la nature.

 

Jour 10: retour à la laguna de Perlas + Awas de nouveau

Le lendemain, il est temps de repartir. Nous sommes déjà lundi les cours reprennent aujourd’hui. Nous aurons un peu de retard!

Nous prenons le bateau à 6h et arrivons au village principal de la laguna de Perla pour déjeuner chez la « femme avec un mouchoir sur la tête ».  Qui est fermée mais nous attendons patiemment devant la porte jusqu’à l’ouverture.

   

Auparavant nous sommes passées prendre nos chambres pour la nuit au Green Lodge. Le monsieur d’habitude très sympatique, nous reçoit très froidement, de très mauvaise humeur! Nous nous installons quand même.

Après le ptit dej, certaines, veulent dormir, Mikel a besoin d’internet parce-que son patron en Espagne lui propose une mission qui lui ferait écourter son voyage!!! Pendant ce temps là, Hanna, et moi nous rendons de nouveau à Awas. Cette fois-ci il fait beau, nous allons directement sur la « plage ». Nous n’osons pas trop nous mettre en maillot de bain, puisqu’au Nicaragua les gens se baignent habillés. Mais un groupe de touristes n’hésite pas: bikini, crème solaire et position bronzage. A côté de nous un monsieur vide des poissons, fend du bois et s’occupe de sa vache qui s’est fait planté par un couteau. Un acte gratuit et méchant. Et moi je peux m’occuper à mon activité ornitologique favorite: observer les hérons.

          

Je zappe l’épisode du rasta qui est venu me parler de sa conception de la vie, de Jésus, et bla bla bla.

Le reste de la bande nous rejoint plus tard. Nous savons que pendant notre absence 7 nouveaux volontaires devaient arriver. Nous lançons alors les pronostics: nationalité, sexe, âge, situation familiale. Il s’avère que nous aurons tous faux!

Le soir, c’est lundi, le Queen Lobster est fermé, mais nous allons dans un resto plus typique, grand, vide, avec un écran géant montrant en boucle une interview de Bob Marley.

 

Jour 11: le retour

Il est temps de rentrer. Pour cela, nous prenons un bus à 5h du matin qui doit nous amener à Managua. Mais il nous faut finalement changer en cours de route. Sur 15h de bus, je dois en passer environ 5 debout, sans musique c’est long, mais ça laisse le temps de penser. Sans ces longues heures de réflexion je n’aurai sans doute jamais eu l’idée d’aller vivre mes 2 dernières semaines dans une famille nicaraguayenne… (voir la catégorie « la experiencia nica »).

Nous arrivons le soir à 21h à Granada.  Trop tard pour aller à la réunion. Nous passons par la Calzada avec nos gros sacs et découvrons la table de volontaires au Centralito. Que de nouvelles têtes!

Je suis impatiente de retourner à l’école et surtout curieuse de voir comment sera le travail dans les classes avec le professeur. Si cela me plait, je pense prolonger mon séjour à Granada, sinon il sera temps de partir. En réalité, il sera temps de partir…

 

Récapitulatifs transports:

Départ Arrivée Prix (cordobas) Durée, horaires
Blufields La laguna de Perlas

150

9h, 12h, 16h ts les jours
La Laguna de Perlas Orinoco

100-150

imprécis
Orinoco La Laguna

100-150

imprécis
La Laguna Managua

120

Départ 5h
Managua Granada

20

 


Archives pour la catégorie Ballades en Nicaragua

Cote caraïbe, Part I: The Corn Islands

Jour 1: El Rama

Nous sommes samedi 4 février. Il est 6h du matin. Diana, Sonja, Mikel, Hanna, Nabila et Elodie s´en vont en vacances bien méritées après cette dernière semaine d´école d´été quelque peu intensive.

Le but de ce voyage d´une dizaine de jours est de découvrir la cote caraïbe du Nicaragua. Léo et Berta, les 2 amies d´Elodie, trop tot rentrées dans leur pays, avaient déja effectué ce voyage en novembre. Berta avait alors envoyé a Elodie pletor d´informations précises et de bons plans, qu´Elodie a imprimé sur une feuille de format A4. Nous appelerons ce recueil d´informations « el guía Berta » (le guide Berta).

L´idée est de se rendre en premier lieu a la laguna de Perlas. Pour cela il faut rejoindre El Rama en bus, puis une lancha (barque) jusqu´à Blufields, puis une autre jusqu´a la laguna. Ou bien, avoir de la chance et choper un autobus depuis el Rama qui va directement a la laguna. (toutes les infos transports figurent an bas d´article). Nous arrivons à El Rama vers 15h , un bus part pour la laguna à 16h (ou 16h30), mais comme nous n´avons pas de chance, il est plein. Il ne nous reste plus qu´à dormir sur place et attendre patiemment le lendemain matin pour se rendre a Blufields en bateau. El Rama est une petite ville sans grand intéret, très pauvre, les chiens font peine a voir. Les hotels se transforment en bordel la nuit venue. Le notre est l´hotel Viajeros: propre, joli, sol carrelé, une cinquantaine de chambre. Mais il n´échappe pas a la règle. Alors que nous discutons sur le balcon le soir, 2 femmes en haut talons aiguilles qui cocottent le parfum à plein nez descendent les escaliers (suivie d´une petite fille). Elles vont travailler (je ne sais pas ce qu´il advient de la petite fille)…

 

Jour 2: bateau, bateau et encore bateau

Nous sommes le 5 février. C´est l´anniversaire de Diana (25 26 ans). Nous lui promettons un bon resto le soir venu à la laguna.  Nous prenons le bateau a 8h (départ prévu a 7h). 2h30 de transport jusqu´a Bluefields (le réserver la veille pour etre sur d´avoir des places). A Blufields, nous nous renseignons sur les horaires des bateaux pour la laguna et pour Corn Island. Il se trouve qu´un bateau part pour Corn Islands dans les 30 prochaines minutes. Nous changeons alors notre itinéraire pour aller se reposer dès le début du voyage sur Big Corn Island et Little Corn Island (Grande et Petite Ile de Mais). Tout juste le temps de s´acheter à manger pour ne pas mourir de faim pendant les 6h que dure le voyage. Le bateau est un bateau de marchandises. Il n´y a donc pas de places assises pour les passagers. Certains nicaraguayens, plus connaisseurs que nous, ont installé des hamacs. Nous nous rabattons sur les planches de bois en plein soleil. On n´y est pas trop mal jusqu´a ce que les vagues nous arrosent. Nabila est par contre bcp mieux dans la cabine du capitaine.

Cote caraïbe, Part I: The Corn Islands dans Ballades en Nicaragua  dans Ballades en Nicaragua

Au bout de quelques heures je monte en haut (oui, je sais, c´ets un pléonasme). Un pecheur accroche sa ligne sur la rembarde du bateau. J´ai un peu du mal à parler en anglais avec lui. L´accent des iles est assez fort et mon anglais encore moyen. A savoir que sur la cote atlantique, la population parle anglais ou un anglais créole, mais ils parlent également très bien espagnol pour la plupart.

Le bateau tangue sérieusement, nous sommes tous un peu nauséeux. La solution: « vomir ou dormir ». Je choisis dormir. Et je m´en sors plutot bien… Mais globalement le trajet est assez pénible. Il fait chaud, le bateau tangue fort et le voyage est tres long. Nous arrivons sur Big Corn Island à 18h45. Soit un trajet de 7h30… Juste avant d´aborder, le capitaine souhaite un Joyeux Anniversaire à Diana au micro. Cette année Diana a recu comme cadeau une journée de transport de 12h et une sieste sur des planches en bois. Mais nous avons encore l´espoir de rattraper ca autour d´un bon repas.

Nous nous installons au Beach View, hotel pas cher, propre et agréable. Si vous vous y rendez et que personne ne répond a la porte, traversez la rue, la femme qui gère l´hotel vit en face. Si elle ne sourit pas et a l´air de sortir de la sieste, c´est que vous avez frappé à la bonne porte.

Après une douche nous recherchons un endroit pour manger. Pas grand chose autour, ou bien un resto fermé a cette heure-ci (il est 2oh30). Nous nous rendons alors directement au Bambule (prononcez « bamboulé ») ou nous attendent un couple d´espagnol, connaissances de Diana,  rencontrés sur le bateau (ils y dorment).

C´est la croix et la bannière pour manger. C´est un bar avant d´etre un resto. Nos 3 végétariennes en voient de toutes les couleurs pour commander à manger. Après tergiversion, ils leur proposent une salade et des tajadas (chips de platano) au meme prix que le poulet. Pas très coopératifs. D´autant plus qu´ils les font attendre 1h comme punition. Mais la musique est bonne et Diana et moi allons danser. Nous découvrons la musique du coin: reggae et country. A l´heure actuelle je ne connais toujours pas l´explication de l´arrivée de la country sur la cote caraibe. Ils dansent aussi un type de « RNB des iles » et  zouk. En tout cas nous nous sentons plus à l´aise ici. Les danseurs savent bouger les anches,  ne prennent pas de position indécente comme à Granada, et les garcons gardent leur distance.

Pour décrire un peu le physique des gens ici: les garcons sont grands, baraqués et les femmes bien en chair avec de  beaux visages. Leur peau est plus foncée que dans l´ouest du Nicaragua et leurs yeux sont plus clairs.

 

Jour 3: Little Corn Island

Le lendemain matin, nous montons dans une barque à 10h pour Little Corn Island. J´aurais du aller plus souvent au manège de la Saint Grat… Le bateau saute sur l´eau et le petit déjeuner avec lui. Nous avons l´impression de retomber sur des pierres à chaque rebond. Cette fois-ci, impossible de dormir, on peut seulement prier pour que nos fesses soient épargnées. Mais nous sommes bien calés. Jusqu´à ce qu´un des monsieurs du rang décide de se lever pour regarder le paysage. A chaque saut du bateau il retombait sur les genous de Hanna. Mais nous en sommes sortis vivants 20 minutes plus tard, bien que Mikel ait été bien trempé a l´arrière du bateau (j´ai cru qu´il était tombé a l´eau).

Lorsque nous posons pied à terre, nous sommes happés par différentes propositions d´hotel. Nous finissons par suivre David qui nous conseille le Sweet Breeze (cabinas de 5 $ la nuit avec cuisine), qui est complet ( bon plan à retenir cependant). Nous atterissons alors au Cool Spot qui ne propose pas de cuisine malheureusement mais un bon prix (15$ la chambre à 3). L´ endroit est sympatique et donne directement sur la plage:

L´eau est juste magnifique: alternance de bleu tuquoise et bleu foncé. Mais c´est bien ce qu´on attend d´une ile des caraibes.

 

Pour faire un petit topo sur Big et Little Corn Islands, elles ont été sous protectorat brittanique de 1655 à 1894, puis pendant 99 ans états-uniennes, d´où ce parler anglais créole. Je soupsonne une formation d´origine volcanique de part la présence de roches volcaniques sur l´ile. La pauvreté semble absente. Les murs des maisons sont de vrais murs, colorés, personne ne fait la manche ou dort dans les rues. Les 2 iles jouissent d´un bon niveau économique. Autre grand différence avec l´ouest du Nicaragua: les habitants respectent l´environnement! Ils ne jettent pas les déchets par terre et ont meme des poubelles de tri!!! Mais ne me demandez pas d´en dire plus, regardez plutot les photos.

Concernant plus particulièrement Little Corn Island, la vie est plus chère que sur Big Corn car plus inaccessible, mais elle y est agréable. Aucune voiture à l´horizon, puisque le tour de l´ile peut se faire facilement à pied. Des chemins entre bananiers et maisons de locaux permettent de relier les 2 cotés de l ile . Les locaux ici ne représentent que la moitié des habitants, l´autre moitié étant composée de touristes.

Pour terminer la journée, plage et bronzette, nous allons manger dans un comedor un très bon repas: langoustes ou barracuda pour les non-végétariens , et nous découvrons la « fruta de pan », un fruit, qui fris à la poele ressemble également à un genre de patate frite. Nous mangeons également tous les jours du pain de coco: pain au lait de coco. Dur de revenir au pain de mie apres 10 jours de pan de coco.

           

 

Jour 4: Little Corn Island

A 9h ce jour là, nous avons rendez-vous avec David (alias Captain Whiskas) et Roy pour aller faire du snorkling (alias tuba). Le temps que l´on nous serve le petit déjeuner il est plutot 9h30 ( la lenteur des iles…). Apres 15 min de bateau, David et Roy nous mettent a l´eau sans explication. Les vagues sont grandes et Diana et moi ne nous sentons pas rassurées, nous partons demander des gilets de sauvetage. A partir de là, nous nageons en toute tranquilité à la surface. Nous découvrons des raies manta, requins de récifs, coraux jaunes, certains ressemblent à des cerveaux, un barracuda et autres petits poissons colorés Je réussi à m´égratigner la jambe gauche  avec les palmes d´Hanna (l´océan n´est pas assez vaste pour nous) et la jambre droite avec les coraux (Mikel et Captain Whiskas m´ont sauvé des coraux à 2 reprises). J´ai un peu peur d´attirer les requins avec mon sang, mais notre ballade se termine à temps.

L´après-midi, après une séquence bronzette, nous partons nous ballader. Nous longeons la plage. C´est beau… un enfant attrape des noix de cocos et les coupe .

                

 

Nous virons ensuite à gauche pour rentrer dans les terres. Nous passons alors par des habitations de locaux. Des petites filles nous réclament des photos (les touristes ont bcp de succès avec leurs appareils photo).

  

  

Le soir, barbecue organisé par l´hotel. Un grand feu de camp sur la plage, et une assiette avec poisson bien sec, pates riz et haricots verts, pour 150 cordobas. Nous avons beau quémander 2 fois du rab, nous restons sur notre faim. La grande majorité des autres touristes sont des américains. Ils se relationnent entre eux, et nous restons en dehors du groupe, quelque peu associables. A 23h  nous sommes couchés. Je m´en repentirai un peu le lendemain matin.

 

Jour 5: Big Corn Island

Le lendemain matin, nous devons quitter la chambre a 9h, sous peine de payer un jour de plus. Nous nous intallons sur la plage avant d´aller manger chez David a midi. Il a réservé pour nous sa fameuse « pasta rasta », une version simplifiée du Run Dow (mélange de poisson, yuca, platano, chayote, et autres légumes, cuisiné dans du lait de coco).  Lui n´est pas chez lui, mais nous parlons un peu avec sa femme, sûrement une des rares insulaires à avoir peur de l´eau. Autant dire que les trajets en bateau jusqu´a Big Corn ou Bluefields sont un calvaire pour elle, mais assez drôle pour nous. Nous en profitons pour lui poser quelques questions: « Quels sont les produits cultivés sur l´île? » Platanos, bananos, bananos cuadrados, yuca, coco, pan de fruta. Rajoutez-y la pêche et vous obtenez une île capable de subvenir à ses besoins nutritionnels.

        

Nous nous rendons au port où un homme nous propose de nous emmener à la laguna de perlas pour 25 $ chacun. Nous répondons automatiquement non, puis réalisons une fois l´homme parti que c´est une proposition plutôt honnête, équivalente à ce que nous paierons pour nous y rendre. Nous laissons là Nabila et Hanna qui nous rejoindrons le lendemain matin pour retourner à Bluefields.  Le retour en barque se fait de manière relativement paisible, les vagues allant cette fois-ci dans notre direction. Une fois arrivés a Big Corn, nous repartons à l´hôtel Beach View, ou la responsable toujours aussi ravie de nous voir nous propose une chambre à 4 pour 25 $.

Nous partons ensuite en bus à la recherche de manglares introuvables (arbres qui grandissent dans l´eau), puis nous découvrons un bout de l´île à pied.

           

Puis nous prenons un taxi jusqu´à la zone de plage touristique. Pour info, le bus coute 5 cordobas et un taxi 15 de jour et 20 de nuit. La plage est déserte et le coucher du soleil et caché par les nuages et nous sommes de toute façon bien trop occupés par notre petit bac pour le voir.

            

Le taxi revient nous chercher à 18h. Après une douche, nous partons à la recherche d´un restaurant pour manger, bien morts de faim. Le resto près de l´hôtel nous parait trop cher, comme il n´y a rien d´autre en vue, nous partons en direction du port. Après une autre tentative dans un resto qui propose du poisson mais qui fait encore payer le prix fort à nos 3 végétariennes (et où le personnel est antipatique au possible), nous terminons dans le comedor où nous avons petit déjeuner 3 jours auparavant, avec un gallo pinto, pain de coco et des oeufs brouillés dans l´assiette. Et quelle ne fut pas notre surprise de découvrir, Mickael, Jenny et sa cousine dans le comedor! Ils s´en vont le lendemain a Little Corn Island, nous nous croisons mais sommes bien contents de nous avoir rencontré. Le Nicaragua est décidément bien petit.

 

C´est ainsi que se termine cette première partie sur la découverte des Corn Island. A suivre, notre court séjour à la laguna de perlas où vivent plusieurs villages indigènes.

 

Récapitulatif transports:

Départ Arrivée Prix (cordobas) Durée, horaires
Granada Managua

20

 
Managua El Rama

120

Environ toutes les 2h
El Rama Bluefields

200

 
Bluefields Big Corn Island

250

Bateau de marchandise 6-8h
Big Corn Island Little Corn Island

110

À 10h, 14h
Little Corn Big Corn

110

A 6h30, 13h30, 16h. durée: 20 min
Big Corn Blufields

200

Bateau rapide 4-5h (environ tous les 3 jours)

 

 

Rio San Juan

Apres 3 semaines a Granada, et une certaine overdose des Caipirinha au Centralito, de la calle la Calzado  et de tant de monde, je vais prendre un bol d´air dans la partie la plus au Sud du Nicaragua: le Rio San Juan qui fait frontière avec le Costa Rica ( d´ou qqs conflits actuels et ancestraux comme vous le verrez plus tard).

Rio San Juan dans Ballades en Nicaragua rio_san_juan_mapa

C´est donc a 5h du matin que Berta, Jenny, Sonja et moi partons en théorie de la casa el Martirio pour prendre un autobus direction Managua. Je dis bien en théorie car a 5h30, j´appelle Berta  qui n´est toujours pas au rdv et qui ne s´est en fait pas réveillée. Pas trop grave, nous partons a 6h15. A  Managua nous changeons de station de bus et réservons un bus pour San Carlos a 150 cordobas  qui nous fait contourner par la droite le lac Cocibolca ( lac du Nicaragua). Il ne part qu ´a 9h15, le temps pour nous de manger une tortilla et poulet,  des fruits frais  ou un café. Puis nous prenons le bus qui arrive a San Carlos a 15h30, soit une bonne journée de trajet ( et de sieste). Dans le bus je rencontre également une grand-mère et sa petite fille qui reviennent de Managua ou elles rendaient visite a la maman de la petite. Elles sont trop chous, j´ai envie de leur demander si je peux vivre chez elle et apprendre a faire des tortillas.

Nous arrivons a San Carlos, un petit village qui semble s´etre enrichi ces dernières années, profitant du tourisme qu´engendre le Rio San Juan. Village tres sympatique avec un parc très coloré et une belle vue sur le lac. Nous réservons le bateau du lendemain qui nous emmenera a Castillo pour 74 cordobas a 8h et 3h de trajet (il est aussi possible de prendre un « express » de 2h, à 6h30 du matin pour 120 cordobas et 2h de trajet). Nous nous couchons a 21h a l´hotel Pena pour 3 $. Les 2 dames qui nous ont recu de facon tres sympatique ont tres vite changé de couleur quand je leur ai demandé tres gentiment de changer les draps parce qu´il y avait des crottes de souris dessus. La dame n´a pas apprécié que je l´accuse d´avoir des souris. Je n´ai plus revu son sourire apres ca.  Et nous avons tres mal dormi, entre musique et pétards. Par contre nous avons tres bien déjeuné dans un comedor. Petit déjeuner nica: gallo pinto (riz + haricots rouges), oeufs brouillés, pain, fromage salé , café, il ne manquait que les bananes cuites.

 dans Ballades en Nicaragua    

Puis nous prenons la « lancha » et découvrons le fleuve San Juan. L´eau est verte et opaque mais le paysage est beau. Il y a beaucoup de hérons. Nous passons encore une bonne partie du trajet a dormir. Mon voisin éponge l´eau qui a trempé mon sac mais je n en profite pas pour faire connaissance (« vilaine! »).

Puis nous arrivons a Castillo ou une jeune fille de l´office de tourisme nous acoste pour nous proposer des visites guidées. L´office est en travaux mais nous pouvons la trouver chez elle ou dans la rue apres réflexion. Nous nous rendons au premier hotel a coté de l´embarcadère, pour 90 cordobas la nuit, l´Hotel Aurora, qui a une magnifique vue sur le fleuve et un balcon pour pouvoir la contempler. L´hotel est tenu par un monsieur de plus de 70 ans et sa fille d´une vingtaine d´année. La jeune fille de l´office du tourisme, Mildred nous apprendra plus tard qu´il a eu un bon paquet de femme dan sa vie et qu´il est maintenant célibataire, mais amoureux d´une jeune fille de 25 an qui vit dans un village et qui selon Meldre n´est pas amoureuse mais vient le voir de temps en temps pour « l´aide » qu´il lui apporte. Voila, c´était la minute potin. Apres s´etre installées, nous nous promenons un peu dans Castillo qui est décidément un village bien agréable, je dirais meme plus « quartier » que « village ».  Nous croisons Mildred et en profitons pour lui dire que nous irons visiter la réserve Indio Maiz le lendemain matin avec son guide. Nous nous installons un peu avec elle. Elle est locace et nous raconte un peu sa vie. Elle a 31 ans, 2 enfants de 6 et 11 ans. Elle travaille la semaine pour l´office de tourisme et prend le bateau les samedi et dimanche matin pour se rendre a l´université d´anglais de je ne sais plus quel village. Elle est très enthousiasmée par ses études et nous explique son point de vue sur le fait qu´une femme n´est pas seulement faite pour s´occuper de son mari et ses enfants mais doit vivre aussi pour elle-meme, etre capable de gagner son argent et ne pas etre tributaire d´un mari qui sort au bar le samedi soir et décide de l´argent qu´il laisse a sa femme. En somme, un discours d´une femme de pays développé, a la différence près que ce n´est pas l´éducation qu´elle a recu, sinon une lecon qu´elle s´est donnée a elle-meme. Elle nous explique alors qu´elle a toujours voulu étudier mais que sa mère n´avait pas les moyens de l´envoyer étudier a San Carlos qui était la seule université a l´époque. Son beau-père ne l´a jamais considéré comme sa fille, alors dès qu´elle a pu, elle est parti avec son copain de l´époque et a 20 ans, elle accouchait de son premier bébé. Jusqu´a ce qu´il s´en aille et qu´une autre université soit crée dans le village dont je ne me souviens pas le nom. Elle précise qu´elle est tres heureuse de vivre comme elle vit. Un échange très instructif pour nous.

Nous reprenons la ballade qui n´avait pas duré bien longtemps. Sur les perrons sèchent des graines de cacao. Je m´étonne de voir des bouts de tissus rassemblés sur le sol, Berta m´explique que ce sont des paillassons. Mmm, ingénieux.

     

Puis, nous croisons une dame qui mélange une pate marron dans un chaudron. Berta s´intéresse et lui demande qu´est ce que c´est. La dame prononce un mot incompréhensible, on lui demande alors d´expliquer… autre mot incompréhensible. Berta lui demande alors si c´est du caramel. La dame répond que non, sans plus d´explication.  »Ok, muchas gracias ». C´est vraiment énervant. Comme dirait Berta « Les hommes sont lourds et les femmes antipathiques ». Ilf aut leur tirer les vers du nez pour savoir le moindre prix, la moindre information basique. Hier soir par exemple je voulais en savoir un peu plus sur le vin national, a partir de quel fruit il était fait (puisqu´apparemment ce n´est pas a base de raisin). Le serveur me dit qu´il ne sait pas. Je lui demande alors de me montrer une bouteille. Il souffle et me montre une bouteille du Chilie…  De toute évidence ici le client n´est pas roi!!! Bref, revenons a Castillo. Nous allons ensuite manger peu cher (60 cordobas) dans un comedor charmant, et nous rendons au chateau ( ce n´est pas pour rien que le village s´appelle « Castillo »). En plus du chateau, le musée nous  montre divers objets utilisés a l´époque précolombienne (avant Christophe colomb), comme le « metate » qui servait a écraser les aliments ou bien de siège pour les personnages illustres:

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Une autre partie du musée explique l´utilité du chateau, construit en 1675,  qui était de protéger le Nicaragua des attaques de pirates. L´occasion d´apprendre qu´il y a différents types de pirates: les corsaires, les flibustiers, et les boucaniers. Le corsaire par exemple est mandaté par le roi et autorisé à pirater les bateaux de pays étrangers. En l´occurence différents corsaires d´Angleterre ont attaqué  et pillé Castillo. La 2ème partie du musée raconte qu´a la fin du 19ème siècle, le chemin originellement prévu pour rejoindre la mer des Caraibes et la cote pacifique par bateau n´était pas le canal de Panama mais le Rio San Juan. Des lignes téléphoniques avaient été installées et une voie de chemin de fer avait été construite le long du Rio San Juan ( qui a été désinstallé depuis pour récupérer le fer) en prévision de l´activité qui allait s´ensuivre. Les américains comptaient ainsi faire transiter les marchandises de San Fransisco a New-York. Mais il s´est avéré que malgrè le coup plus économique de ce canal, les américains ont abandonné le chantier du Nicaragua pour prendre le relai des francais qui avaient échoué dans leur tentative de construction du canal de Panama (notamment Gustave Eiffel, mais je ne m´étendrai pas la-dessus).

Apres la visite du musée, nous montons au sommet du chateau d´ou la vue est MA-GNI-FI-QUE.

Puis retour a l´hotel pour profiter de la douche car a Castillo, l´eau coule de 5 a 7h du matin et de 16h a 18h le soir, le reste du temps c´est douche a la bassine (comme a San Carlos). Apres la douche nous allons manger chez « Vanessa » et nous confrontons encore a la « sympathie » des  serveurs nicaraguayens. Je vous épargne nos échanges.

Le lendemain, ptit dej de chez Vanessa sur le balcon de l´hotel et rdv a 6h40 sur le quai avec un petit passage a la pulperia pour aller louer une paire de botte, ou le petit Jackson, environ 1 an se charge de ranger nos chaussures. Puis nous voila parties, en barque en compagnie de 2 suisses allemands, et 3 allemands (sans compter nos 2 allemandes) en direction de la réserve Indio Mais (cf carte du haut). Le guide commence par nous dire  que le fleuve aurait changé de sens a la suite d´un tremblement de terre, ce qui voudrait dire que l´eau n´irait pas du lac  jusqu´a la mer mais de la mer vers le lac. Je commence a douter du guide… Durant le trajet, nous pouvons observer les travaux de la future route « tica » (du Costa Rica) qui longe le fleuve. La route se construit a seulement quelques metres du bord du fleuve et des conséquences sur l´écosysteme sont a craindre du coté nicaraguayen.

Apres 1h de bateau et  un passage par la « caserne militaire » pour s´inscrire sur la liste des visiteurs de la réserve, ou nous faisons la connaissance de Valeria, une charmante singe araignée qui se prend d´affection pour Berta, nous arrivons au point de départ de la ballade. J´oublie de préciser que le guide  a profité de notre halte a la caserne pour nous montrer una « ranita verde », une minuscule grenouille verte donc le venin était utilisé pour empoisonner les sarbacanes. Il se lave bien les mains dans le fleuve apres l´avoir touchée…

       

Puis la ballade commence enfin. Le guide nous explique notamment pourquoi les troncs des arbres son extremements larges: car le sol n´étant pas tres nutritif en profondeur, les arbres vont chercher leur ressources nécessaires plus loin en surface. Un meme type d´arbre peut avoir des troncs différents selon la qualité de son sol. Nous retrouvons également les bromélias (photo 2), qui puisent leurs nutriments  sur les branches des arbres, mais ne sont en aucun cas des parasites. Nous croisons également des arbres pouvant atteindre 60 m de hauteur, des plantes mortelles mais qui ne paient pas de mine, beaucoup de plantes médicinales. Certaines sont anesthésiantes, d´autres permettent a la personne qui vient de se faire piquer par un moustique porteur du paludisme ou mordre par un serpent, de vomir le venin. Et je passe les fourmis « géantes » (2-3cm) dont la morsure est plus douloureuse qu´une morsure de serpent. Nous croisons également de plus petites fourmis dites « fourmis champignonnistes » (photo 3) qui trimballent sur leur dos des morceux de feuilles, pour les ramener dans leur fourmillère . Le support végétal récolé servira alors de support au champignon dont elles se nourissent.

 

 

Et comme souvent dans ce pays les noms donnés aux graines, animaux, végétation, sont très évocateurs. Comme par exemple, le peigne de singe (photo 1), les lèvres de femmes, aussi appelés « lèvres de clown » ou « lèvres de prostituée » (photo manquante), très flatteur… J´ai batisé la 3ème « dessous de bras »…

                                               

Sur les photos suivantes la liane « escalier de singe », un joli papillon transparent, et la « ranita roja », la copine de la ranita verde qui est elle aussi venimeuse.

   

Ainsi que « la plante qui marche » qui peut se déplacer chaque année de 2cm. Mais comment fait-elle me direz-vous? Elle laisse pourrir certaines racines et en reforme d´autres allant dans la direction choisie, vers une zone plus ensolleillée par exemple. La 2ème photo montre les traces laissées par un « oso hormiguero » (ours fourmillier) dans une termitière. Et la 3ème une pante qui n´en a pas l´air mais qui peut vous tuer instantanément si vous la mangez.

     

Autres photos en supplément:

                  

 

Retour a Castillo a 13h30. Juste le temps de passer prendre nos affaires a l´hotel et de commander des tacos, avant de se rendre a l´embarcadère a 14h pour revenir a San Carlos. Et encore 3h de bateau!

A San Carlos, le soir, c´est la fete du taureau de feu, comme en Espagne, en plus barbare. Des jeunes brandissant un masque de taureau enflammé (autrement dit, 4 bout de bois a peine accrochés) courrent apres les enfants pour le leur balancer sur la tete, avant de prendre un 2eme taureau de feu.Il semblerait qu´il y ait une fete de village, qui me fait beaucoup penser aux féte d´Osse en Aspe, la piste de danse moins vide… La fete de village est en fait un mariage, mais apparemment, personne ne sait ou sont passés les mariés…

Le lendemain, départ a 8h pour arriver a Granada a 18h15. Je ne compte pas les heures passées dans le bus et le bateau.

León

 

Et  un autre week-end en vadrouille! La liste comence a etre longue… Cette fois c´est au tour de Leon. Comme, Granada, León est une ville de style colonial, que personnellement je n´ai pas trouvé plus jolie que Granada, sans aucun chauvinisme. Mais il fait apparemment tres bon vivre a León et on s´y sent moins envahi de touristes. León est réputée pour etre politiquement tres active, elle a notamment été un des centres de l´insurrection lors de la guerre sandiniste, le musée de la Révolution en garde des traces.

León dans Ballades en Nicaragua mapaNicaragua

Nous commencons par prendre le bus jusqu´a Managua, environ 1h pour 20 cordobas, puis nous enchainons avec un bus jusqu´a León dans un mini-bus confortable, environ 1h30 pour 40 cordobas. Dans le bus se pose la question « qu´est ce qu´on fait? ». Une option tres motivante serait de se rendre au volcan proche de Chinandega, d´ou l´on peut voir le Honduras et le Salvador. Apres discussion et analyse nous nous rendons compte qu´il faudrait encore rajouter 3h de route pour s´y rendre le soir meme, on oublie. Autre idée tres interessante a laquelle nous pensons pour le lendemain serait de visiter la distillerie du rhum Flor de Caña, mais la route est mauvaise et en travaux, donc ils n´acceptent que les groupes. Tres bien… nous resterons a León.

 

Arrivée a León, nous prenons un mini-camion pour nous rendre au Parque Central, completement écrasés les uns contre les autres. A la sortie, le mec qui s´occupe de faire rentrer les passagers veut nous faire payer 4 cordobas (soit 1 cordoba de plus que le prix normal). C´est alors qu´une jeune nicaraguayenne s´indigne et l´engueule, puis elle s´adresse au conducteur en lui disant « Hace pagar 4 dordobas a las gringas, ese ladron! » (gringas= américaines des Etats-Unis, ladron=voleur). Puis nous nous rendons dans l´hotel le moins cher de la ville (80 cordobas, soit 3 euros la nuit), qui est réputé pour abriter les « artesanos » ( qui fabriquent et vendent des bijoux), qui sont réputés pour etre plutot fauchés. Nous y rencontrons un artesano du Salvador, une artesana d´argentine, un francais de la réunion qui débute et commence a vendre ses bijoux, et une russe qui veut apprendre  l´ »artesania » avec le francais. Puis plus tard, arrive également un autre artesano de Granada, Kevin, 17 ans, qui nous appelle sans arret « chupacabras!! » car il ne connait pas nos noms ( je n´ai toujours pas compris ce que cela signifiait).

Nous partons ensuite avec lui dans un restaurant végétarien que nous mettons environ 30 minutes a trouver. Kevin nous regarde manger car les plats sont trop chers pour lui, puis les filles sont fatiguése et nous partons nous coucher (a mon grand regret).

Le lendemain,  nous allons petit déjeuner dans une patisserie francaise nommée « Pan y paz », en passant par la tres jolie Iglesia el Calvario. J´attendais ce moment depuis la veille. Les croissants ne sont pas vraiment a la hauteur mais c´est quand meme un plaisir. Je ne crois pas avoir mangé autant depuis longtemps: café, jus d´orange, croissant, tarte aux pommes, et enfin quiche aux lardons. 

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Apres le festin, flanerie dans la ville, visite du musée de la révolution. Les murs qui abritent ce musées ont été témoins de la guerre puisqu´ils étaient le siege et lieu de réunion des sandinistes. Un ancien combattant, qui a des trous de mémoire tous les quarts d´heure nous fait la visite. Il nous parle de ces compagnons morts au combat, ainsi que de son frere,  nous en montre des photos. Il nous emmene d´abord sur le toit du musée, c´est a dire que nous marchons a meme les toles. De la nous voyons les différents volcans et les lieux stratégiques de la révolution sandiniste.

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Puis nous redescendons dans l´unique salle du musée recouverte de brochures de journaux et photocopies de photos. Notre guide sort d´autres vieux journaux abimés de son sac pour illustrer ces propos. Jamais vu une visite pareille. Mais dans un sens je trouve ca plus authentique. Par contre, ne me demandez pas de vous retracer l´histoire de la guerrilla sandiniste…

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A la sortie du musée nous décidons de prendre le bus pour nous rendre a San Jacinto, a quelques km de León, ou se trouvent des « fumaroles » bien chaudes. A l´entrée, des enfants se précipitent sur nous pour nous proposer une visite. Nous estimons que nous n´en avons pas besoin. Puis un peu plus loin, un autre enfant, plus malin, nous apate en nous mentionnant qu´il y a une piscine naturelle d´eau chaude ou l´on peut se baigner. On le prend alors comme guide. C´est un sacré phénomene, il parle avec beaucoup d´assurance et nous guide comme un professionnel. Et plus loin, sur le chemin et dans l´eau, il se mettra a chanter l´hymne sandiniste (plutot mal), puis des chansons de raggaeton en se dandinant ( et se noyant a moitié). A mourir de rire!

Nous commencons par nous approcher avec précaution des fumaroles bien boueuses et fumantes:

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Puis notre jeune guide nous emmene a la piscine volcanique en passant au préalable chercher des sacs de boue pour que l´on pusse se badigeonner. Deux jeunes filles de 14 ans nous rejoignent, mais selon lui , qui a 12 ans, « no tienen cara de 14 anos » (elles n´en paraissent pas 14). Sur le chemin nous passons par des habitations: enfants, vaches, chevaux, cochons, fleurs… Un vrai havre de paix. Sur le chemin, les enfants s´arretent pour nous montrer quelques plantes et grignoter quelques graines.

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Puis nous arrivons a la piscine en question en contrebas d´une pile de rochers. En bas 2 garcons visiblement éméchés se baignent déja. L´eau d´origine volcanique est apparemment tres bénéfique pour les problémes osseux, encore faudrait-il que les mamies arrivent a descendre la pile de rochers. En tout cas elle est tres bénéfique pour nous. Au début tres chaude (environ 40 degrés selon mon estimation), on s´habitue peu a peu et c´est un vrai régal. Surtout quand une des 2 filles qui nous accompagnent nous recouvre le visage, les bras et le ventre d´une boue bien douce et gluante. Meme Mickael a eu l´air d´apprécier.

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Apres que notre petit guide nous ait fait un show a la Shakira, nous nous rhabillons puis les enfants nous raccompagnent a l´entrée de la zone volcanique. Le petit guide me raconte qu´il tenait une « pulperia » (épicerie) a Leon pendant que sa mere était malade pour ramener un peu d´argent. Maintenant qu´elle va mieux, il est revenu vivre avec elle et espere qu´elle lui sera reconnaissante et qu´il pourra retrouver sa vie d´enfant. Baratin ou pas, vu sa personnalité, il serait bien capable de tenir son propre commerce.  Nous leur donnons chacun 20 cordobas qu´ils se répartissent entre eux, puis nous avons a peine le temps de boire la moitié d´un café que nous devons courir pour attraper le bus qui nous ramene a Leon. Une bonne apres-midi.

Le soir,  nous décidons de boire un petit verre dans un bar, ou plusieurs… jusqu´a ce qu´il soit 4h30 du matin et que le  Cameleon ferme. Ouahou! pas vu le temps passer. Ce qui est sur c´est que nous n´irons pas escalader le volcan demain!  Et en effet, le lendemain, nous sommes tous un peu vaseux pour des raisons différentes (je n´en dirai pas plus). Nous nous dirigeons vers la boulangerie francaise pour un autre bon petit dej. Raaahhh! Elle est fermée! Bon, nous prenons un jus d´orange, une petite brioche et nous balladons un peu dans le marché. Les odeurs, et la vue de la viande et du poisson me donne envie de vomir mais la promenade vaut quand meme le coup.

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Puis n0us nous arretons dans le coin des artisans de l´hotel pres du Parque Central, Kevin fabrique un collier avec un coquillage qu´il a ramassé pour Leo. Collier sur mesure, la classe.

                                                                    

Puis nous rentrons, les 3 filles pas tellement en forme. D´ailleurs Léo et Berta n´iront pas a l´école pendant presque une semaine. C´est qu´ici, l´eau et la nourriture sont relativement sures mais nous avons quand meme souvent des petits coups de faiblesse.

San Juan del Sur

San Juan del Sur est une destination touristique de bord de mer.  A priori, pas de grandes ballades a faire, mais du surf!!!! Berta et Leo sont parties a Bluefields, je me laisse tenter par San Juan avec mes colocs.

POur se rendre a San Juan: prendre un bus jusqu´a Rivas. Il en passe environ toutes les heures (25 cordobas) donc si vous le loupez, prenez nimporte quel bus qui s´arrete a l´entrée du Mombacho, puis essayez de prendre le bus qui va de Managua a Rivas. Ensuite a Rivas, un bus pour San Juan del Sur vous attend (15 cordobas). Environ 2h30 de trajet.

http://maps.google.com.ni/maps?hl=es&q=catarina+nicaragua&gs_sm=s&gs_upl=1766l1766l1l3297l1l1l0l0l0l0l1046l1046l7-1l1l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&biw=1366&bih=571&wrapid=tlif132053937201510&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl

Nous dormons a l´hotel Estrellas en bord de mer. 8$ nuit en dortoir+ptit dej. La plage de San Juan n´est pas terrible, mais il y a tout ce qui faut pour manger, sortir et se renseigner pour trouver un guide ou un cours de surf, et surtout un tour pour voir les tortues car c´est la saison (25 $). Le mec de l´hotel nous dit que nous avons 80 a 100% de chances de voir des tortues, mais 25$ je trouve ca cher payer. Apres renseignement aupres de la Casa de Oro, le prix est identique car il faut payer l´entrée du parc (10$), le transport et le guide, mais Lily, la responsable québecoise du tour nous apprend que bien que ce soit la bonne saison, le mauvais temps a limité l´arrivée des tortues et nous ne sommes pas sures d´en voir le soir. Tant pis, nous reviendrons en novembre, dans la semaine apres la pleine lune, temps fort de l´arrivée des tortues sur la plage.

L´ambiance nocturne de San Juan est bonne. Les resto sur la plage ont des aspects plus touristiques que traditionnels, et sont bien sur plus chers mais les langoustes et autres poissons sont excellents, notamment les « ceviches », poissons crus, cuits au citron. Mais pas que. Maman, cette soupe de poisson est pour toi:

San Juan del Sur dans Ballades en Nicaragua   dans Ballades en Nicaragua 

Le lendemain, l´hotel propose des tours de peche et plongée, yoga. Mais ce qui nous interesse c´est le surf!!! Transport, cours, location pour plus de 20 dollars. Amélie nous propose de noux expliquer les bases du surf. Nous louons donc notre planche (10$) et payons le transport aller-retour vers la plage Maderas que nous propose l´hotel, avec petit passage par le Pali pour acheter a manger (5$). La-bas, cours simplifié d´Amélie sur la plage, puis c´est parti! Les vagues sont bonnes mais pas trop violentes.

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Pour surfer, le mieux est encore d´etre un peu sportif pour arriver a se lever d un bond sur la planche. J´ai du réussir 4 fois en une journée, au prix de quelques bleus. Je ne m´épancherai pas sur ma baignade-talassothérapie (je ne sais pas si vous avez remarqué, mais si on s´allonge sur l´eau apres le passage d´une grosse vague, ca fait des bulles!!), qui a failli se terminer contre les rochers. J´ai du appeler un surfer a mon secours.

Apres avoir observé des « caraboles » (genre de mini crabes qui se cachent sous des coquillages), et qu´un nouveau zélandais de l´hotel ait léché un carabol pour me montrer comment ca le fixait au sol, nous avons encore le privilege de contempler un splendide coucher de soleil avant de repartir a l´hotel (pas de mode magique cette fois, couleurs naturelles).

                             

Voila, sachez aussi que la fete a San Juan del Sur est assez bonne. Il y a notammant un bar avec billard gratuit, babyfoot et concerts, hamacs et tables en exterieur qui est tres sympathique (oublié le nom). Nous avons également testé el Iguana (rhum et vodka gratuite entre 10h et 12h pour les filles…).

En supplément, les phrases typiques francaises selon mes colocataires allemandes:

« Le propriétaire veut augmenter le loyer »

« Il rate le virage, et BOUM, c´est le choc »

« Arthur est  un perroquet »
Un jour je parlerai du travail a l´école, promi.

L´Ile d´Ométépé

A l´occasion de ce week-end de 3 jours, nous partons direction l´ile d´ométépé, considérée selon un des nicaraguayens éméché de la laguna de Apoyo come l´une des « 7 merveilles du monde ». Mmm, aurait-il besoin de soutien scolaire lui aussi?

 

L´Ile d´Ométépé dans Ballades en Nicaragua Granada_Ometepe_Rivas_San_Juan_del_Sur_mapa   Mapa-Ometepe dans Ballades en Nicaragua

Parenthèse pour les futurs volontaires, pour se rendre a l´íle d´Ométépé depuis Granada: prendre le bus Granada-Rivas jusqu´a Rivas (25 cordobas). De la, prendre un taxi jusqu´a San Jorge (25 cordobas par personnes, nous étions 4). A san Jorge, plusieurs options: un ferry (50 ou 40 cordobas) ou une lancha (30 cordobas) qui vous déposent a Moyogalpa. Voir les horaires, mais demander confirmation, ca peut changer…

http://www.nicatour.net/es/nicaragua/horario-san-jorge-ometepe.cfm

 Il y a aussi un autre ferry qui dépose a San Jose, mais à vérifier…

Pour le retour, il vaut mieux se renseigner avant, selon qu´il soit plus judicieux de se rendre a San Jose ou a Moyogalpa. Et prenez bien en compte que les bus sont moins fréquents qu´a Granada, surtout le dimanche. Le trajet est long (8h pour nous, mais j´y reviendrai).

Quelques photos du trajet en bateau:

          

         
Bon, j´ai un peu triché. Les photos des dormeurs ont été prises au retour… (j´ai volontairement omis celle de Maria par peur des représailles).

L´Ile d´Ométépé est « basically » divisée en 2 parties, coté nord (gauche sur la 2eme carte du haut), le volcan Concepcion, le volcan le plus actif, d´une hauteur de 1610 m, environ 8h de marche aller-retour. Souvent déconseillé car léger risque de projection de lave (léger, la derniere remonte aux années 90). Le Charco Verde est une réserve naturelle, une petite ballade sympatique pour voir les arbres et les singes congos. Mais n´espérez pas vous baigner. Et selon les dires, c´est tout ce qu´il y a à faire du coté nord de l´ile. Coté Sud: le volcan maderas. Cela vaut la peine de prendre un hotel dans le coin pour monter au volcan maderas, 1390 m d´altitude,  7h aller-retour et se baigner dans la laguna verde (d´un vert beaucoup moins douteux). Autres curiosités à voir: la cascade San Ramon, environ 100 m de hauteur, les pétroglyphes de la firma Magdalena (et ailleurs) et la zone de Mérida en kayak pour admirer les caimans, tortues et autres animaux du coin. Entre les 2 volcans se trouvent « los ojos de agua », 3 trous d´eau formés par les volcans, entrée payante (40 cordobas) et eau limpide.

Voila pour l´essentiel d´Ométépée. Mais bien sur, nous ne savions pas tout cela au début. Nous nous sommes d´abord rendus à la pointe Jésus Maria pour rencontrer les « pecheurs et artisans » du coin. L´endroit était désert, mais pour mon plus grand bonheur il y avait des vaches. Qu´elles sont belles…

       

Il faudra que je vous en montre des plus cornues.
Puis, nous avons marché le long de la route en attendant que passe un bus. Ils sont beaucoup moins fréquents qu´a Granada, nous avons donc marché jusqu´a avoir bien faim. Nous trouvons un « resto » qui nous propose un poulet avec riz, platanos et légumes pour 50 cordobas (2 euros). « Sur place ou a emporter? ». Elle peut nous le préparer a emporter en un quart d´heure  avant que le bus ne passe. On accepte. Elle part a la cuisine. Le bus passe… Bon, ben ce sera sur place…

Puis nous reprenons la route a pieds jusqu’ a ce que le bus passe enfin 1h apres. Mais c´est toujours interessant de marcher sur la route d´un pays inconnu. Enfin arrivées au parc naturel le Charco Verde, nous espérions pouvoir nous baigner dans son eau verte. L´eau est verte, certes, mais d´un vert plus douteux que turquoise. Joie de découvrir un troupeau de singes congos au dessus de nos tetes, peur, parce-qu´ils sont bien mignons mais aiment bien jeter des excréments sur les passants et leur cri ressemblerait plutot a celui d´un gorille. Encore heureux, que nous ne soyions pas tombés sur les singes « cara blanca » qui eux s´amuseraient plutot à simuler l´acte sexuel avec les passantEs. Mais ce fut quand meme une ballade interessante puisque certains arbres sont nommés (mon préféré avec son tronc large est le panama, cf photo), et nous découvrons des fleurs inconnues, les vautours du coin, ainsi que des insectes qui ont l´air se s´accoupler d´une facon bien bizarre… Voyez plutot.

    

   

Le tour du Charco Verde étant vite fait, nous optons pour nous rendre directement a l´hotel Istian, situé sur la playa Santo Domingo entre les 2 volcans. Enfin, « directement » c´est vite dit, car il faut encore attendre le bus… A l´arrivée, nous sommes assez contentes. Juste en face du lac, 4$ la nuit pour une chambre de 4. Le jardin est joli. Seul problème: les moustiques qui se massent à l´entrée de notre chambre. Encore heureux que nous ayons des moustiquaires.

   

Une fois installées, un nica libre sur la plage s´impose (nica libre= cuba libre avec rhum blanc). La plage n´a rien de touristique, seulement une bande de sable noir, des moustiques et une eau claire sans être limpide, a environ 22 degrés (estimation personnelle, donc prévoir un intervalle de confiance relativement grand). Il est entre 17h et 17h30, le soleil se couche, les 2 volcans nous entourent, c´est donc le moment et l´endroit idéal pour se baigner. Les photos le démontrent.

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Je tiens encore une fois a mettre en garde contre les photos trompeuses, et notamment le mode « magique » de Léo qui amplifie légerement les couleurs. Mais c´était quand meme un bain « de Puta Madre! ». Et pour couronner le tout, des éclairs au loin (suffisamment loin), il pleuviote un peu. Sur le sable, on apercoit des bestioles lumineuses, qui ne sont ni des lucioles, ni des vers luisants. Selon la description tres précise de Leo, « c´est comme des mouches avec le cul qui brille de temps en temps ». Paradisiaque. Berta et moi nous décidons enfin a sortir de l´eau pour aller se laver. En sortant de la douche (bien froide), je découvre la nouvelle coupe de cheveux de la Maria, tres contente d´elle. Si vous voulez essayer a la maison, l´opération consiste a se faire 3 queues de cheval: 2 sur les cotés et une derriere. Coupez les 3 a la hauteur qui vous convient et vous obtiendrez un joli dégradé. Véridique.

Au repas, nous sommes les seules clientes de l´hotel. Coupure d´électricité sur coupure d´électricité (les gérants ont l´air habitué), on nous prete une lampe qui attire les moustiques. Le jus de pasteque est délicieux et le repas tres bon. Il pouvait bien apres 1h30 d´attente!

A 21h30, nous tombons dans nos lits comme des moustiques. Lever 5h pour voir le soleil se lever. Et nous apprenons une chose tres importante: quand il y a beaucoup de nuages, il n´y a aucune couleur. Retour au lit, jusqu´a 8h30. Nous sommes samedi et la dame de l´hotel nous annonce que les bus passent environ tous les 3h selon la direction, car c´est le jour des derniers discours des leaders des différents partis politiques avant le grand silence jusqu´aux élections. Nous voyons passer des camions a ciel ouvert transportants des dizaines de sympathisants politiques des différents bords en direction du défilé. Et on se demande comment on va bien pouvoir se déplacer. Réflexion faite, nous commencons par les pétroglyphes a 20 minutes de marche.C´est a ce moment qu´un bus passe. Pour une fois qu´il en passe un, on ne va pas le louper! On réfléchira apres pour le retour. Il se trouve qu´il se rend a Magdalena, ou se situent aussi les plus jolies pétroglyphes. Pour explication, les pétroglyphes sont des dessins gravées dans la roche. Le guide de Berta les qualifient de precolombines, car antérieures a Christophe Colomb. Sur place, les pétroglyphes ne sont pas du tout protégés et aucune explication de leur signification. Donc voyez plutot par vous-meme:

   

Une questin me taraude… Avaient-t´ils des bicyclettes a l´époque?…

Nous avons ensuite était victime d´un incident qui aurait pu être tres malheureux… Alors que nous zigzaguions entre les rochers, nous sommes tombées a 2 m de nous sur un boa constrictor… Heureusement, Léo et moi étions munis de nos canifs (merci papa Moutengou), et nous avons dépecé la bete a grands coup de couteau suisse. Ames sensibles s´abstenir:

            
Apres cette aventure, nous continuons notre chemin jusqu´a… perdre notre chemin. Nous tombons alors sur un américain jouant de la guitare dans une cabane. Il nous explique que nous sommes tombés sur une autre « finca » (ferme), la finca Bona Fide. Il y a d´autres cabanes. J´en connais qui qualifieraient cet endroit de « camp de hippies », mais je ne donne pas de noms… Beaucoup d´américains, qui montent un projet agricole de plantation d´arbres et de cours d´agriculture bio. L´idée est entre autres d´arreter d´exporter des fruits qui peuvent se produire sur place (noix, coco, fruits de la passion, salade…). Ils pronent notamment l´idée de « permaculture », autrement dit « agriculture permanente ». Pour les intéressés: http://www.projectbonafide.com/.

Le jeune américain nous accompagne jusqu´a la Finca Magdalena, en jouant toujours de la guitare sur le chemin, un peu compliqué pour passer les barrieres…

     

De retour a la Finca Magdalena, qui est aussi un hotel ( un bon plan pour les voyageurs, 4 $ la nuit et le village en bas fait la fete de temps en temps), nous offrons un café a l´américain. Ce sera un « pain francais » pour moi, autrement dit un pain perdu avec des bananes pas mal du tout.Nous trainons un peu, le temps d´acheter des bijoux, et de passer a peu pres 1h avec l´artisan qui défait des bijoux pour en refaire d´autres pour Léo qui est tres dure en affaire. J´en profite alors pour lui poser des questions sur les graines qu´il utilise (cela fera peut etre l´objet d un autre article).

        

Il nous reste juste assez de temps pour aller se baigner a los Ojos de Agua,  piscines naturelles formées lors de l´éruption  du volcan Concepcion, 40 cordobas l ´entrée.

Sur le chemin du retour (4 km a pieds), encore un beau spectacle de coucher de soleil sur le volcan Concepcion:

           
4 km a pieds, apres 18h, la nuit a bien le temps de s´installer. Mais heureusement, Berta, notre aventuriere prévoyante avait embarqué sa lampe frontale (et accesoirement, du fil et des aiguilles, ainsi que des bandages et sparadra), c´est quand meme plutot rassurant meme si le retour nous a enchanté. L´occasion d´entendre les bruits d´animaux du coin, de voir l´animation des maisons de nuit, les panneaux d´évacuation en cas de réveil du volcan, et d´arriver bien fatiguées et affamées a l´hotel ( ou il y avait de la lumiere!!!). Un bon poulet, un  documentaire sur les tigres (« depuis 8 ans, notre reporter entretient une relation tres spéciale avec Julie, la tigresse »), et au lit.

   

Seconde tentative de lever de soleil le lendemain. Echec. Encore moins de bus le dimache. Marie et moi rentrons a Granada (quelques 8h de trajets et encore pas mal de marche a pieds), pendant que Berta et Léo vont voir les caimans et tortues en kayak a Mérida. Ca m´aurait bien sur enchanté mais je voulais voir le discours a Granada d´un des parties politiques qui se présente aux élections, l’APRED. Apres réflexion, je vous épargnerai les « 100% contre l´avortement »,  » Celui qui ne croit pas en Dieu n´a rien », « en 1er Dieu, ensuite la famille! », « Alea iacta est, vota en la casilla 10″

 

Merci de votre attention et pardon pour cet article beaucoup trop long, mais l´inspiration était trop grande.

La laguna de Apoyo

Enfin un lieu ou nous pouvons nous baigner!!! L´eau est chaude et claire.

Pour s´y rendre: taxi ou prendre un bus qui va a Managua (10 cordobas) puis un autre qui se rend a la laguna (10 cordobas). Environ 1h. Nous avons mis plus de temps car nous avons marché pour descendre, d´ou la vue sur la laguna et le volcan Mombacho:

                                                   La laguna de Apoyo dans Ballades en Nicaragua

Arrivées en bas (Léo et moi), pas de plage en vue, mais des bars assez modestes tout le long de la laguna. Nous longeons la laguna par la gauche pour nous arreter dans un bar qui passe du Bob Marley, désert car nous sommes en pleine semaine. Des nicaraguayens bien emméchés se baignent pas loin. Ils viennent a notre rencontre. Pas méchants. Mais une des premieres choses qu´ils nous demandent est si l´on veut aller nager un peu plus loin avec eux. Pendant que d´autres resteraient pas loin de nos affaires pas exemple. Non merci. Et puis j´ai peur des requins…

  dans Ballades en Nicaragua  

Apres avoir bu notre jus d´orange a 15 cordobas, puis s´etre baigné, nous décidons de longer la laguna. C´est un endroit plutot touristique mais qui reste encore assez naturel, nous avions l´impression de nous promener dans une foret tranquille, au bord de l´eau.

     

Retour a Granada. Nous rencontrons 2 nicaraguayennes témoins de Jeovah a l´arret du bus, et le voisin de siège de Léo lui demande si elle a bu de la bière parce-que ca sent un peu l´alcool. Un regard en arriere suffit pour apercevoir nos copains de baignade…

El volcan Mombacho

Par un dimanche tres incertain, nous décidons de monter au volcan Mombacho. Léo, Maria, Berta, Ignaki et Amélie ne restent qu’un mois, il faut donc se bouger les fesses quelque soit le temps. Léo et moi n’avons dormi qu’1 heure mais je nous trouve assez fraiches.

Pour les intéressés: prendre le bus direction Nandaime et s’arreter au Mombacho (7 cordobas). Marcher les quelques 2km qui vous séparent du poste d’entrée ou payer un mini taxi. Ensuite prendre un camion a 15 $ qui vous emmene en haut ou monter par le meme chemin a pieds en ne payant que l’entrée (3 $), soit 1h45 de marche environ.

                               El volcan Mombacho dans Ballades en Nicaragua  dans Ballades en Nicaragua 

Puis choisir un des chemins de rando qui passent dans la foret tropicale du cratere et ont chacun au moins un mirador sur Granada, les iles, ou la lagune, etc. Berta se sentant mal, Maria est resté avec elle (gentille) et Linda, Amélie (allemande, ne vous y trompez pas) et moi avons fait la ballade de 2h pour 10$ le groupe.

Le Mombacho est un des 10 volcans encore actifs, bien que son activité soit tres faible. Il abrite de nombreuses especes de fleurs et d’animaux (singes, salamanques, écureuils, serpents, 8 pumas…). Son altitude atteind 1345 m. C’est l’éruption du Mombacho qui a permis la formation des isletas. 

Voila ce que nous  avons vu au cours de notre ballade:

La 1ere photo représente un des crateres inactifs du volcan Mombacho. La 2eme un ficus. C’est un arbre qui abrite d’autres especes, dont le bromelia (voir plus bas) ou l’orchidée, nichée a son sommet.

          

La 4eme photo représente une graine de Copel, la 5eme la fleur de Copel et la 6eme le Copel a son état le plus mature. Il est utilisé pour fabriquer des boucles d’oreilles.

      

La 7eme photo repésente un Pacaya. Ces graines sont utilisées pour fabriquer des bijoux et pour remplir les maracas. La 9eme photo représente un des plus grandfs arbres de la foret. Les lianes sont des parasites qui au bout d’environ 70 ans, entourent l’arbre comme le ferait un boa et l’étouffe. La 10 eme photo montre une Bromelia, une plante de la famille de l’ananas qui puise de l’eau en son centre pour garder l’humidité dans la foret et abreuver les singes. Elles sont le plus souvent perchées au sommet des arbres car se nourrissent de l’air pour vivre.

                    

La 11eme photo nous montre une plante toxique. La toucher peut provoquer des allergies, et la manger peut rendre muet ou stérile. Les serpents puisent en elles leur venin. La 12eme photo représente les Fumadoras qui sont les preuves d’activités du volcan. Par les trous des fumadoras est expulsée de la vapeur d’eau mélangée a du souffre en faible quantité, et non en abondance comme au volcan Masaya. La chaleur dégagée par les fumadoras provoque des différences de végétation. La 13eme photo présente el Chile, autrement dit le piment.

     

 L’objet de la 14eme photo m’est inconnu, quand a la 15eme, ce sont des conchitas! La derniere enfin vous montre le panorama magnifique que nous avons eu en haut…

     

Il m’est impossible de présenter les photos de la longue ballade de l’apres-midi, ni de la magnifique tenue de Inaki, les trombes d’eau qui nous sont tombées sur la tete pendant 2 heures ayant momentanément mis hors d’usage mon appareil photo. Peut-etre un jour pourrais-je également vous montrer des photos de la vue que l’on entrevoit la-haut!!!!!

Tout ce travail de biologiste n’aurait pas été possible sans la participation de mon carnet « Toulouse » from Bel Zahi (Emma soit pas jalouse, le tien a fait son temps). Il a malheureusement pris tres cher pendant l’averse.           

                                                 

Los pueblos blancos

Los pueblos blancos est un groupement de plusieurs villages: Diriomo, Nindiri,Niquinohomo, Nandasmo, Masatepe, San Juan de Oriente, Catarina, Nandaime et j´en passe.

Nindiri: 

Apres la visite du volcan Masaya, nous décidons d´aller a Nindiri qui se trouve pas trop loin pour manger un bout et se ballader. Le village est en effet sympatique et les maisons tres colorées…. On se demande alors pourquoi on appelle ces villages « los Pueblos Blancos ». La seconde hypothese est qu´ils sont habités par des blancs. Mmmm.. non, pas de traces de visages pales par la (a part nous). La 3eme hypothese la plus plausible est que ces villages sont a l´inverse des villages restés purs car préservés de l´invasion coloniale. J ´apprendrai plus tard tout a fait par hasard a mon cours de mosaïque (oui, je prend des cours de mosaïque je vous montrerai mon oeuvre a l´occasion), j´apprend donc que ces villages étaient originellement recouvert de chaux, d´ou la couleur blanche. Mais la mode a bien changé depuis. La 1ere hypothese était donc finalement la bonne.

 Voila donc quelques photos de Nindiri et du bon repas pas cher que nous y avons mangé (15 cordobas, soit meme pas un euro pour mon enchillada de riz).  

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La visite de l´Eglise nous fait découvrir un Jésus plus « in » et gay que jamais. Qu´il soit disco ou en jupe de marié, Jésus nous a bien fait rigoler.  Nous avons également eu la chance de tomber sur un mariage de 2 jeunes nicaraguayens, ils avaient peut-etre 17 ans, et les petites se balladaient en jupe rose meringuée et petits talons. Il nous arrive également de tomber sur des messes improvisées chez les particuliers.

    

Nandaime 

Le lendemain, nous décidons de continuer dans la lancée de los Pueblos Blanco. Cette fois-ci c´est au tour de Nandaime . Il fait toujours aussi mauvais, et je n´ai toujours pas pensé a prendre qqchose de plus chaud. Oui maman, je sais… Direction l´Eglise et une autre question existencielle sur « pourquoi ne peignent-ils pas leur Eglise? On s´attendrait a ce qu´ils en prennent bien soin puisquíls sont tres croyants ». Sur quoi Berta me répond qu´ici Dieu est considéré comme un ami, plus que comme qqn que l´on craint et a qui on fait de belles églises, ce n´est pas ca l´important. Enfin personnellement, si dieu était mon ami, je l´aiderais a repeindre sa maison…

  

Comme le guide de Berta mentionne les ruines d´un ancien village, nous partons a leur recherche. Apparemment, personne n´en a eu connaissance, pas plus que de la raison de la dénomination des « los pueblos blancos », et pas plus d´idée non plus sur « la laguna blanca ». Je commence a me demander si on ne s´est pas trompé de village. Les autres commencent plutot a douter du guide. Comme j´ai faim et que si je ne mange pas je suis de mauvaise humeur, nous allons dans un petit resto, ou nous attendons également que la pluie se calme en jouant aux cartes. A coté du resto, on observe des chaussures surspendues aux fils électriques. Les filles m´aprennent que c´est le signe de la présence d´un gang dans la rue, et/ou de drogue.Quand la pluie se calme, nous prenons un taxi pour aller visiter la plantation de cacao Meunier qui apparait dans le guide de Berta. Le taxi s´embarque sur un chemin de terre. Autour de nous une plantation de « teca » (pour la construction de meubles), des jeunes qui passent a 3 sur un vélo ( c normal ici, alors notre exploit d´un soir les lyonnais c presque de la nioniotte), des vaches (si elles n´avaient pas que la peau sur les os elles seraient splendides, mais en zone rurale, il y a plus d´herbe et elles sont plus dodues, ca fait plaisir).

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Apres qqs questionnements sur la fabrique de cacao, on nous dit qu´elle n´existe plus, qu´il n´y a que la plantation de teca. Merci pour la ballade! Et on range le guide… Juste le temps pour les filles d´aller manger un natacamal, un genre de pate de mais enrhubané autour de viande de porc et de tomate, servi dans une feuille de babanier. Puis on reprend le bus, le dernier bus de la journée, a 17h. OUf!

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Catarina:

Catarina est un autre de los pueblos blancos ou l´on va surtout pour admirer la vue sur la laguna de Apoyo. M´y voila donc partie en ce samedi apres midi tres clair. Pour s´ y rendre, prendre l´autobus GRANADA-NIQUINOHOMO, ou bien nimporte quel autobus qui passe par l´entrée du Mombacho, descendre et traverser la route pour prendre nimporte quel autobus qui passe par Catarina.

http://maps.google.com.ni/maps?hl=es&q=catarina+nicaragua&gs_sm=s&gs_upl=1766l1766l1l3297l1l1l0l0l0l0l1046l1046l7-1l1l0&bav=on.2,or.r_gc.r_pw.,cf.osb&biw=1366&bih=571&wrapid=tlif132053937201510&um=1&ie=UTF-8&sa=N&tab=wl

J´ai de la chance le bus pour Niquinohomo part des que j´arrive. Pas de place assise. Le chauffeur de bus débarasse le tableau de bord a sa gauche pour me faire une place juste a coté de lui. Puis il me propose le journal « Hoy » pour que je puisse lire. Puis je me sens un peu honteuse en voyant tous les gens debout car je réalise qu´il n´aurait pas débarassé cette place pour une nicaraguayenne. Selon les dires les nicaraguayens peuvent etre tres avenants avec les « blancs » mais beaucoup moins entre eux. Mais je reste bien a ma place. L´occasion d´apprendre que les chauffeurs de bus travaillent de lundi a dimanche de 5h du matin a 17h-18h. A la question (naive), « combien de semaines de vacances  avez-vous par an? », il me répond « le jour de la fete des meres, la fete des peres, les elections… ». Il y a beaucoup de jours fériés ici, mais pas de congés. « D´ou viennent les bus? », « Ce sont des anciens bus scolaires des Etats-Unis. Ils sont tous jaunes quand ils arrivent, puis on les peint. Ils fonctionnent bien. Celui-la est au Nicaragua depuis 11 ans. »Tout un tas de boutons sur le tableau de bord, la plupart fonctionnent, y compris celui de la clim, qu´ils ne mettent pas en marche pour faire des économies d´essence (j´approuve). Puis il me dit que le dernier bus du retour en direction de Granada passe a 17h (avec lui au volant). Je descend puis marche en direction du mirador. Quasiment tous les murs sont peint de publicités pour le FLSN. Sur le trajet, petit arret pour voir un match de foot, et pour demander mon chemin a un monsieur qui me salue, et qui en profite pour venir avec moi. Apparemment il a envie de parler…. « Je suis de Niquinohomo, mais j´aime venir me promener ici. Je ne suis pas nicaraguayen mais ici tout le monde me connait. Je suis cubain. Ma passion c´est le sport. J´ai été boxeur professionnel, joueur de baseball professionnel… Ces jeunes la -on observe des jeunes qui jouent au baseball- ce sont des amateurs, moi j´ai joué au Canada, Vénézuela, Espagne… Ici les jeunes me connaissent, la police aussi, ils me saluent. Je suis divorcé mais une canadienne a voulu m´épouser.  Je parle anglais, espagnol, japonais, chinois.. 5 langues. Ah tu es francaise, « Moussier » – il veut surement dire « monsieur »- J´ai 65 ans mais j´aime les femmes, bla bla bla. » Je vous épargne mes interventions casi monosyllabiques qui ne changent rien a son monologue. « J´aime me promener seul », « oui moi aussi »  (apparemment le message n´a pas été compris). Il me suit jusqu´au mirador, je décide de ne pas parler, peut etre qu´il comprendra qu´il dérange. Non, non. cela dit, la vue du mirador sur la laguna est splendide. J´ai juste omis un détail: recharger la batterie de mon appareil photo. Il décide de m´amener au bus, c´est sur le chemin de sa maison. Je crois le semer a un stand de bijoux, mais il me retrouve.  Lui: « Quand est-ce que tu reviens? », Moi:  »Je ne sais pas, dans longtemps ». Lui: « Ici les gens sont joyeux, ils dansent, j´aime beaucoup danser, parfois jusqu´a 10h le soir », Moi: « Vous savez vous pouvez rester danser jusqu a 10h, je connais le chemin jusqu au bus » (toujours pas compris). Arrivés a l´arret, je prie pour qu il continue son chemin. Il me dit « moussier moussier », cette fois, pas envie de le corriger, je répond seulement exaspéré « non, non ». Puis il s´en va sans rien dire. Grrr, il m´aura au moins appris qu´avant le train passait au Nicaragua et qu ´il y a notamment un ancien chemin de fer entre le mirador de Catarina et la laguna.

J´attend impatiemment le bus de 17h qui ne passe pas. (le chauffeur m´aurait menti?).

En plus nous avons des puces sur le canapé, ca gratte. J´ai passé une bonne journée  :-(

El volcan Masaya (+experiencia de autobus)

                                             El volcan Masaya (+experiencia de autobus) dans Ballades en Nicaragua masaya 

Samedi 15 octobre, nous partons tot le matin en direction du volcan Masaya a quelques 20 minutes de bus de Granada. Ce qui est l occasion pour moi de prendre le bus! Et c´est une sacré expérience! Vus de l´extérieur, ce sont de vieux bus jaunes colorés et sympatiques, mais les gens ont l´air écrasés comme des sardines. Mais finalement, quand on prend le bus depuis son point de départ et qu´on a une place assise, c´est plutot pas mal.  Le cocasse, c´est que pendant que le bus est a l´arret, tout un tas de vendeuse ambulantes passent parmi les sieges pour nous proposer leurs produits d´une voix nazillarde (pardon de le dire, mes les nicaraguayennes n´ont pas une voix tres sexy): des bonbons, des gateaux, des jus de fruits frais servis dans une poche plastique fermée autour d´une paille, des genres de bouchées salées a la pate de maïs, des pommes de terres au fromage… de quoi combler le trou du petit déjeuner oublié (pas pour moi, mon estomac doit manger des le réveil, mais ou sont les croissants au beurre pour tremper dans mon nescafé??!!!! (2eme parenthese: le café nicaraguayen est tres bon)).

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Donc direction le volcan Masaya, un des 7 volcans encore actifs au Nicaragua. Du calme, la derniere eruption date du 18 eme siecle. On risque juste de s´asfixier avec les gaz ou de subir quelques projections de roches. Mais je ne sais pas ce qui est pire: les gaz qui nous font mal a la gorge, ou la pluie et le vent. On aurait quand meme pu me dire qu au Nicaragua il ne fait pas toujours 30 degrés et grand soleil!  Heureusement Berta me prete un tee-shirt manches longues, et j´avais eu la présence d´esprit de prendre un parapluie (merci Maud), avec le vent c tres utile… Apres s´etre balladées autour du cratere et avoir observé les roches volcaniques, qui ressemblent etrangement a des pierres ponces (malheureusement il est interdit d´en rapporter a la maison).  Le paysage laisse une impression étrange, sombre a cause des roches noires, un peu apocalyptique (et la pluie ne fait qu´en rajouter). Je pioche dans le blog de Maria et Berta quelques détails historiques: les civilisations anciennes sacrifiaient des vierges et des enfants parce-qu´ils croyaient que leurs dieux leurs montreraient le futur et les guideraient a l´aide de signaux de fumée. Quand les espagnols sont arrivés, ils ont  planté une croix en haut du cratere pour empecher Satan de remonter a la surface de la terre (par le volcan bien sur). A croire que ca a été efficace, personnellement je n´ai jamais rencontré Satan.

   
A part le cratere actif nous pouvons faire d´autres ballades avec un guide, nous choisissons celle de la grotte aux chauves souris, une des grottes creusée par la lave du volcan. Estella trouve que c´est vachement plus fun de se ballader avec un casque bleu sur la tete. Ce qui me parait le plus impressionnant dans cette grotte, ce n´est ni la grotte ni les chauves souris, mais plutot la racine d´un arbre qui rentre dans le grotte sur au moins 15 m. Le guide nous explique 2-3 trucs parmi lesquels je retiens que des nicaraguayens ont établi des plantations autour du parc naturel protégé du volcan, car le souffre apporte des éléments riche pour les cultures. Et Maria me rappelle a juste titre, que les gaz du volcan provoquent aussi des pluies acides qui sont nocives pour les cultures.  Débrouillez-vous avec ca!

      

Apres la visite nous redescendons (gratos) avec le guide. Petit passage au musée qui est tres interessants puisqu´il explique a renfort de schémas et photos la formation des volcans et les différentes sortes d´éruption (ne comptez pas sur moi pour vous expliquer tout ca), ainsi que les différentes especes présentes dans le parc naturel. Nous observons les papillons et insectes sous-verre pendant que 2 d´entre nous sont affalées sur les bancs et se font un « petit cluc » comme on dit chez nous. Je me retiens de donner des noms et de publier des photos…

Il nous reste un peu de temps pour aller visiter Nindiri, un des « Pueblos Blancos » mentionnés dans le guide de Berta (cf l´article sur les Pueblos Blancos), ce qui nous donne l´occasion de reprendre le bus. Bien mieux qu´un taxi car moins cher et tout aussi efficace. Il suffit de se placer sur le bord de la route et de lever le bras. Le bus apparait alors dans les minutes qui suivent et le monsieur qui travaille avec le chauffeur crie tres rapidement « Granada! Granada! Granada! » (qui est en l´occurence la destination finale de ce bus), ce qui veut aussi en qq sorte dire « dépéchez-vous!dépéchez-vous!dépéchez-vous! ». Ce n´était donc pas qu´une légende, le bus ne prend pas le temps de s´arreter pour que l´on puisse monter. Mais c´est assez fun en fait, on monte quand on veut et on ne perd pas de temps. A l´interieur il faut juste bien s´accrocher, ce qui est aussi assez fun pour les touristes que nous sommes. Et le mec du bus passe récupérer l´argent parmi nous. Pendant le trajet, un homme au fond crie au chauffeur de s´arreter de temps en temps, il ouvre alors la porte et balance des sacs de graines. Puis il siffle pour qu´un autre homme vienne récupérer les sacs laissés sur le bord de la route. Vive le Nicaragua!

 ps: mes colocs sont partis dormir dans une maison dans les arbres. Et moi je reste la pour rédiger mon blog… Je ne sais pas si je mérite des félicitations ou des remontrances…

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