Les lieux stratégiques de Granada

 

 Le marché en la calle Atravesada:

Le marché de Granada, comme tous les marchés d´Amérique latine est un bordel sans nom. On ne se sent pas trés rassuré la première fois. Ca crie, ca pue, on nous accoste, on nous propose des prix douteux. Encore maintenant, je suis quasimment sure de me faire arnaquer la plupart du temps (mais bon, ca n´étonnera pas vraiment ceux me connaissant). A tous les coins de rue, les vendeuses nous disent « Que quieres? Que buscas? Pregunta » (Qu´est-ce-que tu veux? Qu´est-ce-que tu cherches? Demande). Et puis finalement, on s´habitue, on apprend a connaitre les prix, les fruits et  légumes inconnus (chayote, yuca, platano verde…), et on se demande comment on survivra en rentrant sans notre pastèque  ou papaye quotidienne.

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 El Parque Central:

Le Parc Central, ou l´on peut acheter des bijoux ou souvenirs touristiques, plats typiques nicaraguayens pour pas trop cher (toujours plus cher qu´au marché), raspados (genre de sorbet), tajitas (chips a base de platano verde), tortilla (pas la tortilla espagnole, plutot la tortilla mexicaine), quesadilla (tortilla avec fromage et oignons)… Les calèches sont postées tout le long du parc. Il y a également souvent des manifestations culturelles et de prévention.

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La cathédrale:

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Le coucher de soleil, vue sur la cathédrale avec les nuages et les palmiers qui se dessinent dans le ciel est surement une des plus belles choses qui soient a Granada.

 

La calle la Calzada:

La Calzada est la rue principale de Granada pour nous, et la rue la plus touristique.  Les artesanos installent leur QG ici pour vendre leur travail.

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Il est très agréable d´y  aller boire un verre, notamment au Centralito qui propose le « Dos por uno », cad 2 cocktails pour le prix de 1, soit 25 cordobas (1 euro) pour 2 verres. Et en plus c´est bon! Le rhum local  » Flor de Cana » est excellent, surtout quand Mark l´utilise pour faire des caipirhinas. Avec bcp de citron, un régal! Donc, retenir le Centralito. Dailleurs on y mange très bien.

 

 

Le Cafe de Conchi:

Nous aimons aussi aller danser au « Cafe de Conchis » autrement appelé « Conchi ». C´est plutot un bar à touristes ou à nicaraguayens qui veulent trouver des touristes mais le bar est joli, et la musique et l´ambiance sont bonnes.

 

 

Casa Blanca:

Le bar « La Casa Blanca » est le lieu choisi pour les réunions de bénévoles du mardi soir. C´est également un endroit ou l´on boit et mange pas cher.

                                                     

O´Sheas

Le Pub O´Sheas ou a lieu tous les mercredis soir un quizz dont les fonds sont reversés a la Esperanza.

                

 

La Casa de los Tres Mundos:

La Casa de los Tres Mundos est un lieu de promotion culturelle: cours de danse, de musique, exposition de peinture, concerts… Vous imaginez donc que j´y vais souvent. Je m´y rend pour mes cours de danse folklorique et nous avions comme tradition d´y aller tous les 2 vendredis pour les inaugurations des expositions de peinture. Ce n´est pas que la peinture soit notre passion, mais qui dit « inauguration » dit « manger et boire », et retrouver nos amis de la Sirena (atelier de dessin).

      


Archives pour la catégorie Granada

Description générale de Granada

Cela fait maintenant 3 mois que je suis a Granada, et je pense avoir assez de matière pour décrire un peu l´ambiance ici.

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Tout d´abord, vous l´aurez remarqué, les maisons sont très colorées, et les gens vivent la plupart du temps devant leur porte, ou du moins la porte ouverte. L´occasion d´emplir les rues de musique: salsa, bachata, merengué. Ca fait plaisir à mes oreilles. Et vous savez ce qui me surprend le plus? Ce n´est pas la pauvreté, mais plutot le fait que meme les plus pauvres, qui ont a peine un toit de taule pour se protéger de la pluie, ont un son de puta madre! J´ai meme entrevu dans une maison qui ne payait pas de mine du coté des écoles dans la zone rurale, une chaine Hifi avec 4 amplis. Comme quoi, pour eux la musique occupe une place importante. Meme dans les bus, le son est plutot bon.

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Niveau hygiène et propreté, bien sur c´est loin d´etre aussi asseptisé que chez nous, cependant on les voit très souvent nettoyer le devant de leur maison, à renfort de savon qui s´écoule dans les « rigoles » le long des rues. Par contre, il y a très peu de poubelles, la normalité serait plutot de balancer les déchets dans la rue, ou par la fenetre du bus. Les rues, bas-cotés et ruisseaux sont jonchés de peaux de bananes, poches plastiques, assiettes en carton, etc. Nous essayons d`inculquer des règles de bonne conduite aux enfants, mais difficile qu´ils les appliquent quan leur parents agissent à l´inverse.

 

Par contre, les tenues des écoliers sont impeccables! Il faudrait que je demande aux mamans leur secret, car elles lavent toutes à la main! Mais le blanc est plus blanc que blanc. Bon, elles le sèchent comme elles peuvent, sur les fils barbelés qui longent leur maison.

Question nourriture, il est difficile de se résoudre à acheter à tout acheter au marché, ou la viande cotoit souvent les mouches ( par contre celle du supermarché est impeccable et pas chère). Les vendeuses ambulantes servent précautionneusement la nourriture, sans la toucher des doigts mais avec une petit poche plastique qui sert d´enveloppe à ce qu´elles viennent de nous vendre. Et certaines passent la journée à chasser les mouches qui rodent autour des pains, tortillas, etc. Il nous est arrivées de nous rendre directement dans la cour d´une maison pour acheter des tortillas. Ici les maisons s´improvisent boutiques de friandises ou ventes de plats chauds à emporter (viandes au barbecue, tortillas, nacatamals, fajitas, beignets au fromage, etc). Voila quelques vendeuses

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Mais ne vous y trompez pas, les fruits et légumes ne sont pas tous impec comme ceux de la petite mamie. A vrai dire, les papayes, pitayas, melons, manquent meme de sucre. Par contre, nous sommes tous devenus friands de bananes (ou platanos), notamment cuites à la poele, qu´elles soient mures pour les desserts, ou vertes comme accompagnement d´un plat chaud.

Les vendeuses ambulantes du marché de Granada portent toutes un tablier de devant très pratique avec plein de poches pour mettre la monnaie. Et Mark nous a fait la bonne surprise de s´en acheter un pour faire la cuisine ici (bon, c´était au mois d´octobre, j´ai un peu de retard sur mes articles).

 

Nicaragua est un pays tropical, et pendant la saison des pluies notamment le paysage est très verdoyant, meme en ville:

 

Nous pouvons notamment apercevoir depuis la tour de la Merced les jardins intérieurs des maisons et des hotels. Beaucoup de maisons de personnes aisées et des hotels sont construites autour d´un patio ou il n´y a qu´a planter, et la pluie se charge du reste. J ´attend de voir si le paysage change pendant la saison sèche, mais c´est très agréable, comme une petite jungle en pleine ville.

Concernant les modes de transport, j´ai déjà parlé des bus dans un autre article (cf catégorie des ballades en Nicaragua), mais ce n´est pas tout. La plupart des gens se déplacent en vélo, et embarquent toute leur famille avec. Il est très fréquent de voir le papa sur le siège, la maman et son bébé sur la barre. Ou bien Le papa conduisant la moto et son enfant devant lui, sans casque. J`ai testé la posture nicaraguayenne, et je n´ai pas tenu 5 minutes. Les taxis à Granada tournent également beaucoup. Ils klaxonnent à chaque coin de rue. Au ebut, je me sentais visée, puis j´ai compris que c´était pour prévenir de leur arrivée au croisement, ca évite de s´arreter… Mais globalement la conduite nicaraguayenne ne m´effraie pas vraiment, beaucoup moins que la conduite tunisienne en tout cas… L´essence ici est très chère: un peu plus de 25 cordobas soit 1euro le litre, ce qui serait presque bien pour nous mais étant donné le niveau des salaires ici, c´est hors de prix. On trouve également énormément de calèches, tirées par des chevaux plus rachitiques les uns que les autres. On pourrait croire qu´ils font un concours avec les chiens. Ici les chiens sont innofensifs, ils sont tellement maigres qu´ils n´ont meme pas la force d´aboyer, alors mordre sans raison…

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J´arrive enfin à la pauvreté. Je crois qu´on s´habitue à tout.  Ici c´est plutot normal d´etre d´origine modeste, et sur la route de l´école on voit énormément de maisons en tole et d´enfants dans la rue, mais qui n´ont pas l´air malheureux pour autant. Et puis le centre de Granada est relativement aisé. J´allais meme jusqu´à dire il y a une semaine qu´il m´etait arrivé d´etre plus choquée dans les métros de Paris, ou certaines personnes ont l´air d´avoir perdue toute dignité, et ou le contraste avec le commun des habitants est immense. A Granada,  je n´ai trouvé personne faisant ses besoins sur soit meme, et sentant fort comme certaines personnes en France. Mais j´ai commencé à réaliser que meme dans le centre, pas mal de sans domicile dorment dans la rue, meme à coté de chez nous, et quelques-uns viennent nous demander à manger quand nous mangeons. J´hésite toujours à donner parce-que j´ai l´impression qu´il est toujours possible de vendre qqchose ici sans pour autant mendier, et surtout les organisations et associations ne manquent pas à Granada. Mais demander de l´argent est un sport national à Granada. Meme ceux qui ne le nécessient pas nous demandent une pièce. On est « gringo » alors on a forcément de l´argent… Difficile d´apprécier la population quand les seuls rapports que l´on a avec sont ceux-la.

Le soir, certains enfants rejoignent les touristes dans la rue la Calzada et déambulent avec un tambour et les costumes des gigantes y cabezudos espagnols (marionnettes a taille humaine) pour gagner quelques sous. Beaucoup d´enfants nous demandent à manger avec une tete à faire pitié, mais n´allez pas croire que ce soit une nécessité. Les parents les envoient dans la rue pour éviter de leur fournir un repas, ou tout simplement, les enfants sont attirés par la bonne nourriture des touristes. Il m´est arrivé une fois de donner les restes d´un repas nicaraguayen (genre de galette recouvert de pate de haricots rouges), et l´enfant avec qui je l´avais donné l´a jeté par terre une fois le dos tourné… Il m´avait au moins dit merci, cr ici les enfants et encore plus les adultes, n´ont aucune notion de courtoisie. Certains nicaraguayens le disent eux-memes : « on manque d´éducation ». Alors Daniel au boulot!

Pour passer à quelque chose de plus léger… dur dur d´etre blanche, et a fortiori blonde (oui, oui) dans un monde de nicaraguayens. On se sent regardé et sollicité ou que l´on aille. La plupart du temps les garcons nous balancent le peu qu´ils savent dire en anglais:  »Good bye, I love you », « Hey baby ». C´est un peu énervant! Non pardon, c´est insupportable! » Sonja me dit de prendre les choses avec philosophie mais je ne trouve rien de philosophique la dedans. A l´inverse, tous les enfants nous regardent en souriant et nous disent « Hola ». Certains crient « Gringa! Gringa! ». Comment leur faire comprendre que les blancs ne sont pas tous américains? Grrrr. Je préfèrent encore le surnom de « chelita » au´on n´entend plutot a Managua.

Comme vous l´aurez constaté, je n´éprouve pas un amour fou pour les nicaraguayens (a part pour leurs enfants), et les artesanos qui savent mieux dialoguer avec nous ( c´est aussi leur boulot). Mais beaucoup ne sont pas du meme avis que moi. Dans les villes touristiques, les habitants n´ont pas la réputation d´etre très aimables, et Granada est la ville la plus touristique du Nicaragua, donc à nuancer! (Notre voyage sur la cote des caraïbe notamment risque de me faire changer d´avis).

 

Les gens ici sont très croyants. Il y a toujours du monde dans les églises,  à toute heure du jour, et il n y a qu´a voir les voitures ou les bus « Je travaille avec foi », « Je conduis, Dieu me guide », « Dieu bénis ce bus et ses passagers ».

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Pour les futurs volontaires qui liront ce blog, les 2 seules compagnies téléphoniques sont Claro y Movistar. De part mon expérience personnelle ( Claro son unos cabrones!), je conseillerais plutot movistar.

 

Pour avoir un apercu de l´ambiance particulière de certain lieux, rdv sur « les lieux stratégiques ». Et si vous voulez en savoir plus sur certains thèmes de la vie ici que j´aurai oublié d´aborder, n´hésitez pas à demander.

Un 8 décembre pas comme les autres

Hier était le dernier jour de la semaine de célébration de la Purisima, la Inmaculada Maria, en l´honneur de sa conception car Marie serait préservée du péché originel depuis sa conception dans le ventre de sa mère Sainte Anne. Dieu est un magicien. Résultat,  nous n´avions pas école. Nous en avons donc profité pour faire une vente de biscuits allemands et de crepes devant la maison. Je dois dire avec une certaine fierté que l´idée était mienne. Mon intention était de rencontrer nos voisins à qui nous n´avons jamais parlé, de faire découvrir les patisseries de chez nous, de passer un peu de temps dans notre rue et en dernier lieu de remettre la cagnotte a la Esperanza. Les filles de la maison ce sont preté au jeu, pendant que les garcons décuvaient de la veille.

Un 8 décembre pas comme les autres dans Granada   dans Granada  

Ce fut très sympatique et amusant. Nous avons en effet rapidement fait connaissance avec nos voisins. La dame de la pulperia est venue nous acheter des crepes qu´elle a trouvé très bonnes et m´a dailleurs appris qu´il existait l´équivalent au Nicaragua, sous le nom de « Manuelas », à la différence près qu´ils les bourrent de fromage et de sucre. Le voisin qui crie fort et qui nous réveille a 5h du matin est également venue en acheter, et en racheter. Sa voix est encore plus impressionante à 3 m de distance, mais il est finalement sympatique. Promi, je ne le traiterai plus de monstre. Les garcons ce sont finalement également pris au jeu puisque César a fait des limonades (fresco) et Iren des smoothies qu´ils vendaient dans des poches plastiques que la voisine nous avait refilé. Nous avons donc passé l´après-midi dans la rue a regarder passer les gens et tenté de faire de la pub à la nicaraguayenne by la Esperanza: « Galletas alemanas! Crepes de Francia! Manuelas! Fre´co! Para una organisacion! Por un futuro mejor! » Jenny et Iren sont meme montés dans un bus pour jouer les vendeurs ambulants, sans grands succes. Au final nous avons récolté 460 cordobas, soit 15 euros, une broutille… Mais c´était drole. La prochaine fois nous rajouterons la coiffure par Maren et les tatouages au henné. On va faire un carton.

    

Le soir, César et moi sommes allés faire les curieux du coté de la célébration de la vierge. Depuis la veille, nous avons l´impression que Marie est une star, un joueur de baseball ou bien roi d´Espagne. L´animateur ne cessait de solliciter la foule en répétant « Quien causa tanta alegria? » et le public répondait « la concepcion de Maria! », « Deme una M!  M!   Deme una A!  A!   Deme una R!  R!  Deme una I!  I!    Deme una A!   A! », ou « Que viva Maria! Que viva! », et encore « Quien nos anima tanto? Es el Espiritu Santo! ». Enfin, ce fut tres instructif pour moi de voir la dévotion des nicaraguayens pour Maria et leur facon de la célébrer. Chaque jour, l´icone de Marie, la Conchita,  défilait dans une rue différente, pour terminer au Parque Central, et ce pendant 7 jours. Hier soir était donc le dernier. La procession terminait par la montée de la vierge dans la cathédrale ou la montée de la verge comme dirait César, dont l´espagnol est parfois approximatif… Nous nous sommes rendus avec Donald et Bosco, deux ayudantes au lieu de rassemblement, et début de la procession. Des fleurs en plastique étaient suspendues au dessus de nos tetes, des images de la vierge en carton sur les trotoirs, beaucoup de monde. Les vendeurs de raspados (imitation de sorbet cad glace et sirop bien chimique), taritas (chips) de platanos, oranges, quesillos (tortilla remplie de fromage et oignons) étaient postés dans tous les coins. J´ai dailleurs essayé de manger une orange à la nicaraguayenne, sans grand succès. Manger une orange à la nicaraguayenne signifie acheter l´orange que la vendeuse a préalablement pelé en laissant la peau blanche puis  scalpée avec son couteau. Il faut ensuite enlever le chapeau et aspirer le jus de l´orange. Donald faisait ca tres bien, de mon coté ca a été un carnage. Bref, revenons à Marie. Un curé a chanté un genre de chanson chorégraphiée très entrainante. Il nous faisait lever les bras, les pieds, faire demi tour, se baisser…rien à voir avec le sérieux de l´Eglise Catholique chez nous.

Voila donc pour la partie culture nicaraguayenne. J´ai juste oublié de préciser que tous les matins pendant une semaine une voiture publicitaire passait dans notre rue à 5h du matin le son a tope pour annoncer la messe de 6h. Merci Marie…

 

Passons maintenant a la 3eme partie de la journée, un peu moins réjouissante. Alors que j´étais en train de dire aurevoir à Léo qui rentre en France, devant la Casa Libertad, un garcon qui passait en vélo, s´est arreté a notre niveau. Il nous a dit qu´il était éboueur et ramassait les poubelles de la maison. Je pensais qu´il venait demander aux habitants de la maison de ne pas sortir les poubelles trop tot pour ne plus que les chiens les dépècent. Mais non. Il nous a raconté que son bébé était en train de convulser à l´hopital et qu´il fallait qu´il lui achéte un médicament qui coutait 183 cordobas. Il avait l´air tres angoissé, nous lui avons chacune donnait qqchose. Puis, il nous demandait s´il pouvait nous emprunter plus d´argent en échange de quoi il nous laissait sa bicyclette comme garantie. Il était  chamboulé. Comme je lui avait dit que je n´avais plus d´argent sur moi, je suis allé chercher 20 dollars  que j´avais chez moi (je vois deja vos tetes…) et j´ai gardé son vélo. J´ai commencé a avoir qqs doutes quand il me disait qu il aurait besoin de son vélo pour aller a l hopital, je lui ai dit qu avec 20 dollars il pouvait largement se payer un taxi. Il est parti. Au pire des cas  s´il ne revient pas j´ai gagné un vélo volé. Mais il est revenu… 1h plus tard, j´étais en train de dormir. J´ai eu bien peur, n´ai pas voulu ouvrir, mais Iren a ouvert. Il me dit « Mon bébé a eu un infarctus ».  Je pensais donc qu il était mort, mais non, il fallait le transférer a l ´hopital de Managua. Il venait donc demander plus d´argent pour payer l´oxygene et le transport. La c´était trop , apres discussion nous lui avons demandé de partir et je lui ai rendu son vélo pour ne pas qu´il reste ou qu´il revienne, quitte a perdre 20 dollars. Autant dire que j´ai eu un peu de mal a dormir apres ca.

Le lendemain, je pars a l´école, me rend compte que mon vélo est crevé. Je prend ca pour un signe du destin qui me dit d´aller plutot a la répétition pour le spectacle de danse folklorique. Sur le retour je m´arrete discuter avec Fran et Oscar, deux artesanos qui sont la de bien bonne heure aujourd´hui car besoin de vendre. Je leur raconte mon aventure et ils me disent qu´ils connaissent ce gars, qu´il vend un peu de tout, drogue et compagnie, que ce n´est pas la 1ere fois qu´il fait le coup, que si je lui avait donné plus d´argent il serait revenu le lendemain en disant que son bébé était mort et qu´il fallait payer l´enterrement, que je pouvais dire aurevoir a mes 20 dollars et que j´aurais bien mieux fait de leur acheter un bracelet pour ce prix la (ce que j´ai fait mais ca n´a rien a voir).

Enfin bref, tout ca pour dire que le mensonge n´a pas de limite et que la naiveté non plus.  J´ai bien retenu la lecon (une de plus), que cela serve à d´autres.

Le cimetière de Granada

Cet après-midi nous avions rdv à 12h15 pour aller à l´école « El Escudo » pour une vente de vetements d´occasion à bas prix. Ces vetements sont des dons de volontaires ou d´autres personnes qui rapportent un peu d´argent à l´association et de quoi s´habiller pour les enfants et parents de l´école. Je les rejoins à l´école en bus, car étant arrivée 5 minutes en retard, ils ne m´avaient pas attendus… Arrivée là-bas, je retrouve les volontaires assis sur les chaises d´écoliers. Très peu de monde est venu acheter ce jour là. On m´avait pourtant décrit les ventes de vetements comme une cohue ou les mamans se massent à l´entrée et se battent presque pour les vetements, digne des jours de soldes dans les magasins de haute couture… Rien de tel aujourdh´hui. J´ai quand meme acquéri un magnifique maillot de bain alerte à malibu pour seulement 2 cordobas (10 cts d´euro).

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Vous allez me dire: « mais quel rapport avec le cimetière de Granada? ». Aucun, c´était juste une parenthèse. Au retour je décide de rentrer À pieds pour visiter… le cimetière de Granada. Nous y voila! Et ben franchement… Le Pere Lachaise n´à qu´à se rhabiller…

    

Le cimetière pourrait etre réservé à des personnages illustres comme un des anciens Présidents du Nicaragua Fruto  Chamorro Perez (1804-1855).

   

Mais non, tous les morts sont les bienvenus! Cependant les plus modestes ont des tombes … plus modestes.

  

Alors il est pas mignon ce cimetière?

   

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