L´école: rentrée scolaire et fin de mon volontariat

Le 13 février 2012, nous avons vécu la rentrée scolaire. Je suis toujours à la Nueva Esperanza, mais le système a changé. Auparavant, nous travaillions individuellement avec les enfants en difficultés qui sortaient de classe pour travailler 40 minutes avec nous. Maintenant nous ne travaillons plus individuellement avec les éleves, mais à l´interieur de la classe en soutien du professeur. L´idee n´est pas mauvaise bien que j´étais un peu déçue de ne pas préparer la classe moi meme de part l´experience acquise lors de l´école d´été.  Mais nous pouvons de cette façon aider plus d´enfants et suivre le programme scolaire (qui nous était inconnu auparavant). Le premier jour d´école a été horrible!! Bon j´exagere, mais j´étais plus fatiguée frustrée et désespérée qu´autre chose. Nous travaillons avec 2 classes de 2ndo grado: en partie le matin et en partie l´après midi. Ils sont plus de 40 dans les 2 clases, n´ont aucun sens de la discipline et les professeurs ne savent pas se faire respecter, non que les éleves manquent de respect, mais ils n´ont jamais vraiment appris à rester sur leur chaise, à demander la permission pour se lever ou aller au tableau. Ils sont adorables mais c´est épuisant de travailler dans ces conditions. Et je vois notre impuissance. Nous sommes 2 volontaires à aider le professeur (40 volontaires en tout mais répartis dans  chaque classe des 8 écoles). 2ndo grade est l equivalent du CE1. les profs sont atterrés de voir que plus de la moitié ne sait pas lire. Donc, nous avons rapidement discuté avec les professeurs. Et avec le professeur du matin nous passons simplement dans les rangs pour les aider à faire les exercices. Et il nous faudrait être 5 fois plus nombreux pour combler leurs lacunes. Et l´après-midi, chaque volontaire donne classe à un groupe d´élèves. C´est donc plus interessant pour nous, sûrement plus efficace et l´ambiance de la classe est un peu plus tranquille.

C´est pourquoi, 4 semaines plus tard, j´ai décidé de ne pas prolonger mon séjour à Granada. Ma patience m´a perdue, et l´envie également. J´éprouve encore du plaisir à travailler avec la classe de 2ndo grado de l´après-midi, mais demain (lundi 5 mars) sera ma denrière matinée de classe. Je suis sortie trop de fois de cette classe énervée parce que les enfants n´en font qu´à leur tête, et le professeur n´y trouve pas vraiment à redire (« ce sont des enfants à problèmes, on ne peut rien faire », belle excuse…). Les enfants s´amusent à se tapper, bien qu´amicalement, ils font du bruit avec les bareaux des chaises, se lèvent, papottent, vont prendre dans l´armoire des affaires qu´ils n´ont pas à toucher.  Maycol et Ana avec qui je travaillais pendant l´école d´été se braquent dès que je veux regarder leur cahier ( ils avaient pourtant l´air d´apprécier les cours cet été). Et les enfants que nous voulons aider ont bien trop de retard, donc j´ai l´impression de perdre mon temps. Je continuerai par contre à aller en cours l´après-midi, pour quelques jours avant de partir.

 

Le bilan est cependant très positif. Je n´ai pas aider comme je l´aurai voulu. Ces 5 mois n´ont pas été assez homogène pour cela (aide individuelle ave certains élèves, absentéisme, puis école d´été, puis rentrée scolaire avec un nouveau système et encore d´autres élèves), mais ils ont été très instructifs,  je me suis investie comme je l´ai pu, et nous avons passé du bon temps avec les enfants qui je suis sûre sont très heureux d´avoir des volontaires d´autres pays au milieu d´eux.


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Las casas de la Esperanza

Un rapide article pour parler d´une autre des nombreuses organisations existant a Granada, dont le travail est proche de celui de la Esperanza Granada.

Pour les futurs volontaires, je vous laisse explorer le site:

http://www.casas-de-la-esperanza.org/indexes.html

Je me contenterai personnellement de conter ce que j´y ai vu.

Las Casas de la Esperanza travaillent dans le quartier de La Prusia, dans le sud ouest de Granada (nous intervenons dans le sud-est). Chilo, notre femme de ménage, et Chilo notre ayudante, vivent dans ce quartier.

Sonja, Jenny, Katrin et moi sommes allées visiter le projet lors d´ un apres-midi pluvieux. David, le récent coordinateur de volontaires (qui avaient été volontaire durant 6 mois 4 ans auparavant) nous a recu dans le quartier la Prusia. Les maisons sont tres ressemblantes a celles du quartier San Ignacio de l´école la Nueva Esperanza ou nous travaillons. Le quartier est assez isolé. Apres avoir monté suffisamment, nous arrivons au « projet ». ce qu´ils appellent « projet » consistent a la construction d´un genre de lotissement qui regroupent des maisons construites selon le plan d un architecte de Harvard afin d´accueillir gratuitement les familles désireuses sous certaines conditions, a savoir:

-Interdiction de frapper sa femme et ses enfants.

- Interdiction de boire (avec exces).

- Les enfants sont obligés d´aller a l´école .

De nombreuses familles préferent donc rester en dehors du projet…

Les maisons ont un format réduit mais sont bien confortables en comparaison des cabanes en tole trop souvent vues, mais les familles peuvent aggrandir leur maison s´ils le veulent en payant l´aggrandissement.

Les maisons de volontaires font également partie de ce lotissement. Il y en a en réalité un autre lotissement d´une trentaine de maison, pour environ 200 personnes.

Les volontaires doivent seulement payer 30 $ a leur arrivée, mais ne paient pas de loyer et recoivent un repas par jour. Ils ont également l´avantage de vivre au plus près des habitants, et le désavantage d´etre loin du centre de Granada et dans un espace plus réduit (8 lits et la cuisine dans une meme piece concernant la maison que nous avons visité). Je déglutie un peu en pensant a mes 33$ de loyer hebdomadaire. La moyenne d´age des volontaires est plus agée que celle de la Esperanza, environ 25 ans.

Las Casas de la Esperanza travaille sur tous les plans de la vie de la communauté: éducation avec école d´été et assistance aux professeurs,cours d´ alphabétisation pour adultes, cours de maconnerie et atelier de cuir pour apprendre un savoir faire aux adultes de la communauté, visites chez l´opticien et le dentiste. Le grand avantage est également que de nombreux volontaires sont des professionnels: un architecte pour les plans des maison, un macon pour les cours de maconnerie, une pédagogue et une éducatrice pour le travail avec les enfants et une infirmière. Ils permettent également la création d´entreprise par le biais de micro-crédit. Grace à ce système, des motos-taxi font maintenant la navette entre la navette et Granada. Un beau projet en somme. Mais nous n´avons eu que l´écho du coordinateur de volontaires, j´attend d´avoir l´avis peut etre plus objectif d´un ou plusieurs volontaires. En attendant, faite-vous votre idée.

Fabrication de papier recyclé a la Sirena

Aujourd´hui c´est mission culture. Maria, César et moi nous sommes rendus a l´atelier graphique La Sirena ou nos copains Alejandro et Hamilton travaillent. Enfin, c´était il y a environ 2 mois, Maria et César étaient encore la, mais dire « aujourd´hui » rend le récit tellement plus vivant… Donc, aujourd´hui Hamilton fabrique du papier recyclé a partir de serviettes de toilettes.  Certains hotels de Granada lui donnent les serviettes usagées qu´il fait broiller. Une fois dans son atelier, il les plonge dans un bain d´eau, un peu d´huile d´olive, et peut etre autre chose. Un moulin les broie et les mélange afin de former une pate:

                            Fabrication de papier recyclé a la Sirena dans Artisanat et cultures      dans Artisanat et cultures

 

Selon l´épaisseur de papier désirée, Hamilton vérifie la densité de la pate en la diluant dans une bouteille d´eau. S´il reste encore des fibres, le mélange continue.

                    

 

Pendant ce temps, Maria, César et moi, testons la résistance du papier précédemment fabriqué a l´aquarelle.

        

Apparemment, le papier ne résiste pas tres bien a l´aquarelle humide, le papier absorbe trop, mais il fonctionne tres bien avec l´aquarelle seche.

Une fois la pate de papier satisfaisante, Hamilon la verse dans un grand seau et y rajoute de la colle.

               

Ensuite, Hamilton verse toute cette pate dans un grand bac et choisit le tamis de son choix pour former les feuilles de papier, en l´occurence un grand tamis pour former 4 feuilles de format A4 a la fois. Hamilton plonge le tamis dans le bac pour y récupérer la pate de papier, lui donner la forme correcte et évacuer l´eau.

  

Pour finir, le tamis est retiré et les 4 feuilles vont etre applaties.

             

Et le procédé recommence.

Voila quelques photos du papier sec et terminé:

                  

Les feuilles sont assez épaisses et c´est un joli papier ou l´on peut encore voir les fibres selon la durée du mélange de la pate. Ils en font de jolis carnets de voyage (pour la modique somme de 20$).

 

En prime, quelques photos de l´atelier et de leur travail (peinture, gravure sur métal, sérigraphie):

           

 

Guanacaste – Costa Rica

Bon… Je m´étais dis que mon blog se restreindrait au Nicaragua…  mais je vais faire une petite exception pour ce séjour de 4 jours en Guanacaste, région nord-ouest du Costa Rica.

                                                                   Guanacaste - Costa Rica mapa_provincias_costa_rica

Jour 0: Liberia

Départ lundi 26 décembre a 6h20. Autobus Granada-Rivas (debout) suivi d´un autre autobus jusqu´a la frontiere Rivas-Peñas Blancas, ou nous passons pas mal de temps et payons 1 $ pour les petits papiers a remplir, 22 cordobas pour rentrer dans l´enceinte de la douane et 50 cordobas pour pouvoir sortir du Costa Rica. Apres les différentes étapes frontalieres, nous prenons un bus jusqu´a Libéria ou nous passerons la nuit. Le bus suit la route panaméricaine qui traverse le Costa Rica du nord jusqu´au sud, du coté ouest.

A Liberia, pas grand chose a visiter. La premiere chose qui me frappe au Costa Rica sont les voitures, identiques a celles d´Europe et des Etats-Unis, alors qu´au Nicaragua il n´y a pas d´intermediaire entre les gros 4×4 et les bus, peu de nicaraguayens ont une voiture particuliere.

En guise de visite de Liberia, nous entrons dans une ancienne prison, destinée a se transformer en musée (ils ont commencé par les toilettes). En attendant, des matelas et des chaises roulantes occupent les salles. Puis nous flanons un peu, allons nous renseigner a la station de bus pour les trajets des prochains jours a la plage et aux différents parcs nationaux, écrivons a Frank qui doit nous rejoindre le lendemain. Notre hotel (hotel Liberia) propose des transports hors de prix, comme tous les autres hotels. Non merci, nous nous déplacerons en bus et nous débrouillerons pour arriver a destination en faisant du stop. Apres un petit apéro a l´hotel a base de « caña con lemon »…salée et un petit repas dehors, nous allons dormir (10 $ la nuit).

Notre idée pour les jours qui suivent est de se rendre au Parc National Santa Rosa, réputé pour etre une foret seche, puis d´enchainer avec le Parc Rincon de la Vieja qui a l´inverse subit un climat plus humide et de terminer par la playa el Coco. 

                                                                        gr_pacifico_norte

 

Jour 1: Parque Santa Rosa

Le lendemain, direction donc le parc national Santa Rosa. Apres les forets du Nicaragua plutot humides, j´ai bien envie de voir a quoi ressemble un parc ou il ne pleut quasimment pas durant 5-7 mois. La saison seche commence en décembre et les arbres perdent leur feuillage.

Nous nous rendons en bus jusqu´a l´entrée du parc national Santa Rosa (700 colones, soit a peine plus de 1 $, 1$ = 500 colones). A l´entrée, nous payons 10 $ pour entrer sur le site et nous sautons sur la premiere voiture qui passe pour nous emmener, 6km plus loin, au musée et point de départ des sentiers.

Le couple de touristes canadiens interpellés accepte de nous y emmener. Au passage, point de vue sur le parc:

                                                                 

Il fait déja tres chaud. Nous commencons par la visite du musée. Le musée raconte l´histoire de la bataille de Santa Rosa en 1856.  A cette époque, Willian Walker, politicien américain et flibustier (pirates des caraibes) , se trouve au Nicaragua qui est en pleine guerre civile,  ou il mene les démocrates a la victoire. Il est alors élu président du Nicaragua. Mais sa présence au Nicaragua est due a la découverte  d´or en Californie, et a l´intéret de construire un canal facilitant les échanges entre l´est et l´ouest des Etats-Unis. La position stratégique de William Walker au Nicaragua lui permettait d´etre bien placé pour négocier la construction du canal par le Rio San Juan (cf article sur le Rio San Juan). Le Nicaragua entre alors dans une guerre nationale qui a pour but d´expulser les flibustiers. Le Président du Costa Rica, Juan Rafael Mora Porras décide de venir en aide aux nicaraguayens et déclare la guerre aux flibustiers. Ces derniers vont au devant de l´armée costaricienne, et le 20 mars 1856, la Hacienda Santa Rosa est témoin d´une bataille de 14 minutes qui mettra KO les flibustiers, les renvoyant au Nicaragua.

Mais le musée de la Hacienda Santa Rosa montre également de tres belles photos du parc fleuri (que nous n´aurons pas l´occasion de voir dans cet état) et explique un peu ce qu´était la vie d´un sabanero (cow boy).

  

 

Pres du musée, il est égalemet possible de suivre un circuit de 800 m et d´accéder au mirador:       

Bien que la végétation soit quelque peu différente, j´ai presque l´impression de me promener dans une foret des pyrénées.

Comme nous voulons faire un autre sentier situé a 2 km de la, nous suivons la route jusqu´a trouver le départ du sentier. En chemin l´idée  de se rendre jusqu´a la plage Naranjo germe. La plage est situé a 12km sur un chemin que seuls les 4×4 peuvent emprunter. Cette plage est réputée pour le surf et les crocodiles des mangroves a ses extrémités. Nous marchons longtemps. Pas de trace du sentier. C´est alors qu´une voiture passe, nous l´arretons. Ce sont un pere et ces 3 fils qui vont a la plage et en reviennent dans la journée. Parfait. Ils nous emmenent. 100 m plus loin, le début du sentier que nous cherchions… Le chemin est chaotique. Le pere descend parfois de voiture pour filmer l´escalade des parties difficiles et dit a son fils qui conduit « ca manque  encore de caractere ». La végétation commence a etre un peu différente. Ca et la quelques cactus au milieu des arbres, des ruisseaux d´eau verte et opaque ( ou se cachent peut etre qqs crocodiles?), des oiseaux…

  Arrivés a destination, pas de bar pour se rafraichir. La plage est presque déserte et magnifique. Par contre peu de monde ose se baigner bien que les vagues ne soitent pas assez fortes pour surfer.

   

 Et avant de repartir, le papa de la voiture interpelle un jeune cycliste pour qu´il nous prenne en photo, « Seulement les filles et moi, ce sera suffisant ».

                                                                           

 Le soir nous nous inquiétons de ne pas voir Frank. Selon ses mails il devrait pourtant arriver…

 

Jour 2: Parque Rincon de la Vieja

Le lendemain, départ a 6h40 de la station de bus en direction du Parc National Rincon de la Vieja, sans Frank. Le paysage est magnifique.  Le bus nous laisse a 9km de l´entrée. Nous prions pour qu´une voiture nous prenne en chemin. Ce fut le cas 20 minutes plus tard. Un guide qui amenait 4 touristes (pour 20 $), pour nous ce sera gratuit. Retour a 16h pour 5 $ si nous voulons. Nous verrons. Sur le chemin, arcs en ciel a foison,  nous en verrons d´ailleurs plusieurs fois dans la journée. Rien d´étonnant finalement puisque le climat de cette zone est humide. Toute la journée, une bruine constante, et du soleil. A l´entrée du parc, nous payons 10 $ (sans oublier les 700 colones pour avoir le droit de passer le chemin privé qui menait au parc). Deux sentiers sont possibles: une boucle de 3h d´ou l´on peut voir des fumaroles, boue bouillante entre autres choses et un sentier de 2h qui accede a une magnifique cascade. Nous avons le temps de faire les 2 et commencons par la boucle avec les 2 italiens de la voiture. L´un a environ 30 ans et vient de l´ile de Capri. Il est saisonnier et profite de ses 6 mois de vacances par an pour faire du bénévolat avec des enfants a Liberia par le biais de Project Abroad (ou comment payer une fortune pour donner de son temps). L´autre italienne devait avoir environ 60 ans, une pile d´énergie un peu pete-sec, qui parle espagnol, anglais, allemand, mandarin… qui rembarre le guide a peine sortie de la voiture parce qu´il ne lui montre pas l´entrée du parc située a 100 m de nous, mais qui s´averera sympatique.

Les arbres de ce parc sont impressionnants. Les troncs semblent etre eux meme composés de divers troncs, parfois tressés ou entremelés de lianes. Les racines vont souvent chercher loin leurs ressources.

                         

Nous passons par le fleuve Colorado et atteignons une cascade:

  

Sur le chemin nous pouvons apercevoir des singes araignés dans les arbres, et le cri des singes congos au loin. Puis, nous découvrons ensuite un mini-volcan. L´odeur de souffre est forte, la fumée est chaude, et ca sent l´oeuf pourri.

                                  

Puis sur le chemin, un panneau « Eaux termales – 6km ». Apres un rapide calcul, ce serait 12km de marche pour se baigner dans une eau chaude et ne pas etre sur de faire le chemin de la cascade ensuite. Mais l´italienne est tres motivée. Mon expérience de San Jacinto (cf article sur Leon) me stimule aussi, la marche un peu moins… On se laisse finalement tenter. Plus le temps de s´ébahir sur les petites fleurs et sur les troncs d´arbre cette fois. On file. 1h40 plus tard, a midi, nous arrivons enfin. Rien a voir avec la piscine de San Jacinto, l´eau est tres claire, bonne, mais impossible de se baigner, la profondeur doit etre d´environ 30 cm. Juste bon pour s´allonger et remuer les feuilles qui siegent au fond de l´eau.Mais enfin, c´est quand meme agréable. Jusqu´a ce qu´il pleuviote, vente et que nous ayons froid. Juste le temps de manger mon enchillada du matin et nous repartons a 13h sans les italiens pour avoir une chance de voir la cascade.

                                   

Sonja est bien lancée. 1h15 plus tard nous retrouvons le chemin ou nous l´avons quitté. Juste le temps d´observer l´étang de boue bouillante, sautante et crépitante, la mare d´eau chaude, et nous voila sorties du chemin.

  

Il est 15h, circuit terminé. Allez hop! On enchaine avec le 2nd, celui de la cascade qui a l´air fabuleuse.

Et Mer…!!!!  Le chemin ne nécessite pas 2h au total, mais 2h aller. Autant dire que nous n´avons pas le temps. Bon… un peu décues mais bien contente de pouvoir s´allonger dans l´herbe et de trouver encore des voitures sur le parking pour pouvoir rentrer.

Devant nous, un « pizote », des chevaux et les oiseaux bleux typiques du Costa Rica et Nicaragua pour le moins:

  

Il fait froid, nous voulons rentrer et quémandons aupres des voitures du parking. Apres deux refus, une famille américaine venue s´installer au Costa Rica pour un an nous emmene jusqu´a Liberia. Retour a l´hotel. Et ohhh! Surprise! 1h plus tard Frank débarque. C´était un malentendu, nous l´attendions hier mais il était prévu qu´il n´arrive qu´aujourd´hui.

Le soir a l´hotel, le gérant nous propose une lecon de merengue avant de sortir pratiquer. Ce qui donne a peu pres ca:

   

Le brésilien qui ous accompagnait ne boit pas une goutte d´alcool. Mais c´était bien drole de le voir essayer…

Sur un écran de Tv, nous voyons des scenes de corridas avec des « toreros improvisés ». En somme, des gens qui vont dans l´arene et essaient de ne pas se faire embrocher. Ce sport est apparemment tres réputé au Costa Rica. Les pages sport du journal indiquent aussi que les costariciens s´intéressent au cyclisme (non, je ne lis pas les pages sport, je feuillette, nuance), deux sports tres espagnols finalement.

 

Jour 3: Playa del Coco

Le lendemain apres avoir eu qqs problemes pour payer et loupé un bus, nous partons a 11h pour la playa del Coco, réputée touristique mais facilement accessible depuis Liberia. Nous commencons par chercher un hotel, Frank jouant de la guitare en marchant. Un américain tatoué nous déconseille fortement la zone des hotels pas chers. Il y a dormi un soir et a eu peur, les gens boivent, etc. Apres deux tentatives d´hotels nous nous y rendons, et louons une « cabina » (genre de petit appartement) avec 6 lits pour seulement 10$ a une dame tres gentille sous condition que nous rendions la cabina le lendemain avant 10h. No problem. Autour de nous, d´autres cabinas occupées par des familles. Décidément ce coin est vraiment dangereux…

Et c´est parti pour la plage. Selon le guide de Sonja,  elle s´appellerait « playa del coco » car le sable est de la couleur du cacao. J´ai qqs doutes sur l´explication. La plage est jolie mais pourrait l´etre bien plus si elle n´était pas aussi sale. C´est important pour une plage.

  

Remarque importante: les costariciens se douchent sur la plage apres etre allés a l´eau, et certains mettent meme les papiers a la poubelle, et en plus ils sont sympatiques. C´est la toute la différence entre le Costa Rica et le Nicaragua…

Le soir, apéro et pates au légumes sans sel a la cabina. Le coin est sympatique. Puis passage dans la rue des bars avant de terminer sur la plage.

 

Jour 4: le retour a Granada.

Nous reprenons le bus pour Liberia. Et la… a la station de bus… sur qui tombent-on? Je vous le donne en mile: Katrin, Anna et Ineke. Tellement contents de se retrouver par hasard. Ca vaut bien une photo.

 

                                                                   

Nous nous séparons. Frank s´en va a Monteverde ou les filles le rejoindrons le lendemain pour passer le réveillon ensemble dans une finca. Sonja et moi reprenons le chemin du retour. Tout se passe bien. Arrivées a Rivas, il ne nous reste plus qu´un bus a prendre pour rejoindre Granada. il est bondé, mais je refuse de laisser mon sac a dos sur le toit du bus. Pourtant il faut bien. Je sors alors les choses importantes du sac, en laissant mon téléphone. Une vendeuse me conseille de le sortir aussi, sous-entendant qu´il pourrait etre volé et confirmant mes doutes. Pas tres rassurée, nous montons dans le bus. Ils font rentrer des gens jusqu´a etre completement écrasés, mais finalement nous sommes habituées. 2h plus tard, arrivée a Granada. Mon sac est intact.

De retour a la maison, vaisselle pas lavée, pas de produit vaisselle et plus de PQ dans ma chambre (l´épicerie de l´autre coté de la rue est apparemment trop loin pour aller en racheter, il est plus intelligent de le piquer dans les chambres…). Bien… Le soir a l´heure de me coucher, j´ouvre mes draps et..surprise!!! des crottes de souris dans mon lit…. 

Que c´est bon d´etre de retour chez soit…

Bijoux d´Amérique latine

A l´occasion de notre voyage a Ométépé, et de l´averse qui nous a retenue a la Finca Magdalena, nous avons pu apprendre quelques noms de graines de l´artisan qui vendait ces bijoux. J´adore leur vocabulaire tellement évocateur.

 

Bijoux d´Amérique latine dans Artisanat et cultures
Boucles d´oreilles en coco

 

 dans Artisanat et cultures
Ongle de chat (una de gato)

 

Malinche y platanillos

Les petites graines sont les platatanillos et les graines allongées sont les malinches. Ce dernier nom vient de La Malinche, indienne mexicaine, amante de  Hernan Cortes, qui a joué un grand role dans la conquete espagnole car elle était aussi sa conseillère, interprète et intermédiaire. Selon certains, la Malinche a trahi son peuple puisqu´elle a contribué a la colonisation des mexicains par les espagnols, selon d´autres, elle n´aurait pas eu le choix et a surement contribué à atténuer la violence des espangols. Ce qui nous amène à le question posée durant les cours d´espagnol de Maren et Juliana:

« La Malinche… victime ou traitresse? ».  
 
La graine rouge est un « pet chinois » (pedo chino)
surement pour l´odeur qu´elle dégage. Mais pourquoi chinois?

 

Elections présidentielles 2011

Dimanche 6 novembre, 13h40:

Ici votre envoyée très spéciale en direct de Granada,  Nicaragua, ou les élections présidentielles battent leur plein. Selon les dires, les dés sont déja jetés. Le gagnant sera le partie sandiniste FLSN mené par Daniel Ortega, actuellement président. Les citoyens doivent voter pour leur président (et vice-président), pour les députés nationaux, les députés départementaux, et les députés « parlacen », soit 4 lignes sur le bulletin de vote. Voici la 1ere ligne du bulletin avec les 5 candidats aux élections présidentielles:

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Mais récapitulons plutot les 3 favoris de ces élections:

- Arnoldo Aleman Lacayo, président du  Nicaragua entre 1996 et 2001, c´est le candidat du Parti Libéral Constitutionnaliste, PLC (casilla 1). Il apparait en 3ème position avec une intention de vote de 11%. Il a été acquitté en 2009 d´une condamnation de 20 ans de prison pour avoir utilisé l´argent public a des fins personnelles pendant son mandat.

- Fabio Gadea Mantilla (casilla 13) est le candidat du Parti Libéral Indépendant PLI. Il apparait en 2nde position avec une intention de vote de 30%.

- Et enfin, Daniel Ortega (casilla 2) est le candidat du Front de Libération Sandiniste National, FLSN, actuel président depuis 2006. Il a également dirigé le pays de 1984 à 1990 et faisait partie de la « junta sandinista revolucionaria » de 1979 à 1984, soit quelques 16 années de pouvoir. Les sondages lui attribuent 49 % des voix.

Jusque la dans les rues, aucune trace des autres partis, le FLSN est sur tous les murs, toutes les chaines, et tous les tee-shirt généreusement offerts par le parti (d´ailleurs plutot sympas). Le FSLN, semble avoir beaucoup de succes aupres des jeunes, et a tout fait pour que ce soit le cas.

       
Des voitures tournent dans les rues depuis qqs semaines et passent en boucle la chanson du parti

« Y otra y otra vez, triunfara, Nicaragua triunfara. Porque hay paz, hay amor,  y dignidad »:

Image de prévisualisation YouTube

 

Aujourd´hui, dimanche 6 novembre, les nicaraguayens peuvent aller voter depuis 7h du matin jusqu´à 18h ce soir, en se rendant dans leur mairie ou bien école la plus proche, voir autres lieux. Depuis quelques jours, quelques actes violents ont été observé dans le pays, dues aux élections. Mais aujourd´hui, le vote se passe de manière relativement tranquille et controlée,. Cependant, beaucoup de personnes ne peuvent pas aller voter, car leur carte d´identité n´a pas été correctement remplie (erreurs dans le nom ou la date de naissance), d´autres ne figurent sur aucune liste de centre de votes et d´autres irrégularités ont été observé dans d´autres centre de vote (secret du vote mal respecté, impossibilité de voter, interdiction d´entrer aux journalistes…). Les journaux et la télévision invitent deuis longtemps les gens à aller voter, car le climat n´est pas à la confiance, beaucoup craignent « el robo de votos » (littéralement, le vol de votes), et sont convaincus du caractère corrompu des politiciens. C´est pour cela que les eveques (qui mettent toujours leur nez dans les affaires politiques) ont crée la « carta pastoral » qui défini les qualités du candidat idéal: respect de la Consitution, compassion envers les nécessiteux, respect des droits de l´homme, ne pas avoir été coupable de corruption… Existe-t´il un candidat qui respecte ca? Et l´Eglise est-elle bien placée pour faire ce genre de recommendations?

Pour revenir à la réalité du terrain, je suis allé faire ma curieuse ce matin au centre de vote le plus proche de chez moi, un chapiteau installé au milieu de la rue. Des « box » en carton pour voter a bulletin secret, beaucoup de nicaraguayens vetus du tee-shirt « policia electoral ».  J´ai déja mal commencé en sortant mon appareil photo. Puis un monsieur a gentiment répondu à mes questions pendant que les gens qui l´entouraient me regardaient d´un oeil méfiant. Je lui ai donc demandé jusqu´à quand les nicaraguayens pouvaient voter, à quelle heure nous aurions les résultats (minuit), s´il y aurait une manifestation au Parque Central (oui, demain) , si les votants étaient au rendez-vous (oui, plutot pas mal), puis je l´ai remercié et suis partie. J´ai entendu derrière moi un rire et quelqu´un dire quelque chose du genre « C´est la police? ». Pardon de m´intéresser un peu à votre pays…

 

Dimanche 6 novembre, 22h:

Toute la journée, sur la chaine numéro 12, des appels de votants qui n´ont pas pu voter, car ils n´étaient pas sur les listes, car on leur interdisait l´entrée, qui ont vu des gens voter plusieurs fois, des défunts encore sur les listes… Le soir sur la meme chaine, les rapports de la commission de controle nicaraguayen Etica y Transparencia qui affirme que l´élection n´a pas été juste, honnete et crédible. Elle affirme que les élections manquent de transparence, que des dizaines de milliers de nicaraguayens ont été exclu des élections car n´avaient pas de carte d´identité, que le Conseil Supérieur Electoral qui organise les élections n´a pas permis au comité de faire son travail correctement. D´autres comités d´observateurs internationaux, la Organisazion de los Estados Americanos et l´Union Européenne, ont également constaté, a partir d´un échantillon scientifiquement sélectionné, que certaines des conditions inhérentes à des élections propres n´étaient pas remplies. Certains controleurs ont notamment été interdit d´assister au début de la « junta receptosa de voto » ou se passe le vote. Ils ne se permettent pourtant pas de dire que les comptages sont mal effectués mais simplement qu´il n´y a pour l´instant aucune garantie pour pouvoir l´affirmer.

Et hop! Changement de chaine, « cadena 13″. Cette fois, « todo perfecto », les élections semblent s´etre déroulées en toute régularité (j´apprendrai plus tard que Daniel Ortega est propriétaire de plusieurs chaines de TV dont la 13).

 

Lundi 7 novembre 00h30:

Les résultats préliminaires annoncent Daniel Ortega Président avec 66,43% des voix.

 

Mardi 8 nobembre 14h:

Hier, les sandinistes fetaient leur victoire dans la rue. Ils ont parcouru les rues en moto, vélo, voiture, a grand renfort de drapeaux, cris et chansons, puis ont terminé au Parc Central. J´avais légerement l´impression qu´ils avaient gagné la coupe du monde de foot (ou baseball). Aujourd’ hui il devrait y avoir une grande manifestation a Managua. Je précise cependant que les résultats définitifs ne sont toujours pas connus, et qu´aujourd´hui les nicaraguayens sont censés reprendre le boulot. Enfin, comme m´a dit un des fetards,  » on ne sait pas, peut- etre qu´ils vont férier la journée ».

  
Concernant les conclusions des observateurs internationaux, l´UE déclare que les élections ce sont passé en toutes tranquilité et sécurité (malgres quelques incidents, il est indéniable qu´il y a eu des progres en comparaison des élections précedentes), mais qu´elles ont manqué d´indépendance et de transparence. Elle ne se permet pas de dire qu´il y a eu fraude, mais que le Nicaragua doit faire des progres concernant la pluralité des élections, car il y avait notamment beaucoup plus de « fiscales » du FLSN que d´autres partis ( les fiscales sont employés pour veiller au bon déroulement des élections). Et un point non-négligeable, Daniel Ortega sera président pour la 3eme fois, violant ainsi la Constitution qui interdit a un candidat d´etre président plus de 2 fois.

L´ Organisazion de los Estados Americanos qui condamnait le manque de transparence et d´indépendance du CSE dimanche en début d´apres-midi, semble s´etre un peu rétracté. Nous verrons leurs conclusions finales.

Les autres partis ne reconnaissent pas les résultats et appellent a la mobilisation. Quand aux nicaraguayens qui ne sont pas pour le FSLN, pour eux il n´y a aucun doute qu´il y a fraude.

Enfin voila, pour l´instant les résultats sont de l´ordre de 63% pour le FLSN, 29% pour le PLI, 7% pour le PLC, et mois de 1% pour les 2 autres partis.

 

Lundi 13 novembre:

Les résultats finaux sont:

62,46% pour le FSLN, 31% pour le PLI, 5,91% pour le PLC, 0,40% pour l´ALN et 0,23% pour l´APRE.

http://www.cse.gob.ni/md5/res1dipparl.php

 

Dimanche 17 décembre:

Aujourd´hui dans la Prensa, est de nouveau mentionné le manque d´indépendance du CSE et l´absence de fiscales de l´opposition lors des élections.

L´Union Europénne soumet des recommendations au Nicaragua, comme créer une nouvelle Loi Electorale, et renouveller les magistrats du Conseil Supreme Electoral. En 2001 et 2006, l´UE et d´autres prganismes avaient déja fait des recommendations qui n´ont jamais été mises en pratique. Vive la démocratie!

Casa El Martirio

Me voila bien arrivée dans une des 4 maisons de volontaires mises à disposition par la Esperanza Granada. Elles sont toutes situées au centre ville, donc pres des commerces, du bureau de la Esperanza, des bus, de l Eglise et du Parque grande. La mienne s appelle El Martirio dans la calle del Martirio. Il y a de la place pour 10 volontaires: 2 dortoirs de 3 lits, 2 chambres simples et une chambre double, faites le compte, ca fait 10. Ayant besoin de mon intimité, j ai bien sur préféré une chambre simple. Bien que sans fenetre, et donnant sur la cuisine, elle me convient assez bien ( en plus comme elle est plutot petite je la loue a un tarif preferentiel de 33$ la semaine).

Mes colocataires sont, pour l instant Mark, un australien d une quarantaine d annee, tres sympa, qui m a prepare une omelette quand je suis arrivee et m a aide a installer ma moustiquaire (dailleurs conseil pratique: un casse noix peut aisement remplacer un marteau). Donc apres Mark, 5 jeunes allemands de 19 ans qui viennent faire du volontariat pendant leur « annee sabatique » post bac (ce serait vraiment bien d avoir ca en france aussi), et Sara, une espagnole de 25 ans. L ambiance a l air assez calme, et ce n est pas pour me deplaire. Tout le monde fait la vaisselle (avec du produit solide qui resemble a un savon, oui oui), et c est dailleurs preferable puisqu autrement, les fourmis, cafards et autres insectes risquent de se pointer. Je n en ai encore pas vu pour l instant. Contre toute attente j ai egalement eu du mal a apercevoir des moustiques!! Le risque de paludisme est plutot faible ici, certains ne prennent pas de traitement et ne mettent pas de moustiquaires ( a part les allemandes. ahlala, ces peaux de bebes…), je songe egalement arreter le traitement, surtout que le lariam est fortement deconseille, a voir. Bon, revenons a nos moutons: la maison! Voila qqs photos:

Casa El Martirio

C est un peu déroutant au debut de se retrouver entre 4 murs taggés et peinturlurés, d un confort bien différent à ce à dont a l habitude, et de s imaginer vivre avec 9 autres personnes inconnues! Puis ces 9 personnes arrivent, on l air plutot sympas, et on commence a se familiariser a l environnement, mais il faudra attendre encore un peu avant de se sentir tout a fait chez soit.

Quant a ma chambre: pas de fenetre, donc il fait plutot sombre et chaud, un ventilo (comme partout), et une salle de bain et toilettes privés. Assez sommaire mais bien quand meme. Il va cependant falloir que je m habitue aux bruits de la rue dès 5-6h du mat, car ici les gens commencent a travailler tres tot!

  

Ah, j oubliais, il n y a pas d eau chaude, mais honnetement… pas la peine, il fait bien assez chaud comme ca.

C est tout pour le moment, je maitrise a la perfection le copié collé allemand « kopieren eifügen », et le ciel commence à menacer, c est encore la saison des pluies ici. Et puis, il est 16h15, la nuit ne va pas tarder à tomber… Je vois bien vos airs surpris! Explication: le soleil se lève vers 5h, en meme temps que les nicaraguayens qui s en vont travailler, et il se couche vers 17h!

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